Mon coach à moi - Stéphane Lapeyre

Mon coach à moi - Stéphane Lapeyre 👉Entraîneur privé dédié aux professionnels à l'agenda chargé.
👉Entraîneur privé pour retraités actifs soucieux de leur vitalité.

06/15/2026

La mobilité après 50 ans — l'investissement le plus rentable que personne ne fait.

La mobilité, personne n'en parle. C'est sur, c'est pas très "vendeur", pas de défi : "avant - après"... Avant en pire (on l'oublie souvent mais il revient vite 😉).

Par contre, se baisser pour ramasser quelque chose. Sortir d'une voiture. Se retourner pour regarder derrière soi. Pratiquer un sport (golf, tennis...)

Des gestes ordinaires. Qui commencent à coûter quelque chose.

Pas toujours une douleur. Parfois juste une raideur. Une résistance. Une légère hésitation avant de faire le mouvement.

C'est là que commence la perte de mobilité. Dans les gestes du quotidien.

Mobilité ≠ souplesse
C'est la première confusion à défaire.

La souplesse, c'est passif (encore que...) — jusqu'où ton corps peut aller si quelque chose le pousse.
La mobilité, c'est actif — jusqu'où tu peux aller toi-même, avec contrôle.

Ce n'est pas la même chose. Et la distinction change tout.

La mobilité repose sur trois éléments qui fonctionnent ensemble.

L'amplitude de mouvement — jusqu'où l'articulation peut aller.
Le contrôle moteur — la capacité du système nerveux à diriger ce mouvement avec précision et contrôle.
La force — la capacité à générer de la tension dans toute cette amplitude.

Ce n'est pas l'un ou l'autre. C'est l'interaction des trois.
Avoir de l'amplitude sans contrôle moteur crée de l'instabilité.
Avoir du contrôle sans force crée du mouvement fragile.
Les trois ensemble — c'est un corps qui peut vraiment compter sur lui-même.

Ce que 9 heures assis fait à tes articulations

Le corps s'adapte à ce qu'on lui demande vraiment — pas à ce qu'on voudrait qu'il fasse.
9 heures assis par jour, et le corps enregistre ça. Il raccourcit ce qui est toujours raccourci. Il cesse d'utiliser ce qui n'est jamais sollicité. Il s'organise autour de cette posture.

Résultat : des articulations qui perdent de leur amplitude, un contrôle moteur qui s'efface, et une force qui disparaît là où elle n'est plus demandée. Le corps compense — en utilisant d'autres structures pour faire ce que les bonnes structures ne font plus.

Ce qui se passe après 50 ans

Sans entretien, ce processus s'accélère. Les fascias se rigidifient. Les tissus conjonctifs s'épaississent. Ce n'est pas une fatalité — mais c'est prévisible si on ne fait rien.

Ce n'est pas le vieillissement seul qui décide. C'est le vieillissement combiné à l'absence de mouvement varié.

La mobilité ne fait pas transpirer. Elle n'impressionne pas. Elle ne donne pas de résultats visibles à court terme.

Mais dans 15 ou 20 ans — se lever du sol seul, sortir de la voiture sans grimace, jouer avec ses petits-enfants sans que le dos lâche — c'est elle qui décide.
Au Canada, les chutes sont la première cause d'hospitalisation chez les 65 ans et plus. Derrière la majorité de ces chutes : un manque d'équilibre et de mobilité. Deux choses directement liées. Deux choses qui se travaillent.

Ce n'est pas une question de performance. C'est une question d'autonomie.

L'investissement le plus rentable à long terme. Et le plus négligé.

Est-ce que la mobilité fait partie de ton entraînement — ou c'est encore quelque chose que tu remets à plus t**d ?

Mon studio — sans filtre...C'est petit. Intentionnellement.Il n'y a pas de miroirs sur tous les murs. Pas de machines so...
06/13/2026

Mon studio — sans filtre...
C'est petit. Intentionnellement.

Il n'y a pas de miroirs sur tous les murs. Pas de machines sophistiquées. Pas d'écran géant avec des stats en temps réel.

