06/06/2026
On imagine le Pu’er sombre et terreux. Le cru sauvage dit le contraire.
Cette liqueur d’or clair, dans la tasse, c’est un Pu’er sheng. Un cru. Rien à voir avec le Pu’er cuit, le shu, ce thé fermenté à la robe sombre que beaucoup croient être le seul visage du Pu’er. Le sheng, lui, n’est pas fermenté. Il est pressé jeune, et il garde toute sa lumière.
Nos feuilles viennent d’arbres anciens du Yunnan, des théiers qui ont parfois plusieurs siècles. Leurs racines profondes donnent une liqueur vive et nette, où l’on retrouve le miel, la fleur fraîche, une pointe végétale qui réveille.
Le sombre n’est qu’une des routes du Pu’er. Le cru sauvage en est une autre, plus haute et plus lumineuse.
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