02/06/2026
Nous passons beaucoup de temps à cultiver ce que nous considérons comme nôtre : nos projets, nos ambitions. Nous taillons avec soin. Nous espérons la récolte.
Mais la parabole des vignerons nous bouscule.
Ces hommes avaient reçu une vigne en intendance. Ils en ont fait une propriété. Et c’est là que tout a basculé.
Nos talents, nos responsabilités, notre famille, nos engagements, nos biens jusqu’à notre propre vie : rien de tout cela ne nous appartient en propre. Tout est grâce. Tout est confié.
Lorsque nous l’oublions, nous ressemblons à ces vignerons convaincus que le domaine est à eux et qu’ils peuvent en disposer librement. Lorsque nous nous en souvenons, le travail demeure parfois rude mais toujours exigeant. Il devient service.
La question n’est plus « Que vais-je tirer de cette vigne ? »
Elle devient : « Quels fruits le Seigneur attend-il de moi ? »
Le seigneur attend de nous des fruits de charité, de fidélité, de gratitude.
Lorsque le Maître reviendra dans sa vigne, il ne nous demandera pas ce que nous avons accumulé, mais ce que nous avons fait fructifier de ce qu’il nous avait confié.
Vignerons d’un seul jour, nous sommes héritiers d’une éternité.