Il y a l'essentiel — quelques équipements, bien choisis, bien utilisés. Et deux personnes dans un espace où rien ne distrait de ce qui compte vraiment.

Les grands gyms ont leur utilité. Personnellement, j'adore y aller et en découvrir de nouveaux.

Si tu sais t'entraîner — vraiment —, une grande salle a tout ce qu'il faut. Et si tu travailles avec un bon entraîneur, ça peut très bien fonctionner. Il y en a de bons, c'est certain.

Mais voici ce que j'observe souvent dans ces espaces : ce sont les plus gros muscles qui donnent les conseils. Pas toujours les meilleures expertises — les corps les plus visibles. Et ceux qui débutent s'alignent. Parfois ça va bien. Parfois ça coûte cher — en blessures, en mauvaises habitudes, en années à défaire ce qu'on a mal construit.

Pourquoi j'ai choisi l'opposé ?

Ce n'est pas une critique. C'est un choix personnel — aller à l'opposé de ce modèle pour être en accord avec moi-même.

Ce qui convient à une personne ne convient pas forcément à une autre. Ni pour l'entraînement, ni pour grand-chose d'autre dans la vie.

Ce qui me ressemble : un espace épuré, une relation directe, une attention totale. Quand tu arrives ici, il n'y a que toi. L'heure est entièrement la tienne. L'ajustement est constant, l'observation est fine — et personne d'autre ne détermine ce qui se passe dans ta séance.

Petit espace. Grande attention.

C'est ça, Mon Coach à Moi.

"Je fonctionne très bien avec cinq heures."J'entends ça souvent. Presque toujours dit avec une certaine fierté.Voici ce ...
06/10/2026

"Je fonctionne très bien avec cinq heures."

J'entends ça souvent. Presque toujours dit avec une certaine fierté.

Voici ce que la recherche dit à ce sujet : après dix jours à moins de six heures de sommeil par nuit, les effets sur la performance cognitive sont équivalents à ceux d'une nuit blanche. Même si vous ne vous sentez plus fatigué.

Le cerveau s'adapte au manque. Il crée une illusion de normalité.

Vous pensez tenir. Vous fonctionnez en dessous — sans le savoir.

Ce n'est pas un jugement. C'est de la biologie. Et ça change beaucoup de choses quand on comprend que le sommeil n'est pas du temps perdu — c'est le fondement sur lequel tout le reste repose.

Nouvel article sur le blog :

Il y a une fierté étrange autour du sommeil.Dormir peu est devenu, pour beaucoup, un signe de rigueur. Une preuve qu'on ne perd pas de temps. Qu'on est sérieux, productif, solide. "Je fonctionne très bien avec cinq heures" — cette phrase, je l'entends régulièrement. Souvent dite avec une cer...

06/08/2026

Les régimes fonctionnent.

Presque tous. Presque toujours. Pendant un moment.

Une méta-analyse publiée dans l'American Psychologist a analysé 31 études sur les régimes à long terme.
Résultat : Plus de deux tiers des personnes qui ont suivi un régime ont repris plus de poids qu'elles n'en avaient perdu dans les 4 à 5 ans suivants.

Plus. Pas autant. Plus.

Ce n'est pas un manque de discipline. Ce n'est pas de la malchance. C'est structurel — et c'est prévisible.

Ce qui se passe au jour 31 (disons que c'est la fin de ton "régime" ou diète miracle.

Tu as tenu. Tu as mangé moins, tu t'es privé, tu as résisté. Et ça a fonctionné — le poids a bougé.

Puis le régime s'est terminé. Parce qu'il devait se terminer.

Lentement, l'alimentation est revenue à ce qu'elle était avant. Parce qu'elle n'avait jamais vraiment changé — on l'avait juste mise en pause.

Ton corps ne connaît pas les "régimes". Il connaît ton alimentation normale. Et quand ton alimentation normale reprend, il reprend avec elle.

Ce qui manque vraiment :

La plupart des régimes te disent quoi manger. Peu t'expliquent pourquoi.

Pourquoi certains aliments te donnent de l'énergie et d'autres t'épuisent. Pourquoi tu as faim deux heures après un repas pourtant "complet". Pourquoi ton corps réagit différemment selon ce que tu mets dans ton assiette.

