27/08/2026
🚨 3 crises frappent les agriculteurs actuellement!
Interrogé par France 3 Occitanie fin juillet, Marc-André Selosse, biologiste au Muséum national d'histoire naturelle et membre de notre Conseil scientifique, décrit une situation dont les conséquences s’additionnent lourdement : la chaleur, le manque d'eau, et l'envolée du prix des engrais, directement indexé sur celui du gaz.
Le tout dans un secteur où près de 43 % des agriculteurs ne gagnent même pas le SMIC, en travaillant bien plus de quarante heures par semaine !
Trois crises différentes donc, dont la source reste pourtant la même : un modèle agricole,
❌ qui dépend d'intrants achetés et importés,
❌ qui repose sur un partage inégal de la valeur ne permettant pas aux agriculteurs de vivre de leur métier,
❌ qui détruit les sols qui ne retiennent plus assez l'eau.
Promulguée la semaine dernière, la loi urgence agricole propose une solution : stocker davantage d'eau à l’aide de bassines.
Si stocker l’eau est une nécessité, Marc-André Selosse et de nombreux autres spécialistes de l’eau contestent l’idée de miser sur les bassines, qui restent la solution la moins efficace et la plus coûteuse.
Ce qu’il faut, explique Marc-André Sélosse, c’est d’abord s’appuyer sur ce qui fonctionne et existe déjà : l'agriculture de régénération des sols, l'agriculture biologique et la mise en place de pratiques agroécologiques. C’est avant tout en restaurant la vie biologique des sols et en adaptant les cultures que nous parviendrons à résoudre ces trois crises. Continuer à maintenir des cultures fortement consommatrices d’eau relève ainsi d’un non-sens.
La bonne nouvelle, c'est qu'un sol qu'on soigne redevient une réserve d'eau majeure. La moins bonne, c'est que ça prend des années, alors n'attendons plus et commençons dès maintenant!
👉Lire notre décryptage sur l’eau : https://www.fnh.org/eau-et-agriculture-consommation-partage/