Monjardindevignes Patrick

Monjardindevignes Patrick Vigneron en biodynamie en cave particulière en Minervois. Vins nature. Route de Cesseras 34210 SIRAN.

L eau c est la vie. Après un hiver très arrosé et un printemps très sec, la vigne a bien profité avec les réserves hydri...
14/06/2026

L eau c est la vie. Après un hiver très arrosé et un printemps très sec, la vigne a bien profité avec les réserves hydriques de l hiver. Espérons un minimum de pluie cet été et la recolte sera bonne.
Les premières cigales chantent.

11/06/2026

La planche le disait : la zone moyenne se fauche en juin, après la floraison. Mais c'est le moment le plus délicat de toute la tonte différenciée — car une fauche mal conduite détruit en dix minutes la petite faune qu'on a passé des semaines à accueillir. Voici, concrètement, comment réussir cette première coupe de juin sans saccager le travail 🌾

Cinq règles simples séparent une fauche qui nourrit le jardin d'une fauche qui le vide.

RÈGLE 1 — COUPER HAUT, JAMAIS AU RAS :

Le premier réflexe est de régler la lame haut : huit à dix centimètres, surtout pas à ras. Une coupe rase met le sol à nu, le cuit au soleil de juin, et déchiquette tout ce qui vit près de la terre. En laissant dix centimètres, on épargne les insectes, on protège les plantes en rosette, et la prairie repart bien plus vigoureusement.

RÈGLE 2 — LE SECRET CONTRE-INTUITIF : EXPORTER LE FOIN :

Voici le geste que presque personne ne fait, et qui change tout. Après la coupe, on ne laisse pas l'herbe sur place : on la laisse d'abord sécher deux à trois jours — le temps que les dernières graines retombent au sol et que la petite faune se mette à l'abri — puis on la ramasse. Pourquoi l'enlever ? Parce qu'un foin laissé sur place enrichit le sol en se décomposant, et un sol riche favorise les grandes graminées qui étouffent les fleurs. En exportant le foin, on appauvrit doucement le sol, et c'est précisément ce qui fait fleurir une prairie d'année en année. Le foin récupéré finira en paillis au pied des arbres ou au compost.

RÈGLE 3 — TOUJOURS GARDER DES REFUGES :

Ne fauchez jamais toute la zone d'un coup. Laissez systématiquement dix à vingt pour cent non fauchés : une bande le long de la haie, un îlot au milieu. Ces refuges sont vitaux — c'est là que se réfugient papillons, sauterelles et hérissons pendant la coupe, et c'est de là qu'ils recoloniseront l'herbe rase. À la fauche suivante, on déplace la bande pour ne jamais tout raser en même temps.

RÈGLE 4 — FAUCHER EN DOUCEUR :

La manière compte autant que le calendrier. Fauchez par temps sec, lentement, en partant du centre ou de la zone refuge vers l'extérieur : ainsi la faune fuit devant vous au lieu d'être encerclée. Privilégiez une faux, une cisaille ou une barre de coupe — surtout pas la débroussailleuse à fil passée au ras du sol, qui mutile orvets et hérissons tapis dans l'herbe.

RÈGLE 5 — LE BON TIMING DE JUIN :

Une nuance honnête, enfin, sur la date. La nidification des oiseaux au sol et le développement des chrysalides s'étalent de mai à la mi-juillet. Pour la zone moyenne fleurie, visez donc plutôt la seconde quinzaine de juin, une fois la floraison passée et les graines formées — et gardez vos refuges, justement pour les retardataires. Quant à la zone haute, la vraie prairie, elle ne se touche pas maintenant : sa fauche, c'est l'automne.

Couper haut, exporter le foin, garder des refuges, faucher doucement et au bon moment : la fauche de juin n'est pas un coup de tondeuse, c'est un geste de jardinier. Bien menée, elle rend la prairie plus fleurie chaque année — au lieu de la renvoyer à la case pelouse. 🌿

Superbe endroit pour rencontrer des producteurs et partenaires engagés sur la BIO. Animations et restauration sur place....
06/06/2026

Superbe endroit pour rencontrer des producteurs et partenaires engagés sur la BIO. Animations et restauration sur place.
Je vous ferai découvrir mes cuvées de vins nature.

🌤️ Le soleil revient dimanche !

C'est le moment idéal pour venir fêter les 40 ans de la Maison de l'Environnement et découvrir les saveurs de notre territoire 🌿

🍦 Smoothies et sorbets artisanaux
🍺 Bières bio locales
🍷 Vins du terroir
🍯 Miels et produits de la ruche
🥖 Pains paysans
🥗 Plats cuisinés bio
🥬 Fruits et légumes de saison
🌱 Tofu et tempeh artisanaux

Et bien d'autres gourmandises proposées par nos exposants bio locaux !

