31/08/2026
À un moment, il faut arrêter de fermer les yeux.
Derrière les chiffres, les stratégies financières, les cours de Bourse et les dividendes, il y a une réalité que certains dirigeants semblent parfois oublier : il y a des femmes et des hommes.
Des salariés qui se lèvent chaque matin pour faire tourner les magasins.
Des franchisés qui mettent leur argent, leur patrimoine, leur énergie et parfois leur santé dans leur entreprise.
Des gérants qui travaillent des heures interminables parce qu’ils aiment leur métier et qu’ils croient encore en leur enseigne.
Et aujourd’hui, beaucoup n’arrivent tout simplement plus à joindre les deux bouts.
Pendant que certains raisonnent en millions, en rentabilité et en performance financière, nous, sur le terrain, nous devons composer avec des charges qui explosent, des marges qui se réduisent, des contraintes toujours plus nombreuses et une pression permanente.
Qui pense réellement à ceux qui font vivre les magasins ?
Parce qu’il ne faut pas se tromper : la puissance de Carrefour ne vient pas uniquement de ses dirigeants ou de ses actionnaires.
La véritable force de Carrefour, ce sont ses salariés. Ce sont ses franchisés. Ce sont ses commerçants. Ce sont tous ceux qui, chaque jour, ouvrent leurs portes, remplissent leurs rayons, accueillent leurs clients et se battent pour maintenir leur entreprise debout.
Et lorsque ceux qui sont au sommet prennent des décisions qui fragilisent ceux qui sont à la base, il arrive un moment où il faut avoir le courage de le dire.
L’article publié aujourd’hui et les éléments évoqués dans cette affaire judiciaire doivent nous interpeller. La justice devra faire son travail, établir les responsabilités et déterminer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.
Mais une chose est certaine : nous ne devons plus accepter que les salariés et les franchisés soient considérés comme de simples variables d’ajustement.
Nous ne sommes pas des numéros.
Nous ne sommes pas des lignes dans un tableau Excel.
Nous ne sommes pas là uniquement pour alimenter les résultats et enrichir ceux qui sont déjà au sommet.
Nous sommes la force vive de Carrefour.
Et si certaines pratiques ou certaines décisions ont réellement porté préjudice à ceux qui travaillent sur le terrain, alors j’espère sincèrement que la justice ira jusqu’au bout, sans pression et sans distinction, et que chacun devra répondre de ses actes.
Parce qu’un jour, les masques finissent toujours par tomber.
Et ce jour-là, j’espère que la lumière sera faite sur tout ce qui doit l’être.
Carrefour ne doit pas être une machine à enrichir quelques-uns.
Carrefour doit rester une entreprise portée par ceux qui la font vivre.
✊ Pour les salariés.
Pour les franchisés.
Pour les commerçants.
Pour tous ceux qui se battent chaque jour pour leur magasin et leur entreprise.
Nous méritons du respect. Nous méritons d’être entendus. Et surtout, nous méritons de pouvoir vivre dignement de notre travail.