La petite Française

La petite Française Pâtissière, œnophile , 🥂
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Rabastens (81800)
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Chez La Petite Française, nous célébrons l'authenticité et la tradition de la pâtisserie française. Horaires d'ouverture :
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Venez découvrir nos pâtisseries et autres gourmandises.

🤍 Message de clôture et de gratitudeIl est temps pour moi de refermer un chapitre.Ces dernières semaines, j’ai partagé a...
28/07/2026

🤍 Message de clôture et de gratitude

Il est temps pour moi de refermer un chapitre.

Ces dernières semaines, j’ai partagé avec vous les Chroniques de l’Après.

J’y ai raconté l’effondrement, l’injustice, le silence, la solitude, la dépression, mais aussi la résilience et cette incroyable capacité que nous avons à nous relever, même lorsque tout semble perdu.

Aujourd’hui, je veux simplement vous dire merci.

Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de lire.

Merci à celles et ceux qui m’ont écrit.

Merci pour vos témoignages, vos encouragements et votre bienveillance.

Vos mots m’ont accompagnée bien plus que vous ne l’imaginez.

Aujourd’hui, je fais le choix de mettre mes comptes professionnels en pause. Non pas parce que je renonce.

Mais parce que j’ai besoin de me consacrer pleinement à ma reconstruction et à ma reconversion.

Ces deux dernières années m’ont profondément transformée.

Elles m’ont appris que certaines épreuves nous brisent… mais qu’elles peuvent aussi nous révéler.

J’ai longtemps cru que tout s’était arrêté le 30 juin 2024.

Avec le temps, j’ai compris que la vie, elle, ne s’était jamais arrêtée.

Elle attendait simplement que je sois prête à la rejoindre.

La vie reprend toujours ses droits. Aujourd’hui, je choisis de la suivre.

Je referme ce chapitre avec gratitude pour tout ce qu’il m’a apporté, malgré la douleur.

Je pars avec des cicatrices, mais aussi avec une force que je ne soupçonnais pas.

Je ne vous dis pas adieu.

Je vous dis simplement :

À bientôt.

Merci d’avoir fait un bout de chemin à mes côtés.

Prenez soin de vous.

🤍

La porte se ferme.

L’histoire continue.

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈSÉpisode 8 | La porte se fermeIl y a des portes que l’on franchit avec enthousiasme.D’autres q...
24/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

Épisode 8 | La porte se ferme

Il y a des portes que l’on franchit avec enthousiasme.

D’autres que l’on franchit avec des rêves plein la tête.

Et puis il y a celles que l’on doit un jour accepter de fermer.

Cette porte, je l’ai franchie des milliers de fois.

J’y suis entrée avec des projets.

Avec du travail.

Avec des doutes aussi.

Mais surtout avec cette envie immense de faire vivre un lieu.

Le 30 juin 2024, quelque chose s’est effondré.

Puis il y a eu les mois d’attente.

Les procédures.

Les silences.

La solitude.

La maladie.

Les pertes.

Et cette longue période pendant laquelle j’ai essayé de comprendre comment continuer à avancer lorsque tout ce que l’on avait construit semble avoir disparu.Aujourd’hui, cette porte appartient au passé.

Et je crois qu’il est temps que je l’accepte.

Pas parce que ce qui s’est passé ne compte plus.

Mais parce que je ne veux plus que cette porte soit la dernière image de mon histoire.

Alors aujourd’hui, je la regarde une dernière fois.

Avec de la tristesse, peut-être.

Avec de la gratitude aussi.

Parce que derrière cette porte, j’ai appris.

J’ai travaillé.

J’ai créé.

J’ai rencontré.

J’ai aimé mon métier.

J’ai connu des joies immenses.

Et j’ai aussi découvert ce que signifie tomber.

Mais surtout…

J’ai découvert que l’on peut se relever.

Alors je ferme cette porte.

Pas dans la colère.

Pas dans l’oubli.

Mais avec la conscience que certaines histoires doivent prendre fin pour laisser de la place à celles qui restent encore à écrire.