📅 Dimanche 7 juin
📍 Domaine de Restinclières

Venez déguster, échanger et célébrer avec nous ! 💚

Biocoop Lunel Biocoop l'Aile du Papillon au Crès Biocoop Jacou Biocoop Courreau Biocoop Clemenceau Biocoop Marianne-Montpellier Biocoop Agde L'Ephèbio Coopérative BioEnsemble Biocoop Bessan Biocoop Etang de Thau Biocoop Courondelle-Béziers Biocoop Salagou

Une semaine complète pour attacher à la ficelle une majorité des pieds de ce vieux Carignan à Calamiac.  Altitude 250m c...
27/05/2026

Une semaine complète pour attacher à la ficelle une majorité des pieds de ce vieux Carignan à Calamiac. Altitude 250m colline très exposée aux vents forts qui cassent les rameaux hauts et fragiles.

27/05/2026

20 STRUCTURES DU JARDIN À NE JAMAIS NETTOYER.

Ce ne sont pas des animaux. Ce ne sont pas des plantes. Ce sont les éléments qui structurent le jardin — les coins qu'on est tenté de « ranger », de tondre ou de jeter à la déchetterie. Chacun de ces 20 micro-habitats accueille un cortège entier d'espèces qui ne peuvent vivre nulle part ailleurs. Les supprimer revient à raser la troisième dimension du jardin, après la faune et la flore.

Tas de feuilles mortes (couche d'au moins 30 cm laissée à l'automne — refuge d'hibernation du hérisson, des grenouilles rousses, des crapauds communs, des chrysopes et des larves de carabes ; matrice de l'humus produit par les vers de terre) • Tas de bois mort (1 m² minimum 50 cm de haut — lucane cerf-volant dont les larves passent 3 à 6 ans dans le bois avant de devenir l'un des plus grands coléoptères d'Europe, salamandre tachetée, abeille charpentière violacée, mulot, muscardin, et la quasi-totalité des amphibiens qui y hibernent) • Vieille souche en décomposition (capricornes, cétoines dorées, champignons saprophytes décomposeurs, hérisson qui y construit son nid d'hiver — un sapro-habitat colonisé pendant 20 à 30 ans selon l'essence) • Mur en pierre sèche (lézard des murailles, lézard vert, hermine, abeilles maçonnes, scolopendres — refuge thermique restituant au crépuscule la chaleur accumulée le jour) • Tas de pierres en vrac (60 cm à 1 m de hauteur, colonisé en quelques semaines par orvets, crapauds, lézards et insectes poïkilothermes qui exploitent l'inertie thermique des pierres) • Coin d'orties (Urtica dioica, plante-hôte larvaire EXCLUSIVE du paon du jour et de la carte géographique — deux papillons qui n'ont aucune autre plante de substitution dans la nature française) • Tiges sèches verticales en hiver (berces, fenouils, échinacées, cardères laissées sur pied jusqu'en avril — abeilles caulicoles et rubicoles, syrphes et chrysopes adultes y hivernent ; jamais coupées en automne) • Petit point d'eau permanent (libellules colonisent en quelques jours, tritons palmés et crêtés en année 2, grenouilles, abreuvoir pour passereaux et mammifères) • Compost ouvert au sol (vers de terre, larves de cétoines dorées — auxiliaires de décomposition à distinguer des larves de hannetons —, staphylins et carabes prédateurs au-dessus, hérisson qui y chasse les nuits d'été) • Carré de sol nu ensoleillé (un mètre carré non paillé, parcelle dénudée et exposée plein sud — la nurserie de 70 % des abeilles sauvages françaises qui sont terricoles : andrènes, halictes, anthophores, collètes) • Pelouse non tondue (zone laissée à 15 cm en mai-juin — pissenlits, trèfle blanc, pâquerettes ; plantes-hôtes de papillons demi-deuil, mégère, myrtil et des hespérides) • Coquilles d'escargot vides au sol (osmies hélicicoles — Osmia bicolor, O. aurulenta, O. spinulosa — pondent EXCLUSIVEMENT dans des coquilles abandonnées, qu'elles obturent ensuite avec une feuille mâchée) • Cavités d'arbres anciens (trous de pic dans vieux troncs, fentes naturelles — sittelles torchepots, mésanges, chouettes hulottes, écureuils roux, chauves-souris arboricoles ; un seul arbre creux héberge plus de quarante espèces sur son cycle de décomposition) • Fissures de mur et de toiture (chauves-souris pipistrelles communes, hirondelles de fenêtre, abeilles solitaires — un gîte de pipistrelle capture 1 000 à 3 000 moustiques par nuit) • Couche de tonte ou paillage organique au sol (vers de terre, larves de chironomides, refuge nocturne pour staphylins et carabes ; protège le sol de l'évaporation et de l'érosion) • Flaque de boue qui ne sèche pas (hirondelles rustiques et de fenêtre y collectent la boue pour construire leurs nids — environ mille voyages par nid sur trois semaines ; les abeilles s'y abreuvent en été) • Toiles d'araignée d'angle (régulation des moustiques, mouches et pucerons ailés — une seule épeire diadème capture plusieurs centaines de proies par saison) • Mousse au pied des arbres et sur les pierres (refuge d'hibernation pour coccinelles à 7 points, chrysopes et syrphes adultes ; matériau exclusif du nid en boule du troglodyte mignon) • Vieille planche posée à plat au sol (coin chaud et abri sec : orvets, lézards des murailles, cloportes, carabes ; il suffit de la soulever doucement pour observer la microfaune sans la déranger) • Coin de ronces sèches verticales (tiges de ronce ou de framboisier coupées en hiver et liées verticalement contre un piquet ensoleillé — meilleur hôtel à insectes possible pour les abeilles rubicoles cératines, plus efficace que n'importe quel hôtel du commerce dont la moitié des tubes restent vides)

