11/08/2026
Mêmes calories, pourtant un kilo de gras en plus et les hormones en chute. Trois semaines.
Copenhague, 2025, publié dans Cell Metabolism. Un essai randomisé contrôlé, pas une enquête déclarative.
43 hommes, et chacun a mangé les deux régimes. Trois semaines d'ultra-transformé, trois mois de pause, puis trois semaines d'aliments bruts, dans un ordre tiré au sort. Mêmes protéines, mêmes lipides, mêmes glucides. Chaque participant était son propre témoin, ce qui élimine les différences individuelles.
Résultat : sous ultra-transformé, environ un kilo de masse grasse en plus en trois semaines, indépendamment des calories. La testostérone baisse. La FSH aussi, celle qui commande la production de sperme.
Et dans le sang de ces hommes, les chercheurs retrouvent un phtalate appelé cxMINP. Une molécule issue des plastiques, venue de l'emballage et du procédé de fabrication. Tu ne manges pas seulement l'aliment, tu manges ce qui l'entoure.
Chez les femmes, le mécanisme est différent. Il s'appelle le SHBG, une protéine fabriquée par le foie, dont le rôle est de transporter et neutraliser une partie des hormones se*****es. Quand l'insuline reste élevée en permanence, le foie en fabrique moins. Moins de SHBG, c'est plus de testostérone libre qui circule. Et cet excès d'androgènes aggrave à son tour la résistance à l'insuline. Un cercle, qui commence dans l'assiette.
Voilà pourquoi le même levier produit deux effets opposés. Chez l'homme la testostérone tombe, chez la femme les androgènes montent. Un seul point commun, l'ultra-transformé et l'insuline chronique.
Trois semaines ont suffi, chez de jeunes hommes en bonne santé. Le chercheur principal a dit lui-même avoir été frappé par le nombre de fonctions perturbées.
Alors non, ce n'est pas qu'une question de calories.
Le lien est dans ma bio.
Rodeff-nutrition.com
Source : Preston et al., Cell Metabolism, 2025.