Je ne sais pas encore quelle sera la prochaine porte.

Je ne sais pas encore où elle me mènera.

Mais pour la première fois depuis longtemps…

Je n’ai plus besoin de tout savoir.

Je peux simplement avancer.

Pas à pas.

Vers la suite.

🤍

Merci à toutes celles et ceux qui ont lu ces chroniques.

Merci à celles et ceux qui ont partagé mes mots.

Merci à celles et ceux qui m’ont écrit.

Merci à celles et ceux qui se sont reconnus dans cette histoire.

Ces chroniques s’achèvent ici.

Mais mon histoire, elle, continue.

La porte se ferme.

Et quelque part, une autre s’ouvrira.

Chapitre après chapitre…Aujourd’hui, j’apprends par une annonce publique que la boutique qui a accueilli mon rêve d’entr...
21/07/2026

Chapitre après chapitre…

Aujourd’hui, j’apprends par une annonce publique que la boutique qui a accueilli mon rêve d’entrepreneure est remise en location.

Pas de courrier.
Pas d’information.
Pas d’échange.

La liquidation judiciaire n’est pourtant pas clôturée.

Encore une fois, je découvre les événements après qu’ils aient eu lieu.

Mon combat n’est pas seulement celui d’une boutique.
C’est celui d’une entrepreneure qui demande simplement que son histoire et ses droits soient considérés. Je ne demande pas de privilège.
Je demande simplement de la transparence, du respect et de la considération pour le parcours d’une entrepreneure qui a tout donné. “Ce qui reste aujourd’hui est un profond sentiment d’injustice”

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🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈSÉpisode 7 | Choisir l’avenirPendant longtemps, je croyais que reconstruire signifiait retrouv...
21/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

Épisode 7 | Choisir l’avenir

Pendant longtemps, je croyais que reconstruire signifiait retrouver exactement la vie que j’avais avant.

Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas cela.

Reconstruire, ce n’est pas revenir en arrière.

C’est accepter que certaines épreuves nous transforment.

Le 30 juin 2024, une partie de ma vie s’est arrêtée.

Pendant deux ans, j’ai cherché à comprendre.

Pourquoi.

Comment.

Quand cela finirait.

Puis un jour, j’ai compris que je ne pouvais pas changer ce qui était arrivé.

En revanche, je pouvais choisir ce que j’allais en faire. Je pourrais rester tournée vers ce que j’ai perdu.

Ou regarder vers ce qu’il me reste à construire.

J’ai choisi la seconde voie.

Non pas parce qu’elle est plus facile.

Mais parce qu’elle est la seule qui permette d’avancer.

Aujourd’hui, je ne suis plus exactement la femme que j’étais.

Je suis plus prudente.

Plus lucide.

Plus sensible aussi.

Mais je suis également plus libre.

Cette épreuve m’a appris que notre identité ne se résume jamais à un commerce, un titre ou une réussite. Elle réside dans notre capacité à rester debout lorsque tout vacille.

Je n’oublierai jamais ce qui s’est passé.

Je n’oublierai jamais celles et ceux qui ont été présents.

Je n’oublierai pas non plus les absences.

Mais je refuse de vivre uniquement dans le souvenir de ce qui a été détruit.

Je veux désormais consacrer mon énergie à ce qui peut encore naître.

Parce que l’avenir ne se construit pas en regardant sans cesse les ruines.

Il se construit en osant ouvrir une nouvelle porte.

🤍 Priscilla Michea

Fondatrice de La Petite Française
Entrepreneure en reconstruction.

Le passé m’a construite.

L’avenir m’appelle.

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈSÉpisode 6 | La maladie que l’on ne choisit jamaisPendant longtemps, j’ai entendu des phrases ...
17/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

Épisode 6 | La maladie que l’on ne choisit jamais

Pendant longtemps, j’ai entendu des phrases comme :

« Il faut être forte. »

« Il faut avancer. »

« Le temps finira par arranger les choses. »

Comme si la volonté suffisait.

