Bergerie du Môle

Bergerie du Môle Jean-Marie Delavigne est agriculteur éleveur. Vente d'agneau d'alpage et de saucissons brebis-porc. Sur réservation uniquement par message au 06 83 87 59 86.

Il élève en agriculture biologique des brebis de race locale Thônes et Marthod ainsi que quelques vaches et quelques cochons. Jean-Marie Delavigne agriculteur-fromager élève des brebis de race locale Thônes et Marthod en agriculture biologique et biodynamique. Alpage DU LAC DE GERS 74340 SAMOËNS de juin à septembre
Colis de viande d'agneaux d'alpage disponibles de septembre à décembre et au printemps. Ne peut pas répondre au téléphone la plupart du temps (peu de réseau, au volant, etc )

Par l’intermédiaire de mon avocate, un nouveau courrier a été adressé à Madame la Préfète.Nous y expliquons pourquoi je ...
28/04/2026

Par l’intermédiaire de mon avocate, un nouveau courrier a été adressé à Madame la Préfète.
Nous y expliquons pourquoi je ne peux plus me résoudre à faire disparaître le reste de mon troupeau pour échapper à la vaccination forcée.
Neuf vaches ont déjà été conduites à l’abattoir depuis le début de cette affaire. Ce sacrifice, je l’ai déjà consenti. Le troupeau qu’il me reste est un troupeau de Galloway : des bêtes jeunes, rustiques, élevées dehors, en pleine santé, dont plusieurs n’ont même pas encore vêlé.
La décision d’abattage que j’avais prise n’était pas un choix libre. C’était une décision de contrainte, prise dans l’épuisement pour tenter d’échapper à une impasse. Une décision de détresse, pas une décision d’éleveur.
Je demande qu’un peu de temps, de mesure et de bon sens soient accordés à cette situation. Que l’on respecte le droit au recours et que l’on accepte enfin d’envisager une autre voie.
Merci pour vos nombreux messages de soutien, vos mots, votre présence et votre fidélité.
Je vous partage ici ce courrier.
Jean-Marie Delavigne

Je suis paysan, je suis éleveur, je suis jardinier.Certains d’entre vous ont été choqués par ma décision d’emmener tout ...
21/04/2026

Je suis paysan, je suis éleveur, je suis jardinier.

Certains d’entre vous ont été choqués par ma décision d’emmener tout mon troupeau à l’abattoir plutôt que de le laisser vacciner de force. Je peux le comprendre. Mais je veux vous expliquer.

Mon métier, c’est d’élever des animaux pour nourrir. Ce sont des vaches à viande. Depuis toujours, c’est moi qui les amène à l’abattoir. En général, je me lève tôt, vers 2h du matin. Je bois le café, tout est calme. À cette heure-là, on a l’impression que le monde est simple, qu’il nous comprend.

Dans la bétaillère, les animaux sont calmes. Je leur parle. Une belle couche de paille les garde propres jusqu’au bout. Je prends la route, doucement. À l’arrivée, je les décharge avec l’équipe de l’abattoir, comme si je les amenais dans un nouveau parc. Je les remercie, une à une. Je repense à tous les moments passés ensemble.

Je pense aussi à la suite. À mes amis, à mes clients, à ma famille. À ceux qui vont cuisiner cette viande, la partager, en prendre soin. C’est mon métier. C’est une finalité. La viande, c’est de l’herbe et du foin métamorphosés. Juste ça, avec de l’eau de source.

Quand mes animaux sont vivants, je fais tout pour qu’ils aient la plus belle vie possible. Les veaux restent avec leurs mères. Les animaux sont dehors, sur des pâturages, avec des arbres, des haies. Les vaches gardent leurs cornes. Les brebis gardent leurs queues. J’ai toujours travaillé dans le respect de ce qu’ils sont.

Amener mes animaux à l’abattoir, ce n’est pas les trahir. C’est aller au bout de mon métier, avec respect. L’élevage continue jusque dans l’assiette. Savoir d’où vient la viande, qui a élevé les animaux, comment ils ont vécu.

