La cuisine et le vin, un mariage de passion
J’ai fait mes premières armes en cuisine avec mon père. Très tôt vers l’âge de 14 ans, il m’a montré comment réussir un Bœuf Bourguignon ou comment lier une sauce pour un poulet Gaston Gérard. Avec lui j’ai appris non seulement les rudiments de la cuisine française mais aussi la passion qui vient avec. Il faisait méticuleusement son jardin pour récolter
de beaux légumes à chaque saison. Le choix des ingrédients était aussi quelque chose d’important pour lui, il m’a appris à reconnaître et à choisir ce qu’il y avait de mieux pour réussir nos recettes. De cette époque, je garde une nostalgie de ma complicité avec mon père, de nos discussions autour de la cuisine, autour des ingrédients. A 18 ans en épousant un viticulteur de Marsannay-la-côte, j’épousai aussi la viticulture. Le domaine du vin s’ouvrait alors à moi, il me restait à le découvrir au fur et à mesure des années durant lesquelles je me suis occupé du domaine. La viticulture est un art qui dépend des aléas climatiques, les récoltes ne livrent pas tout de suite leur secret, il est nécessaire de passer du temps pour élever ce qui deviendra le vin. La palette d’arômes, de saveurs mais aussi de robe et de brillance du vin que l’on peut retrouver au fil des années est riche et lié à tellement de facteurs différents. Le sol, les techniques de viticulture, les modes de vinifications, l’élevage et le vieillissement...
Durant ces années où j’ai exercé comme viticultrice j’ai eu maintes occasions de préparer des repas et essayant de marier du mieux possibles différentes appellations et millésimes. Le mariage mets et vins est devenu progressivement comme un second mode d’expression à travers lequel je peux donner cours à ma créativité mais aussi au plaisir de faire plaisir.