18/08/2026
🧑🌾🚜🍇🍷🌱🇫🇷♥️🍀
Merci pour vos messages et vos soutiens mais ce n’est pas nous qui avons écrit ce texte mais par contre nous le pensons fortement et le vivons🧑🌾🚜🍇🍷🌱🇫🇷♥️🍀
Je vais me permettre une petite mise au point, parce que lire certains commentaires devient franchement lassant.
Vous n’aimez pas le vin ? Vous ne buvez pas d’alcool ? Aucun problème. Chacun ses goûts, chacun ses choix. 🍷
Mais ne pas aimer le vin ne donne pas le droit de dénigrer le travail de ceux qui le produisent.
Derrière une bouteille, il n’y a pas simplement « du raisin mis dans une bouteille et vendu cher ».
Il y a une année entière de travail.
Des mois passés dans les vignes, par tous les temps.
De la taille en hiver.
Du travail du sol.
Du palissage.
De l’ébourgeonnage.
Du relevage.
De l’effeuillage.
Des traitements et de la surveillance permanente de la vigne.
Des heures de travail, des salariés, du matériel, du carburant, des investissements, des charges…
Et puis il y a ce que personne ne maîtrise : la météo.
2026 nous le rappelle une nouvelle fois.
Une année particulièrement compliquée, avec une météo qui impose ses règles et des parcelles qui n’évoluent pas toutes de la même manière.
Certains ont commencé à vendanger dès le 10 août.
D’autres attendent encore.
Certains avancent leurs dates.
D’autres les repoussent.
Et derrière tout ça, il y a des vignerons qui doivent prendre des décisions extrêmement importantes en quelques jours, parfois avec des conséquences économiques considérables.
Alors oui, le prix d’une bouteille peut augmenter.
Mais franchement… est-ce vraiment surprenant ?
Le gasoil augmente.
L’électricité augmente.
Les assurances augmentent.
Les bouteilles augmentent.
Les cartons augmentent.
Les capsules augmentent.
Les prestations augmentent.
Les salaires augmentent.
Le matériel augmente.
Et pourtant, lorsqu’il s’agit d'une bouteille de vin, certains semblent découvrir soudainement que produire coûte de l'argent.
On entend :
👉 « Les bouteilles seront plus chères. »
👉 « Ils s'en mettent plein les poches. »
👉 « Les vignerons ne sont jamais à plaindre. »
👉 « Ils trafiquent le vin. »
Mais bizarrement, quand le plein de gasoil coûte une fortune ou qu'un caddie de courses devient un luxe pour certaines familles, on comprend beaucoup mieux que tout augmente.
Et surtout, arrêtons avec le fameux :
« Je n'ai jamais vu un vigneron faire faillite. »
Parce que visiblement, certains parlent d'un monde qu'ils ne connaissent absolument pas.
Il existe des petits domaines, des exploitations familiales, des vignerons qui travaillent énormément et qui sont parfois à quelques difficultés de trésorerie près de se retrouver en très grande difficulté.
Des domaines qui doivent emprunter pour financer leur exploitation.
Des domaines qui doivent parfois demander des délais ou des prêts pour pouvoir payer leurs salariés, leurs fournisseurs ou leurs prestataires et simplement continuer leur activité.
Des hommes et des femmes qui peuvent travailler toute une année et voir une partie de leur récolte compromise par le gel, la grêle, la sécheresse, la canicule, les maladies ou une maturité qui évolue trop rapidement.
Et malgré tout ça, ils continuent.
Ils se lèvent tôt.
Ils travaillent.
Ils investissent.
Ils prennent des risques.
Ils recommencent chaque année.
Alors oui, vous avez parfaitement le droit de trouver le vin trop cher.
Vous avez parfaitement le droit de ne pas en acheter.
Vous avez parfaitement le droit de ne pas en boire.
Mais avant de cracher sur le prix d'une bouteille ou de dénigrer ceux qui la produisent, essayez simplement de comprendre ce qu'il y a derrière.
Parce que la critique est facile depuis son canapé.
Passez donc une année dans les vignes.
De janvier à décembre.
Sous la pluie.
Dans le froid.
Sous 35 ou 40 degrés.
Avec les gelées matinales.
Avec les alertes météo.
Avec les nuits à surveiller les parcelles.
Avec les factures qui arrivent même lorsque la récolte est mauvaise.
Et ensuite, on pourra discuter.
Au Domaine de Mermès , nous sommes producteurs, vignerons dans l’âme . Nous savons donc directement, année après année, le travail réalisé par ces femmes et ces hommes.
Et croyez-moi :
le métier de vigneron est loin d'être le long fleuve tranquille que certains imaginent.
Alors en cette période de vendanges 2026, un peu de respect pour ceux qui font vivre nos terroirs ne ferait de mal à personne. 🍇
On peut ne pas aimer le vin.
On peut trouver une bouteille trop chère.
Mais on peut aussi respecter le travail des autres.
Et ça, ça ne coûte rien.
’Ardeche