Comme si l’on pouvait décider d’aller bien.

Après l’effondrement du 30 juin 2024, je n’ai pas seulement perdu mon entreprise.

J’ai perdu mes repères.

Mon équilibre.

Une partie de la femme que j’étais.

Puis, un jour, la dépression s’est invitée dans ma vie. Je n’ai jamais eu honte de le dire.

Parce qu’une dépression n’est pas une faiblesse.

Ce n’est pas un manque de courage.

Ce n’est pas une question de volonté.

C’est une maladie.

Et une maladie ne se choisit pas.

Elle se subit.

Je crois qu’il est temps de changer notre regard.

On félicite facilement celui qui continue à avancer malgré tout.

On comprend moins bien celui qui n’a plus la force de sortir de son lit.

Pourtant, les deux livrent un combat.

Simplement, il est invisible.

La dépression ne se voit pas.

Elle ne laisse pas de cicatrice.

Elle ne se lit sur aucun visage.

Mais elle bouleverse profondément une vie.

Aujourd’hui, si j’en parle publiquement, ce n’est pas pour raconter ma souffrance. C’est parce que je refuse que cette maladie reste entourée de silence ou de culpabilité.

Je veux dire à toutes celles et tous ceux qui la traversent :

Vous n’êtes pas faibles.

Vous êtes malades.

Et comme toute maladie, vous méritez d’être écoutés, accompagnés et soignés.

La santé mentale n’est pas un sujet secondaire.

Elle est au cœur de nos vies.

On peut reconstruire un commerce.

On peut reconstruire une carrière.

Mais avant tout, il faut parfois reconstruire la personne.

Aujourd’hui, je continue ce chemin.

Pas à pas.

Avec mes fragilités.

Avec mes forces.

Et avec la conviction qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide lorsqu’on en a besoin.

🤍 Priscilla Michea
Fondatrice de La Petite Française
Entrepreneure en reconstruction.

La dépression n’est pas un manque de volonté.

C’est une maladie. Et une maladie mérite d’être soignée, jamais jugée.

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS Épisode 5 | Les murs ont retrouvé une vie. La mienne est encore à reconstruire.Il y a des im...
14/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS Épisode 5 | Les murs ont retrouvé une vie. La mienne est encore à reconstruire.

Il y a des images qui restent gravées.

Et il y a des réalités que l’on ne voit pas.

Deux ans après l’effondrement du 30 juin 2024, les barrières disparaissent.

La mise en péril est levée.

Le fonds de commerce est vidé.

Le local est remis en location.

La vie reprend.

Et c’est une bonne chose.

Mais pendant que les murs retrouvaient une nouvelle histoire…Moi, j’essayais encore de reconstruire la mienne.

Le 30 juin 2024, je n’ai pas seulement perdu un commerce.

J’ai perdu des années de travail.

Des projets.

Une stabilité.

Une partie de la vie que j’avais bâtie avec passion.

Je n’ai reçu aucune indemnisation qui me permette de reconstruire ce qui a été perdu.

Alors je me pose une question.

Pourquoi savons-nous reconstruire des bâtiments… mais si difficilement accompagner les personnes qui les faisaient vivre ?Un chantier a une date de fin.

La reconstruction d’une vie, elle, n’en a pas.

Elle demande du temps.

Du courage.

Et une force que l’on découvre parfois seulement lorsque tout s’effondre.

En regardant cette photo, je vois la cheffe d’entreprise que j’étais avant le 30 juin 2024.

Je la regarde avec beaucoup de tendresse.

Elle ne savait pas ce qui l’attendait.

Elle ne savait pas non plus qu’elle trouverait, au plus profond d’elle-même, la force de continuer.

Je ne suis plus la même femme.

Mais je suis toujours debout. Et je continuerai à avancer.

Parce qu’une reconstruction ne se mesure pas seulement à la réouverture d’un commerce.

Elle se mesure aussi à la capacité d’un être humain à croire de nouveau en l’avenir.

