20/04/2026
On m’a volé mes cabanes. Oui, des cabanes… mais pas n’importe lesquelles. Une cabane à insectes et une cabane à oiseaux que j’avais installées dans mes vignes pour favoriser la biodiversité, pour aider la nature à trouver sa place au cœur de nos parcelles, pour travailler autrement, avec respect et cohérence.
Ces abris n’avaient aucune valeur de revente significative. Leur vraie valeur était écologique : offrir un refuge aux pollinisateurs, aux auxiliaires de culture, aux oiseaux qui participent naturellement à l’équilibre de l’écosystème. Ils faisaient partie d’une démarche volontaire pour encourager la vie et prendre soin de notre environnement.
Les voler, ce n’est pas seulement prendre un objet en bois. C’est détruire un effort, un engagement, une conviction. C’est mépriser le travail de ceux qui essaient, à leur échelle, de faire mieux.
Je suis en colère. En colère parce que promouvoir la biodiversité ne devrait pas exposer à ce genre de comportement absurde et irrespectueux.
Si quelqu’un pense que ce geste est anodin, qu’il sache qu’il ne l’est pas. Derrière ces installations, il y a du temps, de l’énergie, des moyens, et surtout une volonté sincère d’améliorer l’impact de notre agriculture.
J’espère sincèrement que la personne qui a fait cela prendra conscience de la stupidité de son geste et que ces cabanes seront rendues. À défaut, je continuerai malgré tout à défendre une viticulture respectueuse du vivant, parce que c’est une conviction profonde et non une simple décoration de paysage.
Respectons ceux qui essaient de faire évoluer les pratiques. Respectons la nature. Respectons le travail des autres.