L'Histoire indique que sa structuration en terrasses remonte à l'époque Romaine. Une légende dit que Charlemagne, de passage à Cornas en l'an 840, apprécie tellement le vin qu'il en fait expédier dans sa résidence d'Aix-la-Chapelle. Parmi ses plus illustres amateurs, on comptera également plus t**d Saint Louis (Louis IX), Louis XI, Charles Quint, le cardinal de Richelieu, ou encore Louis XV. Un ch
anoine de Viviers écrit alors sur l'église de la commune, « entourée de vignes ». Au Xe et XIe siècle, les vignes sont exploitées par l'Abbaye Saint-Chaffre (Monastier-sur-Gazeille, dans le Velay). Jusqu'en 1337 et le rattachement du Dauphiné à la France, le vin est essentiellement commercialisé dans l'arrière-pays, sur la rive droite du Rhône. Il sert alors de monnaie d'échange contre du blé. Le XVIIè siècle marque un tournant commercial pour le Cornas. En 1642, l'ouverture du canal de Briare, reliant la Loire à la Seine, permet de gagner le marché parisien, et marque ainsi le début de la renommée de l’appellation. En 1643, les livres de comptes de la Maison Faure, négociant bien connu à Saint-Péray, font état d’expéditions internationales de Cornas vers les grands marchés du Nord de l’Europe. Au cours du XIXe, la crise du phylloxéra et l'arrivée du mildiou touchent très durement la région. Les conséquences sont dramatiques, d'autant plus que l'urbanisation croissante autour de la ville de Valence menace la pérennité des vignes, dont la rentabilité est mise en concurrence avec celle dégagée par la construction immobilière. Néanmoins, la présence de négoce sur le plan local permet progressivement une reconstruction du vignoble. Fin XIXe, le Cornas est ainsi considéré comme le deuxième grand vin du nord de la vallée du Rhône, après l’Hermitage, mais devant le Côte Rôtie. La reconnaissance suprême intervient en 1938, année durant laquelle Cornas devient une Appellation d'Origine Contrôlée (A.O.C.).