24/11/2024
Depuis la première République jusqu’à ce jour, aucun texte constitutionnel n’a été l’œuvre des Congolais. A chaque fois le peuple congolais, souverain primaire n’a jamais été associé en amont, directement, ni indirectement (cas de l’actuelle constitution) à sa rédaction.
En effet, l’actuelle constitution de la République Démocratique du Congo, celle du 18 février 2006 vient de démontrer ses limites, particulièrement en ce qui concerne son inadéquation entre le système constitutionnel établi et les réalités socio-politiques actuelles (cas de l’instabilité des gouvernements provinciaux).
Ce constant nous impose de réfléchir sur la nécessite de faire un travail de sa relecture pour sa contextualisation.
C’est ainsi que nous saluons et soutenons sans réserve, l’initiative du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, annoncée à Kisangani et confirmée à Lubumbashi.
Nous appelons l’ensemble de notre population, à se mobiliser et à se liguer comme un seul homme pour, d’une part, soutenir cette initiative salvatrice du Président de la République et d’autre part, barrer la route à toute initiative, particulièrement celle de l’opposition visant à le distraire avec des arguments dépassés qui visent à lui faire croire que la revisitation de la constitution est un sujet tabou. Loin sans faut.
Pour rappel, la constitution du 18 février 2006 qui régit actuellement la RDC a déjà connu une modification sous le régime du Président Joseph KABILA, faisant passer par exemple le nombre de tours de l’élection présidentielle de deux à un tour.
Il y a lieu d’affirmer que conformément à l’article 218 de la constitution actuellement en vigueur, la possibilité de sa révision est prévue et la procédure à suivre pour ce faire est précisée.
Le Président de la République, Chef de l’Etat a proposé un schéma que nous trouvons à la fois intéressant et démocratique. Celui-ci propose la création d’une commission multidisciplinaire, chargée de réfléchir sur l’en