Comprendre ce qui se passe — pas juste appliquer une liste — c'est ce qui change quelque chose sur la durée.

Un régime, tu l'appliques. Une alimentation que tu comprends, tu l'intègres. Ce n'est pas la même chose.

La question que je pose aux gens...

Quelle est ton alimentation normale ?

Pas ce que tu manges "en régime". Ce que tu choisis le mardi soir quand tu es fatigué. Ce que tu fais sans y penser.

Perdre du poids pour être en santé, c'est à l'envers.
Être en santé — manger bien, bouger régulièrement, récupérer correctement — c'est ce qui, avec le temps, fait bouger le poids dans le bon sens.

Le régime finit. L'alimentation, elle, ne finit jamais.

Est-ce que tu manges parce que tu comprends ce que ça fait à ton corps — ou parce qu'une liste ou une tendance te l'a dit ?

06/06/2026

Elle est arrivée avec une liste.

Perdre du poids. Retrouver de l'énergie. Raffermir ce qu'elle appelait "les dégâts de la ménopause".

Elle avait 58 ans. Elle était précise, organisée, déterminée. Elle savait exactement ce qu'elle voulait.

Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est ce qu'elle allait vraiment trouver.

Les premières semaines, on a travaillé. Progressivement, comme toujours. Son corps répondait — pas vite, mais il répondait. Le poids a commencé à bouger. L'énergie est revenue par intermittence, puis de façon plus stable.

Mais ce qui a changé vraiment — ce n'est pas ce qui était sur la liste.

Un jour, entre deux séries, elle s'est arrêtée. Elle m'a regardé et elle m'a dit quelque chose que je n'oublie pas : "Je commence à ne plus me battre contre mon corps. Je commence à travailler avec lui."

Elle venait de nommer quelque chose d'essentiel.

Pendant des années — avant la ménopause, pendant, après — elle avait vécu son corps comme un adversaire. Quelque chose à contrôler, à discipliner, à corriger. La ménopause avait accentué ce sentiment : un corps qui change sans qu'on lui demande, qui ne répond plus de la même façon, qui déroute.

Ce qu'elle a appris — ce que beaucoup de femmes de 50 ans et plus apprennent avec le temps — c'est que cette adversité est épuisante. Et inutile.

Le corps après la ménopause n'est pas en train de lâcher. Il est en train de se transformer. Ce n'est pas la même chose. Et cette transformation demande autre chose que de la résistance — elle demande de l'écoute, de l'adaptation, et beaucoup moins de jugement envers soi-même.

Ce que cette cliente m'a appris, c'est que les meilleurs résultats arrivent quand on arrête de se faire la guerre.

06/01/2026

Tu t'entraînes. Tu fais attention à ce que tu manges. Et les résultats ne sont pas là — ou plus là.

Avant de changer le programme ou de revoir l'alimentation, il y a une question à poser.

Comment tu dors ?

Ce qui se passe la nuit — vraiment.

L'entraînement crée le signal. Mais ce n'est pas pendant la séance que le muscle se construit. C'est pendant le sommeil.

C'est là que l'hormone de croissance fait son travail : réparer les fibres sollicitées, reconstruire, renforcer. C'est là aussi que la leptine — l'hormone qui régule la satiété et la dépense énergétique — se réinitialise. Et c'est là, enfin, que le cortisol devrait redescendre pour laisser le corps récupérer vraiment.
La récupération physique se produit entre 10h et minuit.

Quand le sommeil est insuffisant ou fragmenté, tout ce mécanisme se dérègle. Le cortisol reste élevé — ce qui favorise le stockage des graisses et freine la récupération musculaire. La leptine chute — ce qui augmente la faim et réduit l'énergie disponible. L'hormone de croissance n'a plus la fenêtre dont elle a besoin.

Résultat : tu t'entraînes bien, tu manges bien, mais tu reconstruis mal.

