04/04/2026
L'UE s’apprête, en toute discrétion, à autoriser de nouveaux types d'OGM, sans que les conséquences sur notre santé et l'environnement soient bien évalués, sans que les consommateurs soient informés de leur présence dans les produits achetés et avec à la clé un système de brevet qui privatise le vivant...
Notre santé et notre futur sont encore en jeu face au business de l'agro-industrie alors que des solutions respectueuses telles que l'agroécologie existent et fonctionnent !
"Contrairement aux OGM classiques, les NGT ne font pas appel à des gènes étrangers à l'espèce modifiée : on reste au sein d'une même famille végétale. La technique phare est CRISPR-Cas9, surnommée "ciseaux moléculaires", qui permet de cibler et modifier des séquences précises du génome. Ses promoteurs la présentent comme une avancée propre, rapide et sans danger.
Mais Isabelle Goldringer tempère cet enthousiasme : « Ce n'est pas parce qu'on cible un endroit précisément que c'est complètement sécurisé. » Elle rappelle que des effets non-intentionnels sur d'autres gènes restent possibles, et que l'ANSES, l'agence sanitaire française, a elle-même indiqué qu'il n'était pas possible d'écarter des risques pour la santé et l'environnement.L'accord européen distingue deux catégories de NGT. Les plantes ayant subi moins de 20 modifications génomiques — soit la quasi-totalité de celles actuellement développées — seront exemptées d'évaluation, de traçabilité et d'étiquetage. Aucun État membre ne pourra s'y opposer.
Pour Vincent Lucchese, le compte est vite fait : « Demain, dans le supermarché, vous aurez des tomates, des pommes, des poissons, et vous ne pourrez pas savoir s'ils ont été modifiés génétiquement. » Derrière cette libéralisation, quatre géants du secteur — Bayer-Monsanto, BASF, Syngenta et Corteva — contrôlent 60 % du marché mondial des semences et ont tout intérêt à voir l'Europe s'ouvrir.
Autre sujet d'alarme : la brevetabilité des NGT, qui permettrait à ces multinationales de réclamer des royalties à tout agriculteur utilisant une plante modifiée — voire contaminée à son insu."
C’est une nouvelle génération d'OGM que l'Union européenne veut introduire dans l'agriculture. Après les organismes génétiquement modifiés (OGM), les champs européens seront-ils bientôt envahis de plantes provenant de nouvelles techniques génomiques (NGT) ?