28/08/2026
Aujourd’hui, après avoir été traitée de malhonnête, d’opportuniste, de « mauvaise personne » et accusée de chercher à piquer la place de mes concurrents, je vais exceptionnellement remettre quelques faits dans le bon ordre.
Parce que jusque-là, je n’avais jamais raconté cette histoire.
Quand je me suis installée à Cherveux, j’ai tout simplement demandé à la mairie si je pouvais participer au marché mensuel de ma commune.
Une pâtissière y était déjà présente. Elle proposait notamment des cookies.
La mairie ne souhaitait pas avoir deux stands sucrés en même temps et lui a donc proposé une solution : alterner. Un mois elle, un mois moi.
J’étais d’accord.
Elle a refusé.
Et à ce moment-là, devinez qui n’a pas obtenu de place ?
Moi.
Ma demande a été refusée et elle a continué à avoir sa place.
Quelques jours plus t**d, elle annonçait qu’elle arrêtait son activité.
C’est alors, et seulement alors, que la mairie m’a recontactée : puisqu’elle cessait son activité, la place devenait disponible et je pouvais finalement intégrer le marché de Cherveux.
C’est exactement comme ça que je suis arrivée sur ce marché.
Je n’ai dégagé personne.
Je n’ai demandé la place de personne.
Je n’ai empêché personne de travailler.
J’ai accepté une place devenue libre après l’arrêt de son activité.
Alors aujourd’hui, entendre que je suis une opportuniste qui cherche à « piquer la place » de ses concurrents…
Non.
Saisir une opportunité n’est pas provoquer l’opportunité.
Et oui, lorsqu’une porte professionnelle s’ouvre, je la pousse. Je suis entrepreneuse, pas décoratrice de poignées.
Quant à penser qu’une simple demande de ma part pour participer un mois sur deux à un marché aurait suffi à provoquer, quelques jours plus t**d, l’arrêt complet d’une entreprise…
Personnellement, j’ai beaucoup de mal à le croire.
Mais chacun se fera son opinion.
Maintenant, parlons de l’autre sujet : j’aurais copié ses cookies et ses idées.
Il va falloir redescendre le cookie de son piédestal deux minutes.
Ni elle ni moi n’avons inventé le cookie.
Ça fait quelques années qu’il circule. 😏
Je n’ai jamais dit que mes cookies étaient « les meilleurs ». Ce sont mes clients qui décident s’ils les aiment, s’ils reviennent et s’ils ont envie de les recommander.
En revanche, ce que je revendique, c’est mon travail et mon univers.
J’ai développé 10 parfums permanents, des éditions limitées, mes propres recettes, ma mascotte, mon identité, ma façon de présenter mes produits, mes vidéos, mes concepts et une communication qui, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, me ressemble.
Et je pense avoir démontré une chose depuis que Cookies ça va ? existe :
des idées, j’en ai.
Je suis créative. Je suis inventive. Je suis imaginative. Je cherche constamment de nouvelles choses et j’adore créer.
Alors oui, bien sûr que je m’inspire.
Tout le monde s’inspire.
Je regarde énormément ce qui se fait ailleurs, sur les réseaux, dans d’autres villes, dans d’autres pays, chez des créateurs, des artisans ou des marques qui me donnent envie d’aller plus loin.
Je m’inspire des gens qui m’inspirent.
Et la Bugno’te ne m’a jamais inspirée.
Je n’ai jamais eu besoin de regarder son travail pour savoir ce que j’avais envie de faire du mien.
Et puisqu’on veut vraiment parler de « copie », j’aurais moi aussi pu pousser quelques cris lorsque j’ai vu apparaître ensuite certaines présentations de cookies en boîte similaires aux miennes ou de la livraison après que j’ai commencé à la proposer.
Je ne l’ai pas fait.
Pourquoi ?
Parce que si quelqu’un reprend une de mes idées, je préfère me dire :
« Tiens, elle ne devait pas être si mauvaise. »
Et j’en cherche une autre.
Je ne possède ni les boîtes, ni la livraison, ni les marchés.
Exactement comme personne ne possède le cookie.
C’est ça, ma vision de la concurrence.
Je n’ai pas besoin que les autres soient mauvais pour essayer d’être bonne dans ce que je fais.
Je n’ai pas besoin qu’un concurrent disparaisse pour développer mon entreprise.
Et surtout, je n’ai pas besoin d’écraser quelqu’un pour me faire une place.
Je préfère consacrer cette énergie à réfléchir à mon prochain cookie, mon prochain réel, ma prochaine idée un peu bancale qui finira peut-être par devenir bonne.
Quant à ma communication…
Oui, je montre aussi ce qui ne va pas.
Je vous raconte les marchés où je vends bien et ceux où j’aurais probablement gagné davantage en restant dans mon canapé.
Je parle des comportements qui m’agacent. Je montre certaines difficultés de l’artisanat. Je râle. Je me moque de moi. Je vous taquine. Et parfois, je pousse un coup de gu**le.
Ça ne veut pas dire que je déteste mes clients.
Ça veut simplement dire que je refuse de transformer mes réseaux en monde merveilleux où entreprendre serait une succession de commandes, de sourires et de couchers de soleil avec un cookie à la main.
Ce n’est pas la réalité.
Et surtout, ce n’est pas moi.
Mes clients qui viennent me voir sur les marchés savent très bien comment je les accueille et comment je travaille.
Ceux qui ne me connaissent pas sont parfaitement libres de ne pas aimer ma personnalité, ma communication ou mes cookies.
Mais venir m’expliquer qui je suis, quelles sont mes intentions et comment une histoire à laquelle j’ai participé se serait déroulée…
Non.
Vous pouvez raconter l’histoire que vous voulez.
Vous pouvez même la raconter en famille si ça vous chante.
Mais ça ne changera pas les faits.
Je construis ma petite entreprise avec mes idées, mon travail, mes réussites, mes gamelles et ma grande bouche.
Je vais donc continuer exactement comme ça.
Et non, je ne vais pas changer de métier. 🍪