Ce que je refuse aujourd’hui, ce n’est pas la mort de mes animaux. C’est qu’on leur impose une intervention que je juge injuste. Je préfère les accompagner dignement jusqu’au bout plutôt que de les voir subir cela.

Je suis fier de pouvoir vous proposer une dernière fois cette viande de montagne, issue d’animaux élevés simplement, sans produits de synthèse. Je suis en agriculture biologique depuis toujours, non pas pour le business, mais parce que cela me semble être la norme du vivant.

Pendant un temps, il n’y aura plus de vaches à la ferme. Mais je reste paysan. Mes 250 brebis et leurs agneaux sont là. Mes ânes veillent. Mes cochons fouillent leur parc.

C’est mon métier, et tant que je serai vivant, je l’exercerai avec respect pour les animaux, la nature et les êtres humains.

Merci de votre confiance.

Jean-Marie Delavigne
20 avril 2026

19/04/2026

Une semaine s’est écoulée sans nouvelles de la DDPP qui devait revenir avec l’ordonnance du juge des libertés. La situation reste très tendue avec la poursuite des vaccinations forcées en Ariège.
De notre côté, le référé suspension a été rejeté le 16 avril, sans audience. Mes avocates avaient pourtant développé une argumentation différente, mais l’ordonnance de rejet apparaît comme un copier-coller du référé liberté. Maître Florence Bessy, m’écrit : « Je redoute très fortement qu’ils viennent vacciner avant les départs à l’abattoir, on voit qu’ils ne reculent devant rien et qu’ils sont prêts à tout pour vacciner coûte que coûte. »
Dans ce contexte, il est important de maintenir une présence à la ferme dans les jours qui viennent. Votre soutien, calme et déterminé, reste essentiel.
Merci à toutes et tous pour votre présence, votre engagement et votre solidarité.
Jean-Marie Delavigne

Bonjour à toutes et tous,Certains d’entre vous le savent déjà, j’ai pris la décision de conduire l’ensemble du reste de ...
15/04/2026

Bonjour à toutes et tous,
Certains d’entre vous le savent déjà, j’ai pris la décision de conduire l’ensemble du reste de mon troupeau à l’abattoir.
En l’absence de recours possible, c’est le seul moyen qu’il me reste pour empêcher la vaccination forcée de mes vaches. Cette décision met fin à mon activité d’élevage bovin à la Bergerie du Môle.
C’est un choix douloureux et un véritable sacrifice : celui d’animaux avec lesquels j’ai travaillé et vécu et que je préfère accompagner dignement jusqu’au bout plutôt que de les voir subir une contrainte que je refuse.
Avec mes avocates, un courrier (ci-joint) a été adressé en urgence à la Préfète de Haute-Savoie afin de lui demander de confirmer qu’aucune vaccination ne sera réalisée d’ici les départs à l’abattoir. Ils sont déjà programmés dans les semaines à venir.
Je fais ce choix pour rester cohérent jusqu’au bout avec mes convictions, en respectant mon travail, la qualité de mes animaux et les liens construits avec vous au fil des années.
Dans les jours qui viennent, la ferme restera ouverte aux échanges et à la mobilisation. Votre présence et votre soutien comptent toujours autant.
Merci à toutes et tous pour votre engagement et votre soutien.
Jean-Marie Delavigne

Bonjour à toutes et tous,Je vous invite à me rejoindre dès demain matin à partir de 6h à la ferme, pour affirmer aux age...
12/04/2026

Bonjour à toutes et tous,

Je vous invite à me rejoindre dès demain matin à partir de 6h à la ferme, pour affirmer aux agents de l’État que ma position reste inchangée : je refuse que mes vaches soient vaccinées de force.

Votre présence est précieuse. Elle crée un cadre de confiance et permet, en cas d’intervention surprise, de montrer que la cause est partagée et que je ne suis pas un « antivax isolé ».

Ces derniers jours, une première tentative d’intervention a eu lieu, mais les agents de la DDPP et de la gendarmerie ont dû repartir faute d’ordonnance du juge des libertés et de la détention.