🤍 À toutes celles et ceux qui reconstruisent leur vie en silence : je vous vois.

📖 Rendez-vous vendredi prochain pour l’épisode 6 : “La maladie dont on parle trop peu chez les entrepreneurs”.



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🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈSÉpisode 4 | Quand on cesse d’appartenir à sa propre communautéIl existe des exclusions qui ne...
10/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

Épisode 4 | Quand on cesse d’appartenir à sa propre communauté

Il existe des exclusions qui ne font aucun bruit.

Le 30 juin 2024, je n’ai pas choisi de fermer mon commerce.

Un immeuble s’est effondré.

En quelques secondes, mon activité s’est arrêtée.

Mais je restais commerçante.

Du moins, c’est ce que je croyais.

Au fil des mois, j’ai découvert une autre réalité.

Lorsque votre commerce devient « inactif », certains regards changent.

Puis un jour, je n’ai plus fait partie de l’association des commerçants. Administrativement, cette décision pouvait sans doute répondre à une logique.

Humainement, je l’ai vécue comme une rupture.

Parce que je n’avais pas cessé d’être entrepreneure.

J’avais simplement perdu, malgré moi, la possibilité d’exercer.

Cette expérience m’a amenée à une question qui dépasse largement mon histoire.

Une communauté est-elle seulement faite pour ceux qui réussissent à ouvrir leur porte chaque matin ?

Ou existe-t-elle aussi pour ceux qui traversent une épreuve qu’ils n’ont pas choisie ?

Je continue de croire profondément au commerce de proximité.

Je continue de croire à la force des réseaux locaux.Mais je crois aussi qu’une communauté révèle sa véritable valeur lorsqu’elle reste présente auprès de ceux qui ne peuvent plus avancer seuls.

On peut perdre un commerce.

On ne devrait jamais avoir le sentiment de perdre sa place.

Parce qu’au fond, une communauté ne se mesure pas au nombre de ses adhérents.

Elle se mesure à sa capacité de ne laisser personne derrière.

🤍 Priscilla Michea
Fondatrice de La Petite Française
Entrepreneure en reconstruction.

L’effondrement a duré quelques secondes. L’après dure encore. Si cette histoire vous touche, partagez-la. Non pour moi. Mais pour que l’on parle davantage de celles et ceux qui reconstruisent leur vie longtemps après que les caméras se sont éteintes.

FemmesEntrepreneures Résilience

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS730 jours pour reconstruire une vieChronique n°3 – Devenir invisibleOn ne devient pas invisib...
07/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

730 jours pour reconstruire une vie

Chronique n°3 – Devenir invisible

On ne devient pas invisible du jour au lendemain.

On le devient progressivement.

Au début, les messages sont nombreux.

Les appels aussi.

Puis le temps passe.

Les procédures s’éternisent.

La vie des autres reprend son cours.

Et, sans que personne ne s’en aperçoive, votre téléphone sonne de moins en moins.

Lorsque l’on est entrepreneure, notre métier fait partie de notre identité.

On ne se contente pas d’ouvrir une boutique.

On crée un lieu de vie.

On construit une relation.

On appartient à un territoire.

Puis un jour, cette porte ne s’ouvre plus.

Et une question apparaît. Qui suis-je lorsque je ne peux plus exercer le métier qui me définit depuis tant d’années ?

Je ne parle pas uniquement de mon histoire.

Je pense à tous ces commerçants, artisans et indépendants qui disparaissent des vitrines… et parfois des radars.

Pendant ces deux années, j’ai compris que perdre son activité, ce n’est pas seulement perdre un revenu.

C’est parfois perdre sa place.

Son rythme.

Ses repères.

Parfois même le regard des autres.

Être invisible ne signifie pas que les gens sont malveillants.

Cela signifie simplement que, lorsque l’on ne fait plus partie du paysage quotidien, on finit par être oublié.

Et c’est peut-être cela, la blessure la plus silencieuse.

J’ai longtemps cru que je devais retrouver mon commerce pour retrouver mon identité.

