Nous sommes présentement une entreprise en démarrage.
En transition entre notre plan d’affaire et l’implantation de l’entreprise. Nous avons une offre d’achat accepter sur une ferme. Nous sommes enregistrés au registre des entreprises et nous avons déjà notre permis de la MAPAQ pour le maintien froid des produits. Donc nous pouvons déjà faire la revente de produits du sanglier.
Voici une synthèse de ce qu’est le Garde-Manger d’Obélix inc.
Notre projet d’affaires est Le Garde-Manger d’Obélix. Il s’agit un élevage de sangliers qui vise une production de 200 sangliers pour la première année d’exploitation. D’ici 5 ans, l’élevage comptera 240 sangliers, soit un nombre légèrement au-dessus de la moyenne, en comparaison aux autres sites d’élevage du sanglier au Québec. L’entreprise va se déployer en cinq phases.
La première phase de développement est la création de la ferme et la mise en place de l’élevage, qui a pour caractéristique de se tenir à l’extérieur toute l’année durant. Il s’agit d’une espèce particulièrement bien adaptée au climat rigoureux de l’Est de la province. Il y a une exception à ceci : les femelles sur le point de mettre bas (que l’on appelle : laies) seront abritées dans une maternité froide, soit un bâtiment préservant une température ambiante au-dessus du point de congélation. Notre ferme sera dotée d’un tel espace.
La deuxième phase cible la vente et distribution de produits du sanglier au Bas-St-Laurent et en Gaspésie. Ceci comprend la distribution aux restaurateurs et à des compagnies de vente au détail, une présence dans des marchés publics et de la vente directe aux consommateurs à la ferme.
La troisième phase vise l’innovation, par le développement d’outils adaptés à l’élevage de sanglier. En effet, il y a très peu d’outils, d’équipement et de procédures établies spécifiquement pour l’élevage de sangliers. L’un des promoteurs, Shaun Boisclair, débute justement un baccalauréat en génie mécanique, dans le but d’acquérir une expertise pour créer des équipements et des outils spécifiques à ce type d’élevage.
Dans une visée à plus long terme, la quatrième phase prévoit le déploiement de mesures pour devenir autosuffisants et pour atteindre un niveau minimal d’empreinte écologique. Ceci comprend deux volets; l’un est la production d’énergie alternative (panneaux solaires et éoliennes) pour alimenter toute la propriété en énergie et le second, la production du grain nécessaire à l’élevage.
La dernière phase est celle de la découpe et de la transformation des produits. Au début, ces opérations, qui demandent l’obtention d’un permis de la MAPAQ, seront confiées en sous-traitance à notre partenaire Le Rieur Sanglier. Éventuellement, nous désirons bâtir un centre de découpe et de transformation. Nous étudions actuellement la possibilité de faire la demande d’un permis fédéral plutôt que provincial, ce qui nous permettrait ensuite d’écouler nos produits Nouveau-Brunswick, un choix stratégique vu la proximité de cette province. Si la réception de la demande s’avère positive, le marché des Maritimes pourrait être considéré comme un territoire d’expansion pour écouler nos produits.
Afin d’avancer plus rapidement et de prendre des décisions plus judicieuses, nous avons signé une entente de partenariat avec Nicolas Gautier du Rieur Sanglier basé à Yamachiche (près de Trois-Rivières), soit un éleveur qui a plus de 19 ans d’expérience dans le domaine. En plus de faire notre découpe et la transformation de nos produits pour la phase 1, il sera notre source d’information et agira comme mentor pour nous tout au long de l’aventure.