14/02/2025
Merci à France 3 Nouvelle-Aquitaine pour ce long article détaillé sur notre parcours et démarche à Combrillac!
"On ne fait pas de la politique institutionnelle, on développe un modèle alternatif, différent, hors des sentiers battus, c'est aussi une forme de militantisme politique".
"On s'est rendu compte, en tant que vignerons-vigneronne, que pour être vinificateurs, on avait besoin des micro-organismes. Dans un chai, on a besoin de la levure pour faire partir la fermentation, détaille l'agricultrice. En tant que paysans, un sol riche, c'est un sol rempli de bactéries, de levures, c'est ça qui donne la vitalité d'un sol. Sans les micro-organismes, il n'y aurait pas de vie, il n'y aurait rien du tout."
"Aujourd'hui, le monde est dans une économie de marché, alors qu'avant, on était dans une économie de la subsistance."
"Avant, il y avait une meilleure organisation autour des aléas climatiques. Au moment où il y avait des fortes récoltes, on préservait, on faisait de la fermentation pour garder ces denrées, on capitalisait pour pouvoir tenir plusieurs mois, plusieurs années. C'était une forme d'épargne, une assurance qui est aujourd'hui inaccessible auprès des assureurs."
"La fermentation souffre du capitalisme. À partir du moment où on entre dans un mode de production qui veut des aliments standardisés, normés, sécuritaires et partout identiques dans le monde, ça nuit à la fermentation qui est par définition aléatoire, avec des goûts différents, qui évoluent à chaque fermentation, parce que ça reste vivant."
A lire en entier sur le site de France Info/France 3 Régions:
Ancienne conseillère juridique et surtout défenseuse écologiste de la biodiversité, Thien Uyen Do, vietnamienne d'origine, est aujourd'hui paysanne vigneronne en Dordogne. Dans son ouvrage Fermentation Rébellion, elle prône...