Un jardin sans ces 20 structures n'est pas un jardin maîtrisé. C'est un jardin sans relief écologique, où la faune et la flore peuvent passer mais ne peuvent pas vivre.

Allez on remet ça. Venez nous retrouver pour un moment convivial à l ombre sous les arbres du parc. Je vous ferai dégust...
24/05/2026

Allez on remet ça. Venez nous retrouver pour un moment convivial à l ombre sous les arbres du parc. Je vous ferai déguster les nouvelles cuvées 2025 toutes en vins natures.

Le Festival du Bien Manger revient au Jardin du Grand Rond !

📅 Les 29, 30 & 31 mai 2026
📍 Jardin du Grand Rond – Toulouse

Pendant 3 jours, découvrez un grand marché de producteurs locaux, des animations, ateliers, dégustations, animaux de la ferme, concerts et démonstrations autour d’une alimentation locale et responsable 🌿

🎟 Événement gratuit et ouvert à tous

👉 Plus d’infos via https://swll.to/1PxTceG

C est la floraison sur grenache et Carignan. Mourvedre et cinsault vont suivre très bientôt. Sur la dernière photo on vo...
22/05/2026

C est la floraison sur grenache et Carignan. Mourvedre et cinsault vont suivre très bientôt. Sur la dernière photo on voit déjà la nouaison, transformation de la fleur en baie.

22/05/2026

20 PLANTES DU JARDIN À NE JAMAIS ARRACHER.

Elles poussent entre les pavés, colonisent les bordures, montent dans les massifs et s'invitent dans le potager. La plupart des jardiniers les coupent, les arrachent ou les traitent au désherbant. Chacune de ces 20 plantes remplit un rôle irremplaçable — les éliminer revient à supprimer les fournisseurs gratuits du jardin un par un.

