Gaec du Mont Guillaume

Gaec du Mont Guillaume Vente directe de colis de viande bovine en agriculture biologique, élevage familial de montagne.

10/04/2026
Les premières sorties au soleil des veaux de cet hiver 🥰
08/04/2026

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Bravo à l’os charolais en espérant qu’il fasse des émules !
10/01/2026

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Communiqué – Absence de la race Mouton Charollais
au SIA de Paris

Présente sans interruption au Salon International de l’Agriculture de Paris depuis 1972, la race Mouton Charollais a pris la décision, pour la première fois depuis plus de cinquante ans, de ne pas présenter d’animaux cette année à Paris. Cette décision n’est en aucun cas dirigée contre l’organisation du Concours Général Agricole, qui constitue l’essence même du Salon, ni contre les équipes qui œuvrent chaque année avec engagement pour sa réussite. Nous tenons d’ailleurs à les remercier sincèrement pour leur travail et leur disponibilité.

En revanche, cette absence se veut un signal adressé au monde politique et aux instances décisionnelles, face à un sentiment de déconnexion croissante entre les politiques publiques et la réalité du terrain agricole. La race Mouton Charollais s’appuie majoritairement sur des exploitations de sélection mixtes ovins/bovins, directement concernées par l’ensemble des difficultés qui touchent aujourd’hui l’élevage français, qu’elles soient sanitaires, économiques ou réglementaires. À ce titre, nos éleveurs sont pleinement impactés par les crises actuelles et solidaires des problématiques rencontrées par la filière bovine. Depuis plusieurs années, nous avons le sentiment que les responsables politiques viennent au Salon pour se montrer, communiquer, mais que les revendications du monde agricole ne sont ni entendues ni traduites en actes concrets.

Le premier point à souligner est le contexte sanitaire actuel et la gestion de ces crises, qui mettent à mal la pérennité de nos exploitations :
• Les élevages ovins ont été lourdement touchés par la FCO, avec des pertes importantes. Malgré les nombreuses instances sanitaires au niveau français et européen, l’anticipation des crises laisse à désirer. Les difficultés rencontrées récemment, notamment en matière de disponibilité des vaccins, illustrent clairement ce problème.
• La gestion de la MHE engendre une lourdeur administrative excessive, avec un recours aux PCR pour chaque rassemblement d’ovins et lors de changement de zone sanitaire, ce qui freine considérablement les échanges.
• Si la DNC ne concerne pas directement la filière ovine, nous souhaitons exprimer notre solidarité pleine et entière avec nos collègues éleveurs bovins, d’autant plus que, comme évoqué précédemment, la majorité des éleveurs de Mouton Charollais possèdent un atelier bovin et sont donc également concernés par cette crise.

À cela s’ajoute la question majeure de la prédation. Malgré des alertes répétées, les éleveurs peinent toujours à se faire entendre. Les derniers arrêtés pris donnent le sentiment de mesures d’affichage, destinées à apaiser temporairement le monde agricole, mais dans les faits, la régulation reste insuffisante, alors même que les populations de prédateurs ont dépassé depuis longtemps leur seuil de viabilité.

Le contexte politique et commercial international renforce notre malaise. En effet, la remontée des cours de la viande ne doit pas nous faire oublier que notre contexte économique reste encore très fragile, et l’avenir incertain au vu des discussions sur les accords de libre-échange. En pleine période de négociations avec le Mercosur, le choix de mettre cette année la race Brahman à l’honneur interroge. Si la mise en lumière des territoires ultramarins est une initiative louable, la très forte présence de cette race sur le continent américain rend ce symbole particulièrement maladroit dans le contexte actuel.

Enfin, nous constatons avec inquiétude que les animaux perdent progressivement leur place au sein du SIA. La présence croissante de grandes entreprises, notamment de la grande distribution, modifie profondément l’équilibre du Salon et contribue à lui faire perdre, année après année, l’âme agricole qui faisait sa singularité.
Par cette décision, la race Mouton Charollais souhaite provoquer une prise de conscience. Le Salon de l’Agriculture doit rester un lieu de vérité, d’écoute et de respect pour celles et ceux qui produisent, élèvent et nourrissent. Nous sommes pleinement conscients que l’absence d’une race ovine, à elle seule, ne suffira pas à faire évoluer les politiques publiques ; mais il nous a semblé indispensable, cette année, d’exprimer clairement nos inquiétudes et nos revendications, fidèles à la réalité de nos exploitations et à notre responsabilité d’éleveurs.

Denis BERLAND
Président de l’OS Mouton Charollais

08/01/2026
08/01/2026

😡🚨 L’absence de réponse du Premier ministre à nos revendications va amplifier la colère.
Encore une fois, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a donné aucune réponse concrète sur la principale revendication du mouvement agricole en cours : la fin de l’abattage total sur les troupeaux touchés par le DNC et l’accès au vaccin pour tous les éleveur·euses.

📢🚜✊ Nous appelons donc à amplifier les mobilisations. A partir d’aujourd’hui, plusieurs Confédérations paysannes entament des actions, comme l'Isère, la Drôme, l’Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône, la Haute Garonne, la Savoie, la Haute-Savoie, l'Ardèche, les Hautes-Pyrénées, le Vaucluse, le Lot, la Haute-Vienne... et jusqu'à dimanche au moins.

👉 Concernant l’accord UE-Mercosur, cette dernière ligne droite diplomatique exige une mobilisation de tous les instants par l’exécutif. Nous avons remis un billet d’avion pour Bucarest au Premier ministre pour qu’il soit enfin proactif dans l’obtention du ralliement de la Roumanie, ce qui permettrait d’atteindre la minorité de blocage pour en finir avec cet accord de libre-échange. Nous avons dit au Premier ministre que sa proposition de mesures miroirs sur 5 pesticides interdits dans l’UE - et pourquoi pas tous ! - ne pourra en aucun cas justifier la signature de l’accord UE-Mercosur. C’est la mise en concurrence sur le plan social et sur les conditions de production qui font de ces accords une grave atteinte à la souveraineté alimentaire. Nous ne serons jamais concurrentiels face à une agriculture qui est produite avec des salaires à 1€ de l’heure. L’agriculture et l’alimentation n’ont pas à être issues d’une compétition qui écrase les paysan·nes à travers le monde.

👉 La lettre ouverte du Premier ministre ne répond qu’aux exigences des dirigeants de la FNSEA esseulés qui, une fois encore, font de la récupération sur le dos de l’immense majorité des paysan·nes. En plus d’être totalement déconnectées des raisons de la colère agricole, les mesures annoncées dans ce courrier poursuivent la course au productivisme qui fait disparaître les paysan·nes, dans la droite ligne de la loi Duplomb.

👉 Cette crise marque pourtant l’urgence à mettre un terme à la cogestion historique entre les dirigeants de la FNSEA et les gouvernements successifs. Une réalité que le gouvernement s’entête à nier. Ce dont le monde agricole a besoin c’est d’une régulation des marchés, d’une rémunération digne et de la reconnaissance du sens du métier.


Collectif national Stop CETA/Mercosur
ECVC - European Coordination Via Campesina
La Via Campesina

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Puy-Saint-Eusèbe
05200

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