05/08/2026
Bonjour à toutes et tous,
Vendredi dernier, sur le marché de Wanze, j’ai voulu jouer à un petit jeu avec ma fidèle et adorable clientèle que j’adore et qui me soutien déjà depuis 6 ans de métier.
Au moyen de plants de basilic produits dans ma pépinière, j’ai voulu amener davantage de transparence sur ma réalité financière en tant que maraicher bio sur petite surface.
Je demandais à mes clients le prix qu’ils étaient prêt à mettre pour ce plant.
Devrait-il être plus ou moins élevé qu’en grande surface?
Egalement, selon leur avis, si la place des maraîchers est-elle suffisamment valorisée dans notre société?
Et, finalement, d’estimer mon salaire net en moyenne.
Si ces questions peuvent être gênantes, voire dérangeantes, reprochons-le au caractère « tabou » du sujet financer.
Qui est, au fond, un sujet ayant bien besoin d’être posé sur la table et non plus enfoui sous le tapis.
Car, si les projecteurs sont tournés vers les incendies tous azimuts, ne perdons pas de vue qu’il en est d’autres, plus discrets, qui s’allument dans les coeurs autour de nous.
Mon brasier à moi me consume de déception.
La déception de ne pouvoir vivre des 800€ que ce métier m’offre mensuellement.
Ce même métier qui a pourtant encore tant à nous apporter.
Déjà, tant d’efforts passionnés;
Tant de mercis reçus, pour chaque légume vendu;
Tant de soin à cette terre pour qu’enfin elle prospère;
Tout cela est déjà si beau et pourtant, j’ai encore tant besoin de vous pour que passion, production et prospérité puissent irriguer un secteur en difficulté.
Votre présence sur le marché sera le meilleur soutien que vous pourrez m’apporter.
Et à moi, la joie de vous rencontrer, futurs clients de mon stand de marché, à Wanze, les vendredis de 14 à 19h
Avec tout mon Amour, pour ce qui est déjà là,
Armand