16/10/2026
Sur les terrasses du Ventoux, la terre est claire et caillouteuse.
Dans le parler de Provence, on les appelle bancaous. Certaines datent du Moyen Âge. Elles portaient autrefois le blé, le seigle, le fourrage des bêtes ; la vigne n’en occupait que les bordures, pour le vin de tous les jours. L’exode rural, la saignée de la Grande Guerre, puis l’arrivée des tracteurs les ont peu à peu laissées à l’abandon.
Depuis 2003, les moines du Barroux et les vignerons Caritatis les rendent à la vigne. Le sol y est profond mais peu fertile, fait d’éboulis argilo-calcaires ou de roches du Trias. Remise à plat, la terrasse se travaille plus aisément, garde sa terre quand passe l’orage et retient l’eau des faibles pluies d’été.
Ici, le cheval tire la charrue entre les rangs. Puis viennent les mains, qui plantent serré : jusqu’à 8 000 pieds à l’hectare, quand l’appellation Ventoux en compte d’ordinaire autour de 4 500.
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