La ferme des folies

La ferme des folies Verger-maraîcher à Gouvernes, en Seine-et-Marne 🌱 Légumes de saison, biologiques, fraîchement récoltés et cultivés sur sol vivant.

Production lancée en 2025, commercialisation en amap à Gouvernes, Thorigny, Paris 18ème 🍅🥕

07/09/2026

On profite encore un peu des légumes d’été : les concombres ont beaucoup donné, les tomates ont eu 4 bouquets avortés (sur 8) mais sont délicieuses, les courgettes sont déjà pleines d’oïdium, poivrons et aubergine continuent à bien donner…

Quelle saison… les mots manquent, mais pour le moment on arrive à remplir les paniers.
Un immense merci à nos amapiens qui ont été d’un soutien incroyable !

15/08/2026
L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduc...
12/07/2026

L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.

L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :

> Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau.

> Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés.

> Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.

Etc
(Lire l’ensemble du post pour aller plus loin)

Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.

C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.

Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.

Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.

L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :

1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.

2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.

3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.

4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.

5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.

En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.

Vendredi 5 juin Vivre à Thorigny propose une soirée au Moustier pour la journée mondiale de l’environnement. On y sera, ...
02/06/2026

Vendredi 5 juin Vivre à Thorigny propose une soirée au Moustier pour la journée mondiale de l’environnement. On y sera, pour parler production biologique, légumes de saison, et sol vivant !

La ferme est ouverte ce matin de 10h à 12h !Repartez avec votre plante aromatique. On vous attend !
30/05/2026

La ferme est ouverte ce matin de 10h à 12h !
Repartez avec votre plante aromatique. On vous attend !

🌱 [JOURNÉE FOU D'LOCAL] 🌱

Samedi 30 mai, venez prendre un bol d’air pur en visitant les fermes du territoire 😃👍

Baladez-vous à travers les champs en compagnie des producteurs qui vous feront découvrir leurs passions et leurs productions.

Au programme :
⏰ De 10h à 12h
📍 Découverte du nouveau moulin de la ferme de Courberonne à Jossigny et stand de crêpes à base de farine de la ferme

⏰ De 10h à 12h
📍 Rencontre avec la ferme des folies à Gouvernes, ferme maraîchère biologique qui proposera un atelier de rempotage de plants aromatiques

⏰ De 14h à 17h
📍 Journées portes ouvertes à l’Autruche des Pointes, visite de l’enclos des autruches à 14h30 et présence du rucher de Francesco sur la ferme

⏰ À 14h30
📍 Rendez-vous à la ferme de Saint Thibault-des-Vignes pour se plonger dans le rythme d’une ferme d’élevage

⏰ À 15h
📍 C’est la saison des fraises à la Cueillette de Chanteloup, venez visiter cette ferme incontournable, ses animations et son potager

ℹ️ Plus d'infos par téléphone au 01 60 35 43 55 ou par mail à [email protected]

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME ➡️ https://urls.fr/bnY5wM

Ce samedi 30 mai, de 10h a 12h, La ferme des folies sera ouverte au public. Visite et reportage de plantes aromatiques 🌱...
26/05/2026

Ce samedi 30 mai, de 10h a 12h, La ferme des folies sera ouverte au public. Visite et reportage de plantes aromatiques 🌱🤗, dans le cadre de la journée « fou d’local » organisée par Marne et Gondoire Agglo

Adresse

Saint-Thibault-Des-Vignes

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