Wisdom Corner Fruit'Sense

Wisdom Corner Fruit'Sense Wisdom Corner ~ Coin Sagesse, représente ce concept du partage de la sagesse Camer et Africaine et la multitude d'activités qui découlent de cet échange.

Wisdom Corner ~ Coin Sagesse, représente ce concept du partage de la sagesse Camer, Africaine, terrienne et la multitude d'activités qui découlent de cet échange.WCCS ~ Fruit'Sense est un bar a jus de fruits et légumes frais naturelles du pays et de la région.Ces jus naturels sur mesure sont accompagnés d'appétissants choix d'amuses bouches faits maison, a déguster sur place ou à emporter.

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13/04/2026

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🛑L'origine Africaine du pagne Wax.

Le nom Wax vient de la technique de fabrication du tissu et non des motifs . Cette technique de fabrication est d'origine Africaine ( Afrique de l'Ouest).
En Gbe , la technique se nomme Wadza ; ce qu'ils appellent Wax . On dit Wadza mais le véritable nom et prononciation est Wua dza , c'est-à-dire Wua ( le pagne) qui surpasse la pluie ( dza ) .
C'est l'utilisation de la cire pour donner un certain aspect au tissu en fonction d'un certain pourcentage qui le rend plus ou moins imperméable.
Cette technique était utilisée pour tisser des pagnes à certaines périodes de l'année, les périodes de pluie ( de dza ) .
Les pagnes en gros fil de coton prennent une quantité d'eaux, deviennent lourds et inconfortables, là où le Wadza réduit le désagrément et sèche plus vite . De plus , la toile cirée était utilisée dans la voilure par nos marins et piroguiers pour aller en mer. La toile cirée permettait une meilleure résistance aux vents donnant plus de vitesses au bateau. C'est sur les côtes ouest Africaines de l'actuel Togo - Ghana que les Hollandais ont eu accès à cette technique. Ce qui a donné à la marine Hollandaise pendant longtemps une suprématie sur les autres pays Européens.
Leurs navires étaient plus rapides en mer et plus faciles à manœuvrer . On leur a appris la navigation avec une double voilure qui par le positionnement des voiles en opposés, à naviguer contre le vent. Il est important de restituer par la dénonciation de cette spoliation et restituer l'origine Africaine de la technique Africaine et non Hollandaise de la fabrication du Wax . Ce ne sont pas les dessins qui font le wax , mais la technique de fabrication du tissu , par l'utilisation de la cire incorporée aux fils et à la texture des teintures.

De: Kek Kafui Ekue

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08/04/2026

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Créer une forêt nourricière, c’est changer de regard sur l’agriculture.

Au lieu de cultiver en lignes, on compose un écosystème inspiré de la forêt, où chaque plante trouve sa place et joue un rôle. L’image montre bien cette logique : un arbre principal structure l’espace, crée de l’ombre et améliore le sol, pendant que des cultures comme le bananier ou le papayer occupent les étages intermédiaires.

Plus bas, les légumes, les racines et les couvre-sols viennent protéger la terre, nourrir la vie du sol et produire en continu.

Ce type de système repose sur une idée simple mais puissante : faire coopérer les plantes plutôt que les faire concurrencer. Le maïs protège du vent, les légumineuses enrichissent le sol, les courges couvrent la surface et limitent l’évaporation. Résultat : moins d’arrosage, moins de travail du sol, et une fertilité qui augmente naturellement avec le temps.

Mettre en place une forêt nourricière demande surtout une bonne observation et un peu de patience. On commence par le sol, puis on installe les arbres structurants, avant de densifier progressivement avec des cultures intermédiaires et des plantes couvre-sol. En quelques saisons, le système s’équilibre, devient plus résilient, et produit une diversité alimentaire impressionnante.

Au-delà de la production, c’est un véritable projet de territoire. Une forêt nourricière crée de l’ombre, attire la biodiversité, améliore le climat local et offre un espace de vie agréable. C’est une manière concrète de produire tout en réparant les écosystèmes, exactement dans l’esprit de la permaculture : prendre soin de la terre, des humains, et partager équitablement les ressources.



