01/08/2026
La femme cheval est définitivement une espèce à part.
Je ne sais pas très bien ce qui nous prend, un jour, de nous enticher de ces grands êtres-là, de ces corps immenses, de ces souffles chauds, de ces présences qui finissent par prendre toute la place dans une vie, tout en sachant parfaitement qu’en les aimant, on signe aussi pour l’une des plus grandes peines de notre existence : celle du jour où ils partiront.
Et pourtant, on y va, on y va sans négocier une seule seconde, on y va tout entières.
Parce qu’il existe un lien entre une femme et son cheval que personne ne peut vraiment comprendre, sauf peut-être une autre femme cheval. Un lien silencieux, viscéral, vrai, sans filtre.
Il y a cette sécurité qu’il nous apporte, cette manière qu’il a de nous ramener au sol, au souffle, au corps, quand tout part dans tous les sens. Cet amour totalement à part, qui ne ressemble ni à l’amour amoureux, ni à l’amitié, ni même à l’amour que l’on porte à ses enfants.
C'est un regard, une présence comme un pacte invisible entre deux êtres qui, quelque part, se reconnaissent.
Et lui…
Lui, il est tout ça pour moi.
Il est mon ancrage quand tout vacille, et celui qui m’élève quand son galop m’emporte au-delà de moi-même. Dans le battement de ses sabots, il y a quelque chose qui remet tout en place, quelque chose qui traverse le corps et qui murmure : tu es là, tu es vivante. Il est mon autre.
C’est vers lui vers qui je me tourne, aussi ,quand ça ne va pas, et quand tout va bien, quand la vie est belle, quand le cœur déborde, c’est encore vers lui que je vais.
Il est ce point de retour, ce lieu où je reviens sans réfléchir. Il est ce regard sans jugement, cette écoute sans pression, ce besoin sans obligation.
Il y a entre nous ce quelque chose de silencieux, qui échappe aux mots, aux définitions, aux cases. Ce n’est pas seulement une relation, ni même un attachement. C’est un lien qui est là, une évidence.
Parfois, il suffit que je pose ma main sur lui. Sa chaleur, son souffle, la douceur de sa peau… et tout s’apaise, se calme. Je suis et il est.
Il ne me demande rien d’autre que d’être là. Entière. Vraie. Présente. Vibrante. VIVANTE.
Et dans ce silence partagé, dans cette présence brute, il me rappelle qui je suis, sans détour, sans masque.
Il est ce lien invisible… celui qui m'ancre à la Terre, et qui, sans même que je m’en rende compte, m’ouvre le ciel.
Texte pris à Cindy Pinchart pour Shaman et adapté par moi
📷 LOVE VICTORY, juillet 2026