16/09/2026
👑 NGAMBÈ-TIKAR : L’HISTOIRE DES ROIS, DES VILLAGES ET D’UN PEUPLE
L’histoire de Ngambè-Tikar ne se résume pas à une subdivision administrative. Elle est celle d’un peuple, de ses migrations, de ses dynasties, de ses villages et de ses traditions transmises de génération en génération.
Au fil des siècles, l’autorité traditionnelle s’est structurée autour de la chefferie, institution chargée de préserver la terre, les traditions, la cohésion sociale et la mémoire du peuple.
👑 UNE DYNASTIE ANCIENNE
Les travaux historiques consacrés à la région rapportent une succession ancienne de souverains de Ngambè-Tikar.
La chronologie traditionnellement rapportée commence avec Guié, fils de Wouten, suivi notamment de Nyanon, Mboussa, Koukwe, Mbée et Ngadjoui.
Viennent ensuite Nkafé, également associé au nom Ngambé I, puis plusieurs souverains dont les noms ont traversé les générations : Mondji Douem, Ngambé II, Nyanji II, Houngué I, Ngambé III Maa, Mgbarouma I, Nyanji III, Mgbarouma II, Ndjouem Frô, Mgbarouma III Jean et Houngué Faustin.
Les dates attribuées aux souverains les plus anciens doivent toutefois être considérées avec prudence, car elles reposent en partie sur les traditions dynastiques et les travaux historiques disponibles.
🌿 LES VILLAGES, MÉMOIRE VIVANTE DU ROYAUME
Cette histoire royale ne peut être séparée de celle des villages qui constituent aujourd’hui le territoire de Ngambè-Tikar.
Les documents communaux recensent notamment 16 villages :
📍 Gah
📍 Yah
📍 Beng-Beng
📍 Ina
📍 Oué
📍 Kong
📍 Mamblang
📍 Mandja
📍 Nditam
📍 Ngoumé
📍 Mambioko
📍 Kpagah
📍 Mgboutou
📍 Ngandié
📍 Ngambé-Haoussa
📍 Ngambè-Tikar
Ces localités constituent une partie essentielle du patrimoine humain et territorial de l’arrondissement.
Certaines sont également mentionnées dans les répertoires administratifs et statistiques consacrés aux villages du Cameroun. La documentation administrative distingue par ailleurs les chefferies traditionnelles qui structurent ce territoire.
🏛️ DE LA ROYAUTÉ TRADITIONNELLE À L’ADMINISTRATION MODERNE
Avec la période coloniale, l’organisation traditionnelle entre progressivement en contact avec l’administration européenne.
Les chefs et les notables doivent alors composer avec de nouvelles autorités administratives, tandis que la chefferie continue de jouer un rôle important dans la vie sociale.
Au XXᵉ siècle, la succession des souverains se poursuit.
Mgbarouma III Jean aurait dirigé la chefferie de 1946 à 1972. Il est ensuite suivi par Mgbarouma II, puis par Houngué Faustin, qui exerce son autorité jusqu’en octobre 1999.
👑 1999 : L’AVÈNEMENT DE MGBAROUMA HONORÉ
Le 3 novembre 1999, une nouvelle étape s’ouvre dans l’histoire contemporaine de Ngambè-Tikar avec l’intronisation de Sa Majesté Mgbarouma Honoré.
Son accession marque une nouvelle génération de la dynastie.
La chefferie supérieure du groupement Tikar est aujourd’hui reconnue comme une chefferie traditionnelle de deuxième degré. Les documents administratifs la placent au sommet de l’organisation traditionnelle du groupement, aux côtés des chefferies de troisième degré.
🌳 16 VILLAGES, UNE MÉMOIRE COMMUNE
De Gah à Yah, d’Ina à Kong, de Ngoumé à Nditam, de Mambioko à Kpagah, de Mgboutou à Ngandié, chaque village porte une part de l’histoire locale.
Beng-Beng, Oué, Mamblang, Mandja, Ngambé-Haoussa et Ngambè-Tikar complètent cet ensemble de localités qui forment aujourd’hui le territoire de l’arrondissement.
Mais derrière ces noms se trouvent des familles, des lignages, des chefs, des cultivateurs, des enseignants, des commerçants, des jeunes et des anciens.
Autrement dit, l’histoire de Ngambè-Tikar n’est pas seulement celle de ses rois : elle est aussi celle de ses villages et de leurs populations.
🕊️ UNE HISTOIRE À RECONSTITUER
Des premiers souverains rapportés par la tradition jusqu’à Sa Majesté Mgbarouma Honoré, l’histoire de Ngambè-Tikar s’étend sur plusieurs siècles.
Elle mérite aujourd’hui d’être davantage documentée.
Les archives coloniales, les documents administratifs, les généalogies royales et surtout la mémoire des anciens pourraient permettre de reconstituer avec davantage de précision :
➡️ l’origine de chaque village ;
➡️ les familles fondatrices ;
➡️ les différentes lignées royales ;
➡️ les successions des chefs ;
➡️ les grandes migrations ;
➡️ les événements qui ont marqué chaque époque ;
➡️ et les relations entre les différentes chefferies.
Car une communauté qui connaît son histoire comprend mieux son identité.
Ngambè-Tikar possède une histoire.
Ngambè-Tikar possède une mémoire.
Ngambè-Tikar possède des villages.
Ngambè-Tikar possède une dynastie.
À nous maintenant de préserver cette mémoire et de la transmettre aux générations futures.
👑🌿 L’histoire de Ngambè-Tikar ne doit pas seulement être racontée. Elle doit être recherchée, documentée et transmise.