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22/03/2026
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13/03/2026

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⚠️ J'AI RECRUTÉ 12 PERSONNES EN 2 ANS... TOUTES ONT ÉCHOUÉ. LA 13ÈME A TOUT CHANGÉ."

Je me demandais pourquoi mes employés ne restaient pas. Pourquoi ils ne s'investissaient pas. Pourquoi rien ne fonctionnait.

Puis j'ai compris que le problème, ce n'était pas eux. C'était ma façon de recruter.

Je m'appelle Idriss, 47 ans. Directeur d'une entreprise de logistique à Abidjan.

Pendant deux ans, j'ai vécu un cauchemar éveillé.

Des employés qui partaient au bout de trois mois. D'autres qui étaient compétents mais impossibles à gérer. D'autres encore qui semblaient parfaits en entretien, mais qui se révélaient catastrophiques sur le terrain.

J'ai recruté 12 personnes en 24 mois. 12 échecs.

Et à chaque fois, je perdais de l'argent, du temps, de l'énergie. Et surtout, je perdais confiance en moi.

Jusqu'au jour où j'ai changé ma méthode. Et où la 13ème personne est entrée dans ma vie.

✅ L'errance

Au début, je recrutais comme tout le monde.

Je publiais une annonce. Je recevais des CV. Je sélectionnais les plus beaux papiers. Je faisais passer un entretien de 30 minutes. Et j'embauchais.

Résultat ?

· Le premier était compétent mais arrogant. Il a fait fuir trois clients en un mois.

· La deuxième était gentille mais passive. Il fallait tout lui dire, tout lui expliquer, tout lui répéter.

· Le troisième avait un CV magnifique mais ne supportait pas la critique. Au moindre feedback, il claquait la porte.

· La quatrième était souriante et agréable, mais incapable de gérer la pression. Au premier rush, elle craquait.

Je pourrais continuer la liste jusqu'à 12.

Chaque fois, je me disais : "C'est bon, cette fois, j'ai trouvé la perle."

Chaque fois, je me trompais.

Et à chaque échec, mon entreprise souffrait. Mes clients souffraient. Moi, je souffrais.

✅ Le déclic

Un soir, après le départ du 12ème employé (parti sans préavis, en plein milieu d'un gros projet), je me suis effondré dans mon bureau.

J'ai pris une feuille. J'ai écrit en gros :

"POURQUOI EST-CE QUE ÇA NE MARCHE PAS ?"

J'ai listé mes erreurs :

1. Je recrute trop vite, par peur de manquer de personnel.

2. Je me fie trop au CV, pas assez à la personne.

3. Je ne teste pas les candidats en situation réelle.

4. Je ne demande pas l'avis de mon équipe.

5. Je ne vérifie pas l'alignement avec les valeurs de l'entreprise.

6. Je néglige l'importance de l'image, de la posture, de l'attitude.

Ce soir-là, j'ai pris une décision radicale :

Je ne recruterai plus jamais comme avant.

✅ La nouvelle méthode

J'ai tout changé. Absolument tout.

1. Plus de recrutement sur CV uniquement.

Le CV, c'est un filtre, pas une preuve. Maintenant, je demande une vidéo de présentation de 3 minutes. Pour voir la personne, sa posture, son regard, sa façon de s'exprimer.

2. Trois entretiens minimum.

Un avec moi, pour la vision et les valeurs.
Un avec l'équipe, pour la compatibilité humaine.
Un avec un client, pour tester la relation client.

3. Des mises en situation concrètes.

Je ne demande plus "comment réagiriez-vous si...". Je mets en scène la situation. Je joue le client mécontent, le collègue difficile, l'urgence absolue. Et j'observe.

4. Une attention particulière à l'image.

La tenue. La ponctualité. Le langage corporel. Le sourire. La poignée de main. Tout compte.

5. Un jour d'essai payé.

Avant de signer, le candidat passe une journée entière avec nous. Il travaille. Il échange. Il observe. Et à la fin, on fait le point : lui, nous, tout le monde donne son avis.