Le chiffre qui change tout :

Des études montrent que dormir 5 heures par nuit de manière chronique produit des effets sur les performances cognitives comparables à un taux d'alcoolémie de 0,1 %. Et le problème, c'est que le cerveau s'adapte à ce manque — on finit par ne plus sentir à quel point on fonctionne en dessous de son niveau réel.

On pense gérer. On gère moins bien.
Ce que ça veut dire concrètement!

Tu ne peux pas compenser du mauvais sommeil avec une meilleure nutrition ou plus d'entraînement. Ces trois piliers fonctionnent ensemble — ou pas du tout.

Le sommeil n'est pas ce qu'il reste quand tout le reste est fait. C'est le fondement sur lequel tout le reste repose.

Est-ce que tu protèges vraiment tes nuits — ou est-ce que c'est la première chose que tu sacrifies quand la journée déborde ?

05/30/2026

Vingt-cinq ans de métier m'ont appris beaucoup de choses.

Mais ce qui m'a le plus changé, c'est ce que j'ai désappris.

Quand j'ai commencé, j'étais convaincu d'une chose : la motivation était le moteur. Si quelqu'un voulait vraiment changer, il allait trouver la force de le faire. Et si ça ne tenait pas, c'est qu'il ne voulait pas assez.

Cette conviction, je l'ai portée un moment. Longtemps, en fait.

Puis j'ai commencé à voir une réalité différente.

Des gens qui voulaient vraiment changer. Qui le voulaient profondément. Et qui n'y arrivaient pas quand même. Non pas par manque de désir — mais parce que quelque chose d'autre ne suivait pas. La fatigue accumulée. La culpabilité de ne pas être à la hauteur. Un environnement qui ne soutenait rien.

J'ai compris que la motivation ne suffit pas. La raison non plus. Ce qui tient dans le temps, c'est tout ce qui entoure l'effort : la simplicité du programme, le fait de se sentir compétent, d'être vu et accompagné plutôt que jugé.

Ce que j'ai désappris, c'est l'idée que le changement est une affaire de volonté.

Ce que j'ai appris à la place : c'est une affaire d'environnement. De contexte. Et parfois, d'une seule chose qui se met en place au bon moment.

Ce changement dans ma façon de voir les gens que j'accompagne — il a tout changé dans ma façon de travailler. Je ne cherche plus à motiver. Je cherche à construire les conditions pour que la chose devienne possible.

La différence est immense.

Et toi — dans ta vie, qu'est-ce que tu as mis longtemps à désapprendre ?

Vous ne perdez pas vos muscles en premier.Vous perdez vos connexions nerveuses.C'est ça que la science appelle la dynapé...
05/27/2026

Vous ne perdez pas vos muscles en premier.

Vous perdez vos connexions nerveuses.

C'est ça que la science appelle la dynapénie — et c'est bien avant la sarcopénie que ça commence. Le miroir ne montre rien. Mais la force, elle, a déjà commencé à décliner.

Après 40 ans, l'entraînement musculaire n'est pas une option. C'est l'un des seuls outils capables de parler directement à vos fibres musculaires — et de ralentir ce que le temps fait sans vous demander la permission.

J'ai écrit l'article. Il est là.

Il y a un compte que vous n'avez jamais ouvert — mais dont votre corps fait des retraits chaque année depuis vos 40 ans.Pas de relevé mensuel. Pas de notification. Rien.Juste une réalité biologique silencieuse qui avance, qu'on s'entraîne ou non, qu'on le sache ou non.Ce compte, c'est votre c...

05/25/2026

Je n'ai pas le temps.

C'est la raison la plus courante. Et la plus acceptée socialement.

Parce qu'on vit dans une époque où être débordé est devenu une forme de réussite. Où dire "je suis occupé" est presque un compliment qu'on se fait à soi-même. Un gage d'importance. La preuve qu'on est indispensable, sollicité, dans le coup.

On a fait de l'agenda plein un signe de qualité.

Le problème, c'est qu'on commence à confondre l'agitation avec la progression. Être occupé en permanence ne veut pas dire avancer. Ça veut surtout dire qu'on n'a jamais eu à vraiment choisir.

Le temps manque vraiment. Ou c'est la priorité qui manque ?

