01/08/2026
Le Rwanda, sous sanctions américaines pour son soutien avéré au groupe armé M23 et son rôle dans le blanchiment des minerais du sang, apparaît désormais au cœur d’un système criminel intégré, où la propagande numérique sert de paravent aux atrocités commises par le M23, responsable de massacres, de déplacements forcés et de violences sexuelles dans l’est de la République démocratique du Congo.
Comme le relève , un tableur Google, laissé en accès public, a mis en lumière un réseau clandestin de corruption numérique, directement piloté depuis le bureau de la porte-parole du gouvernement, sous l’autorité de Yolande Makolo.
Ce document révèle :
• Neuf opérateurs identifiés, chacun rémunéré entre 750 000 et 900 000 francs rwandais par mois.
• Des numéros de téléphone personnels associés, preuve d’une organisation structurée et centralisée.
• Une mission claire : attaquer les voix critiques, manipuler l’opinion en ligne et défendre, coûte que coûte, l’image du régime de Paul Kagame.
Au total, 60 000 publications destinées à manipuler l’opinion, en anglais, en français, en kinyarwanda et en kiswahili, articulées autour de trois objectifs : discréditer les critiques du soutien du Rwanda au M23, présenter l’armée de la RDC comme des « proxies génocidaires » et dépeindre Kigali comme le protecteur des Tutsis.
Il s’agit d’un mécanisme de corruption numérique, financé par l’État, visant à étouffer toute contestation interne et à alimenter la manipulation.
La gravité de ces révélations tient au fait que ce réseau fonctionne dans l’ombre, sans contrôle démocratique, et qu’il s’appuie sur des ressources publiques pour mener une guerre d’influence contre la vérité.