6. Une check-list de 15 critères non négociables.

Ponctualité, écoute, humilité, professionnalisme, présentation, adaptabilité, etc. Si le candidat ne coche pas au moins 12 cases, je ne donne pas suite.

✅ L'arrivée de la 13ème

C'est avec cette méthode que j'ai rencontré Awa.

Son CV était bon, sans plus. Pas de grandes écoles, pas d'expérience internationale. Juste un parcours solide, cohérent, humble.

Sa vidéo de présentation m'a frappé. Regard franc, posture droite, sourire naturel. Elle parlait de son travail avec passion, mais sans arrogance.

Premier entretien : elle est arrivée en avance, tenue impeccable, CV imprimé, questions pertinentes. Elle m'a écouté plus qu'elle n'a parlé.

Deuxième entretien avec l'équipe : mes collaborateurs sont revenus emballés. "Elle est simple, accessible, elle a posé des questions sur nous, sur notre quotidien. On l'aime déjà."

Mise en situation : j'ai joué un client impossible, exigeant, presque insultant. Elle a gardé son calme, son sourire, sa professionnalité. Elle a désamorcé la tension sans s'écraser, mais sans agressivité.

Jour d'essai : elle est arrivée à 7h45, repartie à 19h. Elle a aidé tout le monde, même sur des tâches qui n'étaient pas les siennes.

Elle a pris des notes. Elle a posé des questions. Elle a souri toute la journée.

La check-list : 15 critères sur 15.

J'ai signé son contrat le soir même.

Ce jour-là, j'ai su que ma méthode fonctionnait.

✅ Le premier mois

Le premier mois, je l'ai observée comme un lion guette sa proie.

Je guettais l'erreur, le faux pas, la faille.

Rien.

Elle était ponctuelle, souriante, efficace.
Elle s'intégrait parfaitement avec l'équipe.

Elle gérait les clients avec un professionnalisme bluffant.

Elle prenait des initiatives sans attendre qu'on lui dise.

Elle était humble quand elle ne savait pas, apprenait vite, appliquait immédiatement.

Un jour, un client m'a appelé :

— Idriss, c'est qui cette nouvelle perle que tu as embauchée ?

— Awa ? Pourquoi ?

— Elle m'a rappelé trois fois pour s'assurer que tout était en ordre. Elle m'a envoyé un message de suivi.

Elle m'a même souhaité un bon week-end. Depuis 10 ans que je travaille avec toi, personne ne m'avait fait ça.

J'ai souri. Pour la première fois depuis deux ans, j'ai souri.

Awa était plus qu'une employée. C'était une ambassadrice.

✅ Ce que j'ai appris de mes 12 échecs

Ces 12 échecs ont été douloureux. Mais ils m'ont appris des leçons que je n'oublierai jamais.

1. Le CV ne dit pas qui est la personne.

Un CV, ça raconte un parcours. Ça ne raconte pas une personnalité. Et dans une entreprise, c'est la personnalité qui fait la différence.

2. La compétence technique, ça s'apprend. La posture, ça ne s'apprend pas.

Tu peux former quelqu'un à un logiciel, à une technique, à une procédure. Tu ne peux pas former quelqu'un à être souriant, ponctuel, humble, professionnel. Ça, ça vient de l'intérieur. Et ça se détecte, pas s'enseigne.

3. L'image personnelle est un révélateur puissant.

La façon dont quelqu'un s'habille, se tient, vous regarde, vous serre la main... tout ça, c'est des indices. Des indices sur son niveau d'exigence, sur le respect qu'il a de lui-même et des autres.

4. Faire participer l'équipe au recrutement, c'est essentiel.

Avant, je recrutais seul. Et je me trompais souvent. Maintenant, l'équipe donne son avis. Et ils ne se trompent jamais sur le "feeling".

5. Mieux vaut attendre que se précipiter.

J'ai tellement eu peur de manquer de personnel que j'ai embauché n'importe qui, n'importe comment. Résultat : j'ai perdu plus de temps à gérer les échecs que j'en aurais gagné à attendre la bonne personne.