Ce refus n’est pas un refus de la santé animale. Il repose sur des éléments concrets : la DNC n’est pas transmissible à l’homme et reste, dans la majorité des cas, peu grave pour les animaux et avec une guérison rapide. Dans mon cas, aucune situation sanitaire particulière ne justifie une telle contrainte. Par ailleurs les services de l’État n’apportent pas de réponses sur les risques, les effets secondaires ou les conséquences concrètes de cette vaccination.

Au-delà de mon cas de nombreux paysans dénoncent des décisions prises sans réelle concertation, imposées de manière uniforme, et qui fragilisent les petites fermes en remettant en cause leur autonomie. Beaucoup refusent des décisions imposées sans tenir compte du terrain et de l’expérience des éleveurs.

Plus que le nombre, c’est la qualité de votre présence qui compte. Cette mobilisation est un dispositif de résistance pacifique et digne. Elle doit rester portée par le calme, le respect, l’écoute et la bienveillance. Toute forme de violence, qu’elle soit verbale ou physique, irait à l’encontre de ce que nous cherchons à défendre et affaiblirait notre démarche. Je vous demande donc de venir dans cet esprit et de le transmettre autour de vous. Il ne s’agit pas d’un mouvement de confrontation désordonnée, mais d’une présence consciente, engagée et juste, au service du vivant et de nos valeurs paysannes.

Je poursuis cette lutte avec détermination, aussi pour tous les paysans touchés par ces mesures, ceux qui ont vu leurs troupeaux abattus, ceux qui ont subi des vaccinations forcées, et ceux qui peinent aujourd’hui à tenir.

Pensez à vous équiper en fonction de la météo incertaine.

Merci à toutes et tous pour votre présence et votre soutien.

N’hésitez pas à rejoindre le collectif PAYSANS LIBReS en envoyant simplement un mail à : [email protected] ou sur https://collectiflibre.eu

Jean-Marie Delavigne
Bergerie du Môle
1754 Route du Môle
Vers Château
74250 Saint Jean de Tholome
0683875986
[email protected]

07/04/2026

Le référé liberté a été rejeté ce soir. Les services vétérinaires et la DDPP peuvent intervenir entre 6h et 21h demain 8 avril.

Chers amis, chers clients, chers collègues paysans,Le collectif LIBRe et moi-même, accompagnés de notre avocate, vous ap...
07/04/2026

Chers amis, chers clients, chers collègues paysans,
Le collectif LIBRe et moi-même, accompagnés de notre avocate, vous appelons à venir me soutenir cette semaine dans le calme, la sérénité et le respect.
Par arrêté préfectoral du 3 avril 2026, une vaccination de mon petit troupeau de vaches contre la dermatose nodulaire est prévue le 8 avril. Je conteste cette décision, qui m’est imposée sans démonstration d’un risque sanitaire concret et individualisé sur ma ferme.
La maladie n’est pas transmissible à l’homme et reste généralement peu grave pour les animaux, avec une évolution le plus souvent favorable. Dans ce contexte, je souhaite défendre la liberté vaccinale, la prise en compte de l’immunité naturelle du troupeau, ainsi que le refus de toute mesure disproportionnée comme l’abattage totale en cas de maladie.
Mon avocate et moi avons saisi en urgence le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble afin d’obtenir la suspension de cette décision. L’audience est prévue le 7 avril à 14h30.
J’appelle celles et ceux qui le peuvent à être présents sur la ferme le 8 avril. L’horaire d’intervention n’étant pas connu à ce stade, il est préférable de venir dès le matin, sauf information plus précise communiquée d’ici là.
Merci à toutes et tous pour votre mobilisation et votre soutien.
ATTENTION : je ne pourrai pas forcément répondre à toutes vos questions, comme beaucoup de paysans, j’ai bien à faire sur la ferme.
Merci de votre compréhension.

Jean-Marie Delavigne
Bergerie du Môle
1754 route du Môle
Vers Château
74250 Saint Jean de Tholome
[email protected]

Adresse

Vers Château
Saint-Jean-de-Tholome
74250

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