Maison Espalanusse

Maison Espalanusse Aux pieds des vallées d'Aspe et d'Ossau, au coeur du Béarn, venez découvrir ce clos béarnais

Les premiers abricots sont là ! 🍑Quelques fruits seulement, mais quelle récompense !Des abricots cueillis à parfaite mat...
21/06/2026

Les premiers abricots sont là ! 🍑

Quelques fruits seulement, mais quelle récompense !

Des abricots cueillis à parfaite maturité, gorgés de soleil, juteux à souhait et avec ce vrai goût d’abricot que l’on oublie parfois. Pas de produit chimique, pas de traitement miracle, juste un arbre, du temps, de la patience et un peu d’attention.

C’est aussi cela que nous recherchons à Maison Espalanusse : retrouver des saveurs authentiques, respecter les saisons et redécouvrir le plaisir simple de manger un fruit cueilli quelques secondes avant d’être dégusté.

On comprend alors pourquoi nos anciens plantaient des arbres fruitiers : ils savaient qu’ils offraient bien plus que des fruits… ils offraient des souvenirs.

Et vous, quel est le fruit qui vous rappelle le plus votre enfance ? 🌳🍑

Cette année encore, les confitures s’alignent sur les étagères de la Maison Espalanusse… et ce n’est que le début !L’an ...
11/06/2026

Cette année encore, les confitures s’alignent sur les étagères de la Maison Espalanusse… et ce n’est que le début !

L’an dernier, nous avions malheureusement perdu une partie de notre production. Une leçon précieuse. Alors cette année, nous nous sommes retroussé les manches pour mettre en pratique ce que nous défendons souvent : la résilience.

Produire, c’est bien. Transformer, conserver et valoriser, c’est encore mieux.

Confitures, coulis, fruits congelés, bocaux… chaque récolte mérite d’être préservée. Car le jardin n’est pas seulement un lieu de production, c’est aussi une école de patience, d’anticipation et de bon sens paysan.

Et puis derrière ces récoltes, il y a aussi les liens humains.

Depuis plusieurs semaines, nous fournissons tous les deux ou trois jours un ami engagé dans un long chemin de guérison. Myrtilles, fraises, mûres, baies de mai, amélanches, framboises… De petits paniers de fruits qui, nous l’espérons, apportent un peu de force, de vitamines et surtout un message simple : nous pensons à toi.

C’est aussi cela, pour nous, l’abondance. Non pas accumuler, mais avoir suffisamment pour partager.

Alors nous continuons de planter. Toujours.

Parce que les arbres que nous mettons en terre aujourd’hui nourriront peut-être demain nos enfants, nos amis, nos visiteurs ou quelqu’un qui en aura besoin.

Et finalement, quelle plus belle définition de l’espérance qu’un arbre fruitier que l’on plante sans être certain d’en goûter tous les fruits ?

Petit mea culpa aujourd’hui…Comme beaucoup de monde, j’ai utilisé par le passé ces appâts bleus ou rouges destinés à éli...
06/06/2026

Petit mea culpa aujourd’hui…

Comme beaucoup de monde, j’ai utilisé par le passé ces appâts bleus ou rouges destinés à éliminer rats et souris. Je pensais bien faire, protéger les bâtiments, les réserves ou les animaux domestiques. Puis j’ai découvert leurs conséquences réelles.

Ces produits provoquent rarement une mort immédiate. Le rongeur empoisonné continue souvent à vivre plusieurs jours, le temps de sortir, de se déplacer et malheureusement… de devenir une proie.

Une chouette qui nourrit ses petits, un hibou, une buse, un renard, une fouine ou même un chat peuvent alors capturer un animal contaminé. Le poison remonte ainsi toute la chaîne alimentaire et touche ceux qui nous rendent pourtant un immense service en régulant naturellement les populations de rongeurs.

Combien de rapaces nocturnes meurent chaque année dans un silence total à cause de cette contamination indirecte ? Combien de nichées de chouettes ne verront jamais le jour parce qu’un parent a rapporté une proie empoisonnée au nid ?

À Maison Espalanusse, où nous essayons de favoriser la biodiversité, la présence des chouettes, hiboux et autres prédateurs naturels est une chance. Ils sont nos meilleurs alliés.

