08/23/2026
Chaque été, lorsque les récoltes sont prêtes à être transformées, il me revient spontanément en mémoire un poème appris par cœur il y a plus plus de 50 ans.
Étrange comme certains mots appris sur les bancs d’école restent quelque part en nous toute une vie.
Pendant que je récolte, que je cuisine, que je mets en pots, que je congèle et que je remplis tranquillement les tablettes pour les mois à venir… je pense immanquablement à « La Cigale et la Fourmi ».
Et je réalise que, finalement, avec les années, je suis peut-être devenue cette fameuse Fourmi. 😄
La Cigale et la Fourmi
La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal. »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour, à tout venant,
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant. »
Jean de La Fontaine