Ce n'est pas la même chose. Et la distinction n'est pas un jugement — c'est une information utile.

Deux séances par semaine, c'est 90 minutes. Une heure et demie sur 168 heures que contient une semaine. Ça représente 0,9 % de ton temps.

Laisse ce chiffre faire son chemin.

0,9 %. C'est moins que ce que la plupart des gens passent à scroller leur téléphone un mardi soir. Moins qu'une réunion qui aurait pu être un courriel. Moins que le temps perdu à être occupé de choses qui n'avancent rien de réel.

Ce n'est pas le temps qui manque. C'est la place qu'on ne lui a pas encore donnée.

"Ce que ce 0,9 % achète" :
Une séance bien faite deux fois par semaine, tenue dans le temps, ça préserve ta masse musculaire. Ça ralentit la perte osseuse. Ça améliore la qualité du sommeil, l'équilibre hormonal, la capacité de récupérer. Ça change l'énergie disponible pour tout le reste.

Ce n'est pas un investissement de temps. C'est un investissement dans les vingt prochaines années — de mobilité, d'autonomie, de qualité de vie.

0,9 % maintenant. Ou payer beaucoup plus cher plus t**d, d'une autre façon.

Ce que j'observe :
Les gens que j'accompagne ne trouvent pas plus de temps qu'avant quand ils commencent. Ils décident que c'est maintenant que ça passe — avant autre chose. Pas parce qu'ils ont un agenda vide. Parce qu'ils ont changé ce qui occupe le haut de la liste.

Ce n'est pas l'agenda qui change en premier. C'est la décision. L'agenda suit.

Et dans la plupart des cas, ce qui tombe — ce ne sont pas les choses importantes. C'est du bruit. Du temps éparpillé qui n'avait pas de nom dans le calendrier. Des obligations sans vraie valeur qu'on maintenait par habitude.

Parfois aussi, "je n'ai pas le temps" veut dire quelque chose de plus difficile à dire : "je ne me suis pas encore donné la permission." C'est différent. Et c'est là que ça commence vraiment.

Je crois sincèrement qu'on peut faire moins de choses — mais mieux. Être pleinement là pour ce qui compte vraiment. Sans pour autant faire peu de choses. C'est une façon de voir, pas une excuse. Et consacrer 0,9 % de ta semaine à ta santé, c'est exactement ça.

La question que je vous pose — si tu retirais une seule chose de ton agenda cette semaine pour y mettre ta santé, laquelle ce serait ?

05/23/2026

l y a quelques mois, quelqu'un a commencé à s'entraîner avec moi. À 81 ans.

Pas 61. Pas 71. 81.

Je ne dis pas ça pour impressionner. Je le dis parce que cette personne avait toutes les raisons du monde de penser que c'était trop t**d. Et elle a décidé de ne pas y croire.

« C'est trop t**d pour moi. » J'entends cette phrase souvent. Sous des formes différentes : « J'aurais dû commencer avant. » « Le mal est fait. » « À mon âge, c'est normal. »

Ces phrases-là, elles arrivent déguisées en réalisme. En sagesse. En lucidité.

Mais voici ce que j'ai observé après 25 ans sur le terrain : elles sont presque toujours prononcées par des gens qui n'ont pas encore vraiment essayé — ou qui ont essayé de la mauvaise façon, avec les mauvaises attentes.

À Québec, dans mon studio, mon client le plus âgé a 81 ans. Il n'est pas venu chercher un corps différent. Il est venu pour continuer à vivre comme il l'entend — monter ses escaliers, porter ses sacs, rester maître de son quotidien, pouvoir faire toutes les activités qu'il aime librement. Et son corps, à 81 ans, répond et de façon assez incroyable. Je n'aurais jamais pu imaginer ça en toute honeteté.

Ce n'est pas exceptionnel. C'est ce que j'observe, à des degrés différents, chez presque chaque client qui prend la décision de commencer — peu importe l'âge.

« C'est trop t**d » est presque toujours une phrase qui se dit avant d'avoir essayé.

Toi — qu'est-ce qui te fait croire que la fenêtre est fermée ?

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