Alors si vous devez lutter contre les rats ou les souris, il existe d’autres solutions : pièges mécaniques, cages de capture, gestion des sources de nourriture, ou même la bonne vieille ta***te qui, bien que radicale, évite d’empoisonner tout un écosystème.

Par pitié, réfléchissons avant d’utiliser ces appâts faciles mais terriblement destructeurs.

Pour les chouettes.
Pour les hiboux.
Pour tous ces prédateurs discrets qui travaillent chaque nuit gratuitement pour nous.

Et parce que parfois, protéger la nature commence simplement par renoncer à un geste que l’on croyait anodin.

On avait le sens du détail autrefois… et peut-être surtout le sens de l’harmonie.Quand l’extension Est de Maison Espalan...
02/06/2026

On avait le sens du détail autrefois… et peut-être surtout le sens de l’harmonie.

Quand l’extension Est de Maison Espalanusse est créée — ou profondément remaniée — en 1791, quelque chose d’étonnant apparaît sur la façade sud : cette fenêtre en trompe-l’œil.

À première vue, on pourrait presque passer devant sans la voir. Mais lorsqu’on prend le temps d’observer, on devine encore, dans la partie haute centrale, quelques traces grisées… comme si l’on avait voulu suggérer les reflets d’une véritable fenêtre.

Pourquoi créer une fausse ouverture ?
Très probablement pour conserver l’équilibre de la façade, sa symétrie, cette recherche d’esthétique que les bâtisseurs ruraux avaient encore profondément ancrée dans leur manière de concevoir une maison.

Et puis il y a ces briques…à droite de la fenêtre trompe l’œil !
Placées comme pour laisser croire à la présence d’une cheminée derrière ce mur. Pourtant, aucune cheminée à l’étage, aucune trace d’un conduit ancien.
Alors quoi ? Une intention abandonnée ? Une anticipation pour plus t**d ? Une modification de projet en cours de chantier ?

C’est tout ce qui nous passionne ici.

Chaque façade devient une enquête.
Chaque pierre semble raconter plusieurs histoires à la fois.

Christian, l’archéologue venu visiter Espalanusse, a immédiatement relevé ces détails. Et il a aussi remarqué que les encadrements de portes et de fenêtres appartiennent à deux époques différentes… signe probable de remaniements successifs au fil des siècles.

C’est cela que nous aimons profondément à Maison Espalanusse :
une maison qui ne se livre jamais entièrement.
Une maison faite de reprises, d’hésitations, d’adaptations, de traces humaines.
Une maison vivante.

L’abondance n’est pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on fait pousser. À Maison Espalanusse, nous faisons p...
02/06/2026

L’abondance n’est pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on fait pousser. À Maison Espalanusse, nous faisons pousser des légumes, des arbres, des fleurs… mais aussi des liens, de la transmission et un peu d’avenir.
Et lorsque Paul revient du jardin les bras chargés de mûres et de framboises, nous nous disons que la véritable richesse est peut-être simplement là : dans ces récoltes partagées, dans le temps passé ensemble, et dans cette terre ancienne qui continue, saison après saison, à nourrir bien plus que nos assiettes. » 🌿🍇🏡

Il y a des week-ends qui laissent plus qu’un souvenir.Ils laissent une trace.Voir Paul grandir au sein de la Compagnie d...
28/05/2026

Il y a des week-ends qui laissent plus qu’un souvenir.
Ils laissent une trace.

Voir Paul grandir au sein de la Compagnie des Écharpes Blanches est pour moi une immense fierté de père. Le voir enfiler son habit, prendre son rôle au sérieux, passer des heures à expliquer, transmettre, raconter… parfois même en oubliant presque de manger parce qu’il y a encore des visiteurs à accueillir et une histoire à faire vivre… ça vaut tous les discours.

Et puis je me pose souvent cette question : que partage-t-on réellement aujourd’hui avec nos enfants ?
Quelques repas entre deux journées trop remplies ?
Des week-ends qui passent à toute vitesse ?
Quel temps nos sociétés nous laissent-elles vraiment pour leur consacrer ce qu’il y a de plus précieux : notre présence ?

