05/06/2026
Je repense souvent Ă ce moment tout simple que jâai partagĂ© avec maman, assise Ă cĂŽtĂ© dâelle, tenant doucement ses mains, les massant. Sur le coup, ça paraissait anodin, mais ça mâest restĂ©.
Elle mâa regardĂ© et mâa dit que ses mains lui faisaient mal, quâelles avaient tellement de rides⊠et, honnĂȘtement, ça mâa brisĂ© le cĆur.
Parce que moi, quand je regarde ses mains, je ne vois pas ce quâelle voit.
Jây vois toute sa vie. Jây vois les annĂ©es oĂč elle est restĂ©e aux cĂŽtĂ©s de papa, le soutenant pendant prĂšs dâune dizaine dâannĂ©es dâĂ©tudes â croyant en lui, sacrifiant tant pour quâil rĂ©ussisse. Jây vois la force quâil lui a fallu pour aider Ă construire tout ce que notre famille possĂšde aujourdâhui.
Jây vois les mains qui nous ont portĂ©s bĂ©bĂ©s, qui ont changĂ© nos couches, essuyĂ© nos larmes, et qui ont continuĂ© sans se plaindre, peu importe la fatigue.
Les mains qui ont prĂ©parĂ© encore et encore nos plats prĂ©fĂ©rĂ©s, en sâassurant toujours que nous Ă©tions bien, en sĂ©curitĂ©, aimĂ©s.
Les mains qui ont travaillĂ© sans relĂąche dans lâombre, accomplissant mille petites choses invisibles pour que nous puissions grandir heureux.
Et ces rides qui lâinquiĂštent ? Pour moi, ce ne sont pas des dĂ©fauts. Ce sont des preuves â de son amour, de sa patience, de sa rĂ©silience et de tout ce quâelle nous a donnĂ©. Chaque ligne raconte une histoire.
Je suis incroyablement fiĂšre dâelle. De tout ce quâelle a traversĂ©, de tout ce quâelle a construit et de la façon dont elle nous a aimĂ©s chaque jour. Je sais que mon frĂšre et ma sĆur ressentent la mĂȘme chose â nous lui sommes tous profondĂ©ment reconnaissants pour tout ce quâelle a fait.
Et jâespĂšre quâelle sait que si ses mains lui font mal, je serai toujours lĂ pour les tenir, pour en prendre soin et pour lui rappeler Ă quel point elles sont belles.
On tâaime, maman â plus que les mots ne pourront jamais lâexprimer.
Ă ma mĂšre et Ă toutes les autres mamans, bonne fĂȘte des MĂšres.