6. Les 5 qualités d'un bon collaborateur :

· Ponctualité (si elle n'est pas là, le respect n'est pas là)

· Humilité (si elle sait déjà tout, elle n'apprendra rien)

· Écoute (si elle n'écoute pas, elle ne comprendra rien)

· Présentation (si elle est négligée, elle négligera son travail)

· Sourire (si elle ne sourit pas, les clients ne reviendront pas)

Aujourd'hui, deux ans après

Awa est toujours là. Deux ans déjà.

Elle est devenue ma directrice adjointe. Elle gère une équipe de 8 personnes. Elle forme les nouveaux. Elle est mon bras droit, mon regard, mon prolongement.

L'autre jour, je lui ai dit :

— Awa, tu sais que tu es la 13ème personne que j'ai recrutée ? Les 12 premières sont toutes parties.

Elle a souri.

— Patron, c'est parce que vous avez appris à recruter. Maintenant, vous savez ce que vous cherchez. Et moi, je sais ce que je suis venue chercher ici : une entreprise où l'on me fait confiance, où l'on me forme, où l'on me respecte.

Ses mots m'ont touché.

Parce que c'est vrai : j'ai appris à recruter. Mais j'ai surtout appris à respecter ceux que je recrute.

✅ Ce que je veux dire aux entrepreneurs

Toi, chef d'entreprise, qui lis ces mots.

Toi qui as mal au ventre chaque fois qu'un employé part.

Toi qui te demandes pourquoi les bons candidats sont si rares.

Toi qui penses que le problème vient des autres.

Regarde-toi.

Le problème, peut-être, c'est ta méthode de recrutement.

Peut-être que tu vas trop vite.
Peut-être que tu te fies trop aux apparences.

Peut-être que tu ne prends pas le temps de vraiment connaître les gens.

Peut-être que tu négliges les signaux faibles.

Peut-être que tu oublies de faire participer ton équipe.

Peut-être que tu n'es pas clair sur ce que tu cherches vraiment.

Alors prends le temps.

Construis ta méthode.
Définis tes critères.
Observe, teste, valide.
Et n'aie pas peur d'attendre.

Parce qu'une bonne recrue, ça change tout.
Ça change l'ambiance.
Ça change les résultats.
Ça change ta vie.

Et toi, es-tu prêt à changer ta façon de recruter ?

✅ Si tu veux apprendre à recruter autrement, à détecter les perles rares, à éviter les 12 échecs qui m'ont presque coulé...

Si tu veux connaître les 5 qualités indispensables d'un bon collaborateur et les questions qui les révèlent...

Écris « RECRUTEMENT » en commentaire.

Je t'enverrai le lien pour télécharger "LE SECRET DES GRANDES MARQUES : Faites de vos employés votre atout majeur" de Vanessa NKOUGUE.

Pour que tes prochains recrutements soient des succès, pas des cauchemars.

Pour que tes collaborateurs deviennent tes meilleurs ambassadeurs.

Pour que ton entreprise soit enfin portée par les bonnes personnes.

✍🏾 Idriss
Directeur d'entreprise de logistique, Abidjan
Histoire inspirée du livre "Le secret des grandes marques" de Vanessa NKOUGUE

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17/01/2026

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En 1969, des pêcheurs au large des côtes norvégiennes aperçurent quelque chose d'inhabituel : des plates-formes pétrolières à l'horizon. Le champ Ekofisk venait d'être découvert, l'un des plus grands gisements offshore au monde.

Le pays s'apprêtait à devenir extrêmement riche.

C'est à ce moment que la plupart des pays producteurs de pétrole font la même erreur fatale. Ils dépensent tout. Ils investissent dans des projets de prestige. Ils créent des bulles économiques. Ils enrichissent quelques-uns, tandis que beaucoup souffrent. Et lorsque le pétrole s'épuise, ils se retrouvent avec une dette colossale et de l'instabilité.

Le Nigeria. Le Venezuela. La Libye. L'Irak. Chacun de ces pays a découvert d'immenses réserves de pétrole. Chacun a gaspillé cette richesse.