Alors moi, je savoure chaque instant.
Chaque montage de campement, chaque visite, chaque trajet, chaque discussion au détour d’une allée des Écharpes Blanches ou d’un chantier à Maison Espalanusse.
Parce qu’en septembre, il aura déjà 17 ans.
Et que tout cela passe à une vitesse f***e.

Dans un monde où tout va vite, où l’on consomme souvent sans racines ni mémoire, voir un jeune de son âge s’investir ainsi pour transmettre un petit morceau de l’histoire de notre terre d’adoption qu’est le Béarn me touche profondément.

Et puis il y a cette aventure parallèle, presque liée désormais : Maison Espalanusse.
Comme si tout cela formait un même fil.
Celui de la transmission.
Des vieilles pierres, des gestes anciens, des histoires locales, des paysages, des mots, des savoir-faire… et surtout des moments partagés entre générations.

Une des dernières paroles de l’Ancien Testament dit :
« Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères. »

Je crois qu’au fond, tout est là.
Et pour cela… reconnaissance infinie.

Ces derniers jours, entre chaleur précoce, manque de pluie et sols déjà secs en plein mois de mai, je me suis replongé d...
27/05/2026

Ces derniers jours, entre chaleur précoce, manque de pluie et sols déjà secs en plein mois de mai, je me suis replongé dans quelques lectures sur l’histoire du climat.
Et une chose frappe rapidement : nos ancêtres parlaient déjà de sécheresses terribles, de chaleurs anormales ou d’années sans pluie.
Bien avant les stations météo, les prêtres, moines, notaires ou chroniqueurs tenaient des registres où ils notaient ce qui bouleversait la vie quotidienne :
« les blés brûlèrent » « les sources tarirent » « les rivières baissèrent fortement » ou encore « on fit des processions pour demander la pluie ».
Certaines chroniques médiévales évoquent plusieurs mois presque sans pluie. Au XIVe siècle déjà, des textes parlent d’une « sécheresse insupportable » touchant une grande partie du royaume. Au XVIIe siècle, certaines périodes sèches auraient duré près d’une année.
Alors forcément cela interroge.
Le climat a-t-il toujours varié ? Probablement oui.
Mais il faut aussi rester humble : plus on remonte dans le temps, moins les mesures sont précises. Nos ancêtres observaient remarquablement leur environnement… mais ils ne disposaient ni de satellites, ni de réseaux mondiaux de mesures, ni de relevés homogènes comme aujourd’hui.
Ils décrivaient surtout les événements marquants. Les années terribles restaient dans les mémoires. Les années ordinaires beaucoup moins.
Aujourd’hui, nous avons des outils infiniment plus précis pour observer l’évolution du climat à l’échelle globale. Mais l’histoire nous rappelle aussi une chose essentielle : le climat de la Terre n’a jamais été totalement figé.
Peut-être que la sagesse consiste justement à tenir ensemble ces deux réalités : reconnaître que le vivant et le climat ont toujours été mouvants… tout en observant avec sérieux les transformations actuelles.
À force de restaurer une vieille maison, de regarder les sols, les haies, les mares, les abeilles ou les arbres, on finit par comprendre quelque chose de simple :
avant d’affirmer, il faut observer longtemps.
Car l’histoire du climat ne se lit pas seulement dans les livres.
Elle est écrite partout autour de nous.

Les frelons asiatiques sont désormais une réalité de nos campagnes… et lorsque l’on possède des ruches, difficile d’igno...
23/05/2026

Les frelons asiatiques sont désormais une réalité de nos campagnes… et lorsque l’on possède des ruches, difficile d’ignorer la pression qu’ils exercent sur les abeilles.

À Maison Espalanusse, nous venons donc d’installer 3 pièges BeeVital dans l’environnement proche de la ruche afin d’observer leur efficacité réelle sur le terrain.

L’idée n’est pas de tomber dans une guerre aveugle contre tout ce qui vole. Le sujet est complexe. Chaque intervention sur le vivant doit être réfléchie, mesurée et observée avec humilité. Mais protéger les abeilles domestiques — déjà fragilisées par tant de facteurs — devient parfois nécessaire.

