Fonréaud, un nom issu d’une légende ainsi qu’un emplacement sur le toit du Médoc font déjà de cette propriété un lieu exceptionnel. « Fonréaud », autrefois « Font-réaux », signifie « Fontaine Royale ». En effet, la légende veut qu’au XIIe siècle, le roi d’Angleterre et époux d’Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, se soit arrêté là, pour se désaltérer à une source bien fraîche. Elle existe to
ujours dans notre parc. Les chais actuels ont été construits au XVIIe siècle, puis remaniés au fil du temps. Le château a remplacé le corps de ferme originel, lorsqu’en 1850, Henri Le Blanc de Mauvezin, alors propriétaire, décida de sa construction. Achevé en 1855, le château, construit sur les plans de l’architecte bordelais Garros, vous séduira par son architecture d’une grande élégance. En 1962, Léo Chanfreau, viticulteur en Algérie, rentre avec sa famille en Métropole. Il visite alors de nombreuses propriétés puis tombe amoureux de Fonréaud. Tout est à refaire : le vignoble ne compte plus que 17 hectares de vignes très anciennes et les vénérables cuves en bois du cuvier sont vouées à la destruction. Léo se lance avec enthousiasme dans ce nouveau challenge. Il replante la vigne, construit le cuvier en béton, que nous utilisons encore aujourd’hui, et entreprend de gros travaux dans le château dont l’aile sud qu’il rebâtit pierre par pierre. Victime d’un accident de tracteur en 1970, il laisse son œuvre inachevée. Son père, Marcel, Chanfreau, qui réside au Château Lestage, prend alors le relais jusqu’à ce que Jean, alors enfant, décide de venir s’installer à Listrac dès la fin de ses études d’ingénieur agronome. Aujourd’hui, Jean, Marie-Hélène ainsi que Caroline Chanfreau-Philippon vivent ce vignoble avec passion et peaufinent chaque millésime avec pour ambition de faire des vins élégants, fins conjuguant fruit, rondeur, avec une bonne capacité à vieillir. Jean Chanfreau, gérant du domaine depuis 1978, à 20 ans, s’installe à Fonréaud en 1981. En 1985 démarrent les travaux de finition du château et d’optimisation du vignoble. Ils dureront six ans durant lesquels Jean et Marie-Hélène auront le bonheur de voir naître quatre enfants : Guillaume (1984), Loïc (1986), Tiphaine (1987) et Juliette (1991). Dès 1983, Château Fonréaud est reconnu par la profession en devenant membre de l’Académie du Vin de Bordeaux et du cercle fermé de l’Union des Grands Crus. Tel un amphithéâtre, le vignoble fait face au château depuis les origines du cru. Seule la création des appellations d’origine contrôlée est venue le scinder entre l’ Appellation Listrac-Médoc et l’ Appellation Moulis en Médoc. Ses vignes occupent le point culminant du Médoc (43 m) ainsi que ses pentes graveleuses. Sur ces magnifiques pentes graveleuses sont produits un Listrac, le Château Fonréaud, et un Moulis, Château Chemin Royal, mais aussi un Bordeaux blanc, Le Cygne de Fonréaud, qui fait le bonheur des amateurs de grands vins blancs. La vigne est cultivée dans le plus grand respect de la plante et de l’environnement selon les préceptes de la Méthode Cousinié. Notre terroir occupe une situation privilégiée car il appartient à la haute terrasse de graves du Médoc. Idéalement située à mi-chemin entre l’Océan Atlantique et l’estuaire de la Gironde, cette terrasse de graves pyrénéennes qui surplombe le Médoc assure au vignoble un micro-climat unique et des conditions idéales en matière de drainage. Ces éléments sont déterminants pour la maturation et la qualité du raisin. Mosaïque de sols de graves reposant sur un socle argilo-calcaire oligocène, selon leur nature, nos sites de terroirs sont plantés en cépages classiques du Médoc. Le Cabernet Sauvignon, cépage de prédilection des sols de graves sèches et profondes, est l’âme de nos vins avec ses arômes de fruits noirs, son impétuosité et sa structure. Le Merlot, planté sur des sols un peu plus nourriciers, apporte fruité, onctuosité et gourmandise. Le Petit Verdot, à l’aise sur sols chauds, délivre une couleur intense et des notes épicées.