09/12/2025
🇲🇱🇳🇪🇧🇫 AES : Selon les premières informations communiquées, l’avion C-130 de l’armée de l’air nigériane forcé de se poser à Bobo-Dioulasso aurait été « en route vers le Portugal » et aurait subi « un ennui technique ».
Pourtant, les éléments factuels posent question.
▪︎ Pour aller du Nigeria au Portugal, la route logique est la côte atlantique : Lagos – Accra – Abidjan – Dakar.
▪︎ Aucun plan de vol normal ne passe par le centre du Bénin, puis remonte au Burkina Faso.
En aviation, lorsqu’un appareil rencontre une difficulté sérieuse, la règle internationale est claire : atterrir à l’aéroport le plus proche.
Or, avant d’arriver au Burkina Faso, l’avion est passé à proximité de plusieurs plateformes parfaitement adaptées à un C-130 :
- Lagos
- Cotonou
- Lomé
- Accra
Toutes disposaient de pistes longues, de maintenance, et d’un contrôle aérien fiable.
Pourquoi les avoir ignorés ?
Pourquoi traverser discrètement deux espaces aériens pour aller se poser en zone intérieure, loin de la côte, dans un environnement sensible où les armées du Sahel sont en vigilance maximale ?
Les autorités du Burkina et de l’AES en Général ont fait ce que tout État souverain doit faire :
- intercepter, contrôler, et demander des explications.
À ce stade, la version de « vol pour le Portugal » accompagné d’un « problème technique » laisse plusieurs zones d’ombre.
Pour la sécurité régionale, pour la confiance mutuelle, et pour la souveraineté de chacun, une clarification précise s’impose :
1. Quelle était la mission réelle de cet appareil ?
2. Que transportait-il ?
3. Pourquoi cet itinéraire inhabituel ?
4. Pourquoi ignorer les aéroports côtiers en cas d’urgence ?
Dans un contexte où la bande sahélo-saharienne est au centre de tous les enjeux, la transparence est une obligation.
Les peuples du Sahel ont le droit de savoir.
Bana Wagana Ibrahim