Mais la Norvège a décidé de faire différemment.

En 1990, le parlement norvégien prit une décision qui allait changer le pays à jamais : au lieu de dépenser l'argent du pétrole, ils allaient le sauvegarder.

Pas une partie. Presque tout.

Ils ont créé le Government Pension Fund Global—le fonds pétrolier. Les règles étaient simples mais révolutionnaires : tous les profits du pétrole iraient dans ce fonds. Le fonds investirait à l'échelle mondiale. Et la Norvège ne pourrait retirer qu'un petit pourcentage chaque année—initialement 4 %, aujourd'hui plus proche de 3 %.

Le reste resterait investi. Pour toujours.

Les gens pensaient qu'ils étaient fous.

"Vous avez une richesse pétrolière et vous n'allez pas l'utiliser ?" demandaient les critiques. "Votre peuple pourrait avoir des impôts plus bas, de meilleures routes, plus de programmes gouvernementaux tout de suite. Pourquoi stocker de l'argent pour des gens qui n'existent même pas encore ?"

Le gouvernement norvégien avait une réponse : "Parce qu'ils existeront. Et ils auront plus besoin de cet argent que nous."

En 1996, ils ont déposé la première somme dans le fonds : 150 millions de dollars.

Puis ils ont fait quelque chose d'encore plus remarquable : ils ont respecté le plan.

Année après année, les recettes pétrolières ont été versées dans le fonds. Année après année, le fonds a investi dans les marchés mondiaux—actions, obligations, immobilier dans 70 pays. Année après année, les politiciens ont résisté à la tentation de puiser dans le fonds pour des gains politiques à court terme.

Cela a nécessité une discipline extraordinaire. Chaque cycle électoral, les politiciens promettaient de dépenser plus. Chaque récession, la population demandait au gouvernement de puiser dans le fonds. Chaque crise, il y avait des appels à briser les règles "juste cette fois".

La Norvège a dit non. À chaque fois.

Les gestionnaires du fonds n'essayaient pas de battre le marché. Ils ne pariaient pas sur des actions à la mode ou ne prenaient pas de risques majeurs. Ils ont simplement acheté des parts dans des milliers d'entreprises dans le monde entier—environ 8 700 entreprises d'ici 2025—et les ont conservées. Ils se sont diversifiés dans tous les secteurs, continents et classes d'actifs.

Ils ont joué la carte à long terme.

En 2000, le fonds valait environ 50 milliards de dollars. En 2010, il avait atteint 500 milliards de dollars. En 2020, il a franchi le cap du trillion de dollars.

Aujourd'hui, fin 2025, le fonds pétrolier norvégien est estimé à environ 2 trillions de dollars—ce qui en fait le plus grand fonds souverain du monde.

Cela représente 2 000 milliards de dollars.

Pour un pays de seulement 5,6 millions d'habitants, cela revient à environ 357 000 $ par citoyen. Bien sûr, personne ne reçoit un chèque—le fonds appartient aux générations futures autant qu'à la génération actuelle. Mais le calcul est stupéfiant.

Et voici la partie extraordinaire : plus de la moitié de la valeur du fonds ne provient pas du pétrole. Elle provient des rendements des investissements. Le fonds génère maintenant plus de revenus grâce à ses investissements mondiaux que la Norvège ne gagne avec la vente de pétrole et de gaz.

Le pays a transformé une richesse temporaire en richesse financière permanente.

Le fonds détient environ 1,5 % de chaque entreprise cotée en bourse dans le monde. Il possède des biens immobiliers à Manhattan, Londres, Paris et Tokyo. Il détient des participations dans Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon et des milliers d'autres entreprises. Lorsque vous achetez presque n'importe quoi chez une entreprise majeure, une petite fraction de cet argent revient au fonds de la Norvège.

Le gouvernement norvégien ne peut pas simplement prendre ce qu'il veut. La règle des retraits—environ 3 % par an—garantit que le fonds durera indéfiniment. En 2024, ces 3 % représentaient environ 25 % du budget national de la Norvège, finançant l'éducation, la santé, les infrastructures et les retraites sans épuiser le capital.