Nous allons donc suivre cela sérieusement :
• nombre de captures,
• évolution dans le temps,
• période d’activité,
• impact autour du rucher,
• sélectivité éventuelle du piège.

Je partagerai ici des points réguliers et les résultats, bons ou mauvais, sans prétendre détenir une vérité absolue. Juste une expérimentation de plus menée à Espalanusse, où l’on essaie d’observer avant d’affirmer.

Parce qu’aujourd’hui, protéger la biodiversité passe aussi par une meilleure compréhension des équilibres… et des déséquilibres que nous avons créés.

Planter une haie, ce n’est pas seulement dessiner une limite.À Espalanusse, Isa et Paul plantent du miscanthus, aussi ap...
12/05/2026

Planter une haie, ce n’est pas seulement dessiner une limite.
À Espalanusse, Isa et Paul plantent du miscanthus, aussi appelé “herbe à éléphant”. Une plante étonnante, belle… et pleine de sens.

Pourquoi le miscanthus ?

🌱 Parce qu’il pousse sans traitements chimiques.
🌱 Parce qu’il capte beaucoup de carbone durant sa croissance.
🌱 Parce qu’il protège les sols et favorise la biodiversité.
🌱 Parce qu’il crée rapidement des brise-vues et coupe-vents naturels.
🌱 Parce qu’une fois récolté, il peut servir de paillage, de litière animale, d’isolant ou même de combustible.

Une plante géante, discrète et humble, qui rappelle qu’on peut parfois produire, protéger et embellir en même temps.

Et puis il y a quelque chose de beau à voir plusieurs générations planter ensemble ce qui deviendra demain un refuge pour le vivant… et peut-être un souvenir pour ceux qui passeront ici après nous.

À l’heure où certains projets industriels lorgnent nos forêts pour alimenter des filières dites “vertes”, et où les étés deviennent chaque année plus secs et plus brûlants pour des cultures gourmandes en eau comme le maïs, peut-être est-il temps d’ouvrir d’autres chemins.

Et si demain certaines terres accueillaient davantage de haies, de miscanthus, d’agroforesterie et de cultures plus résilientes ?
Un moyen peut-être de rendre service à tout le monde à la fois : aux agriculteurs, à nos sols, à nos rivières… et à ces forêts que l’on ne peut pas considérer éternellement comme un simple stock à avaler.

Belle trace que cette épigraphie… 1684, gravée dans la pierre, comme un souffle figé du temps.1684.Pendant qu’ici, à Esp...
05/05/2026

Belle trace que cette épigraphie… 1684, gravée dans la pierre, comme un souffle figé du temps.

1684.
Pendant qu’ici, à Espalanusse, Jean de Espana Nusse laisse son nom et son empreinte, le monde, lui, est en mouvement.

En France, c’est le règne absolu de Louis XIV. Le Roi Soleil est à l’apogée de sa puissance. Versailles rayonne, la cour s’organise, et le royaume affirme son autorité.
Mais derrière le faste, les tensions sont là : les protestants sont de plus en plus contraints, et l’on s’approche doucement de la révocation de l’Édit de Nantes, qui surviendra l’année suivante.

Cette même année 1684, la France bombarde Gênes pour affirmer sa domination en Méditerranée. L’Europe est un échiquier, et chaque royaume avance ses pièces.

Plus au nord, les tensions persistent entre puissances maritimes. Plus à l’est, l’Empire ottoman recule après ses grandes offensives. Le monde bascule lentement vers de nouveaux équilibres.

Et ici ?
À Espalanusse, loin des palais et des canons, on bâtit, on vit, on inscrit son nom dans la pierre.
Peut-être un homme fier de son ouvrage. Peut-être une famille qui s’ancre.
Un geste simple… et pourtant traversé par toute l’histoire de son temps.

Aujourd’hui, le porche est toujours là.
La pierre parle encore.
Mais la porte, elle, a disparu — arrachée sans doute lors des années d’abandon.

Comme si le lieu avait été ouvert de force au silence.

Reste l’essentiel :
une date, un nom… et ce lien fragile entre ceux qui ont été, et ceux qui tentent aujourd’hui de faire vivre à nouveau ces murs.

Adresse

338 Chemin De Bernateix
Lucq-de-Béarn
64360

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