Aujourd’hui, je sais que c’est l’inverse.

C’est en retrouvant ma voix que je reconstruirai la suite.

Parce qu’un entrepreneur ne disparaît pas lorsque son commerce ferme. Il continue d’exister.

Il attend simplement qu’on regarde à nouveau la personne… avant le dossier.

📖 À vendredi.

Chronique n°4 – La solidarité a-t-elle une date d’expiration ?

🤍 Priscilla Michea
Fondatrice de La Petite Française – Entrepreneure en reconstruction.

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🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS730 jours pour reconstruire une vieChronique n°2 – Derrière les façades.Sur cette photo, beau...
03/07/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

730 jours pour reconstruire une vie

Chronique n°2 – Derrière les façades.

Sur cette photo, beaucoup verront un bâtiment.

Moi, j’y vois deux années de combat.

Quand un immeuble s’effondre, tout le monde regarde les murs.

On compte les fissures.

On sécurise le périmètre.

On organise les expertises.

Puis vient un autre chantier.

Celui que personne ne voit.

Pendant près de deux ans, mon quotidien s’est transformé en un labyrinthe. Des démarches.

Des procédures.

Des délais.

Des erreurs administratives.

Des réponses qui tardaient.

Des questions qui restaient sans réponse.

Je pensais que ceux dont la mission était d’accompagner cette reconstruction seraient présents.

J’ai souvent eu le sentiment de devoir avancer seule.

À force de remplir des dossiers, on oublie parfois qu’il y a une personne derrière le dossier.

Une entrepreneure.

Une femme.

Une vie qui, elle aussi, attend d’être reconstruite.

Cette chronique n’est pas une accusation.

C’est une question.

Comment un entrepreneur peut-il reconstruire son activité lorsque, en même temps, il doit se battre contre un parcours administratif devenu une épreuve supplémentaire ? Nous savons réparer des façades.

Nous savons rouvrir des locaux.

Mais savons-nous accompagner les personnes qui les faisaient vivre ?

Parce qu’au fond…

Le plus lourd n’était pas les gravats.

Le plus lourd était de continuer à avancer avec le sentiment d’être devenue invisible.

📖 À mardi.

Chronique n°3 – Quand un entrepreneur cesse d’exister aux yeux des autres.

🤍 Priscilla Michea
Entrepreneure en reconstruction.

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🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈSÉpisode 1 | 730 joursIl y a des dates qui changent une vie.30 juin 2024.En quelques secondes,...
30/06/2026

🎭 LES CHRONIQUES DE L’APRÈS

Épisode 1 | 730 jours

Il y a des dates qui changent une vie.

30 juin 2024.

En quelques secondes, un immeuble s’effondre.

Avec lui, mon fonds de commerce.

Ce jour-là, tout le monde a vu les gravats.

Moi, j’ai découvert ce que personne ne montre.

L’après.

730 jours.

730 jours d’attente.

730 jours de procédures.

730 jours d’incertitudes.

J’ai vu les murs être sécurisés.

La mise en péril être levée.

Mon fonds de commerce être vidé.

Le local retrouver une nouvelle vie.

Et je me suis posé une question.

Pourquoi savons-nous reconstruire des murs… mais si difficilement accompagner les femmes et les hommes qui les faisaient vivre ?

Cette série ne cherche ni à accuser, ni à opposer.

Elle cherche à raconter.

À mettre des mots sur une réalité dont on parle peu : le coût humain d’une catastrophe pour un entrepreneur.

Pendant les prochaines semaines, je partagerai ce que les images du 30 juin 2024 n’ont jamais montré.

Le silence.

La solitude.

L’attente.

Les doutes.

Mais aussi la reconstruction.

Si cette histoire vous touche, partagez-la.

Non pas pour moi.

Mais pour que l’on parle enfin de celles et ceux qui continuent de se battre longtemps après que les caméras se sont éteintes.

L’effondrement a duré quelques secondes.

L’après dure encore.

🤍 Priscilla Michea

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