Pendant ce temps, d'autres pays producteurs de pétrole sont en difficulté. L'économie du Venezuela s'est effondrée malgré les plus grandes réserves pétrolières mondiales. Le Nigeria continue de lutter contre la pauvreté malgré des décennies d'exportations pétrolières. La richesse pétrolière de la Russie est concentrée entre les mains des oligarques. L'Arabie saoudite tente désespérément de diversifier son économie pour ne plus dépendre du pétrole.

Et la Norvège ? Elle va bien. Très bien.

Son pétrole finira par s'épuiser—dans 30 ans, peut-être 50. Peu importe. Lorsque le dernier baril sera pompé, la Norvège aura un fonds de 3 trillions de dollars, 4 trillions de dollars, peut-être même 5 trillions de dollars, générant des rendements pour toujours.

Ils ont transformé un coup de chance temporaire en prospérité durable.

Le fonds a des règles qui vont au-delà des simples rendements financiers. Il n'investit pas dans des entreprises productrices de tabac, certains types d'armements ou des entreprises responsables de graves dommages environnementaux. En 2025, il a désinvesti de sociétés opérant dans les colonies israéliennes et celles ayant des liens avec l'armée birmane. Il exclut également les entreprises exploitant du charbon et celles ayant des émissions de gaz à effet de serre inacceptables.

Oui, il y a de l'ironie dans un fonds financé par le pétrole évitant les investissements dans les combustibles fossiles. Mais c'est là tout le sens : la Norvège utilise l'argent du pétrole pour construire un avenir post-pétrole.

Le génie ne résidait pas dans la découverte du pétrole. De nombreux pays ont trouvé du pétrole. Le génie résidait dans la décision radicale de sauvegarder presque toute cette richesse, d'investir judicieusement et de résister à chaque pression politique pour la dépenser immédiatement.

Cela a nécessité une vision pour voir au-delà du cycle électoral suivant.

Cela a nécessité de la discipline pour suivre les règles pendant trois décennies sans exception.

Cela a exigé de l'humilité pour admettre que les Norvégiens du futur méritaient cette richesse autant que les générations actuelles.

La plupart des pays ne peuvent pas faire cela. La plupart des politiciens ne peuvent pas résister à la tentation. La plupart des sociétés exigent une gratification immédiate.

La Norvège a vu la malédiction qui a détruit d'autres nations pétrolières et a décidé de construire quelque chose de différent : une bénédiction qui se multipliera à travers les générations.

En 1996, ils ont commencé avec 150 millions de dollars.

Aujourd'hui, ils ont 2 trillions de dollars—et ce chiffre ne cesse de croître.

Dans 50 ans, lorsque les champs pétroliers norvégiens seront vides et que les plates-formes seront silencieuses, les enfants norvégiens iront à l'université gratuitement, les Norvégiens malades recevront des soins de santé de classe mondiale, et les Norvégiens âgés prendront leur retraite en toute sécurité—tout cela financé par un pétrole qui ne coulera plus depuis des décennies.

Parce qu'en 1990, la Norvège a fait un choix que la plupart des pays ne font jamais.

Ils ont choisi leurs petits-enfants plutôt qu'eux-mêmes.

Et ces petits-enfants—et leurs petits-enfants—vivront dans la prospérité grâce à ce choix.

Ce n'est pas simplement une bonne politique. C'est un chef-d'œuvre de pensée à long terme.

La Norvège a prouvé quelque chose de profond : il ne faut pas être le pays le plus riche pour être le plus sage. Il suffit d'avoir le courage d'épargner, la discipline d'attendre et la vision de construire pour des gens que l'on ne rencontrera jamais.

Ils ont trouvé du pétrole en 1969.

Ils ont créé un fonds en 1990.

Aujourd'hui, ils détiennent 1,5 % du monde.

Et ils l'ont fait en faisant ce que presque personne d'autre ne peut faire : ils ont dit non à l'argent facile aujourd'hui et oui à la richesse permanente demain.

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