Pissenlit (Taraxacum officinale, premier pollen et nectar de l'année pour bourdons et abeilles solitaires dès février — feuilles et boutons comestibles, graines pour chardonnerets) • Ortie dioïque (Urtica dioica, plante-hôte larvaire d'une quarantaine d'espèces de papillons dont le paon du jour et la carte géographique qui n'ont aucune autre plante de substitution, feuilles riches en fer et protéines, purin liquide engrais et insectifuge) • Plantain lancéolé (Plantago lanceolata, plante-hôte de chenilles, feuilles antiseptiques cicatrisantes en cas de piqûre ou coupure, graines pour passereaux granivores) • Trèfle blanc (Trifolium repens, fixe l'azote atmosphérique dans le sol via les nodosités de ses racines — engraisse la pelouse gratuitement, nectar majeur pour bourdons et abeilles domestiques) • Pâquerette (Bellis perennis, première fleur visitée par les pollinisateurs en mars dans la pelouse non tondue, comestible en salade) • Achillée millefeuille (Achillea millefolium, ombelles plates qui accueillent syrphes, chrysopes et coccinelles — médicinale hémostatique traditionnelle) • Marguerite des prés (Leucanthemum vulgare, fleur reine des syrphes et des abeilles solitaires, indicatrice de prairie saine) • Coquelicot (Papaver rhoeas, fleur sauvage des moissons, pollen abondant pour abeilles, graines oléagineuses comestibles) • Lamier pourpre (Lamium purpureum, première source de nectar de la saison pour les premières abeilles solitaires dès février-mars) • Géranium herbe à Robert (Geranium robertianum, attire abeilles et syrphes du printemps à l'automne, médicinale traditionnelle, signal d'un sol équilibré) • Mauve sylvestre (Malva sylvestris, plante-hôte de la mégère et de plusieurs papillons, fleurs et feuilles comestibles, médicinale émolliente) • Bardane (Arctium minus, plante-hôte de plusieurs papillons, racines comestibles — l'inventeur du Velcro s'est inspiré en 1941 de ses capitules accrocheurs après une promenade avec son chien) • Bourrache (Borago officinalis, fleur la plus visitée par les abeilles au jardin selon les apiculteurs, fleurs comestibles au goût de concombre, ressemée d'année en année) • Lierre commun (Hedera helix, seule plante mellifère encore en fleurs en octobre-novembre — l'abeille du lierre Colletes hederae lui est exclusivement liée — baies d'hiver pour merles et grives, non parasite des arbres qu'il escalade) • Ronce (Rubus fruticosus, refuge de nidification le plus sûr de la haie pour rouges-gorges et fauvettes, 500 g à 1 kg de mûres par mètre linéaire en août-octobre, plante-hôte de plus de 100 espèces d'insectes) • Aubépine (Crataegus monogyna, abrite 149 espèces d'insectes selon les inventaires européens, fleurs mellifères en mai, baies rouges pour grives litornes en hiver, vit jusqu'à 500 ans) • Sureau noir (Sambucus nigra, fleurs en juin pour sirop et beignets, baies en septembre pour merles et étourneaux, médicinal — ne pas confondre avec le sureau hièble herbacé qui est toxique) • Prunellier (Prunus spinosa, premier arbuste en fleurs en mars avant l'apparition des feuilles, refuge épineux pour nidification, prunelles en automne pour la faune et la liqueur traditionnelle) • Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea, baies noires riches en lipides essentielles pour les migrateurs d'automne, rameaux rouge sang en hiver — décoratif sans entretien) • Fusain d'Europe (Euonymus europaeus, fruits roses caractéristiques en forme de bonnet de prêtre, graines orangées très visitées par rouges-gorges et merles, plante-hôte de la pyrale du fusain)

Un jardin sans plantes spontanées n'est pas un jardin contrôlé. C'est un jardin qui a perdu ses fournisseurs gratuits et qui paye à la jardinerie ce que la flore offrait sur place.

Biodynamiquement vôtre 2026 est officiellement sorti. Après de longs mois de travail, de dégustations, de coordination e...
17/05/2026

Biodynamiquement vôtre 2026 est officiellement sorti. Après de longs mois de travail, de dégustations, de coordination et de mise en page, le livre de W***y Kiezer est enfin disponible.

Mon jardin de vignes figure dans cette nouvelle édition consacrée aux vins en biodynamie.

Pour rappel, ce projet réunit plus de 620 vins dégustés à l’aveugle, issus de 325 domaines participants, avec des commentaires de dégustation, 100 coups de cœur, des articles de fond, et une préface signée Xavier Thuizat. L’idée, depuis le début, est simple : proposer un ouvrage unique, à la fois guide et r***e annuelle, pour mettre en lumière la richesse, la diversité et l’énergie des vins biodynamiques.

Vous pouvez le commander très simplement via le site de l’éditeur, avec une livraison rapide
https://bbdeditions.fr/nos-livres.html #!/Biodynamiquement-v%C3%B4tre/p/820605678. Chaque partage, chaque commande, chaque mot compte pour faire rayonner ce projet collectif.

ni bu ni connu

Magnifique travail de restauration du patrimoine rural mené par l association Ensirandan . Venez vous balader à Siran en...
13/05/2026

Magnifique travail de restauration du patrimoine rural mené par l association Ensirandan . Venez vous balader à Siran en pleine nature et découvrir les sentiers des capitelles et autres constructions en pierres sèches.

Adresse

Route De Cesseras
Autoire
34210

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 19:00
Mardi 09:00 - 19:00
Mercredi 09:00 - 19:00
Jeudi 09:00 - 19:00
Vendredi 09:00 - 19:00
Samedi 09:00 - 19:00

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