Institut Français de Permaculture Equine

Institut Français de Permaculture Equine L'IFPE est né pour promouvoir une approche résolument éthique et respectueuse du cheval et des paysages équins.

L'Institut Français de Permaculture Équine aide les propriétaires de 1 à 6 chevaux à concevoir un lieu de vie qui favorise la santé et le bien-être de leurs chevaux, tout en simplifiant leur quotidien et en réduisant leur dépendance aux intrants. C'est une approche globale, basée sur la construction d’écosystèmes équin-humains harmonieux dans le respect :
- des besoins des chevaux
- des besoins de

l'environnement
- des besoins des humains autour d'eux


Il s’agit de rendre possible l'accès aux connaissances nécessaires et d'accompagner chacun dans la mise en œuvre de son projet pour lui et ses chevaux, chez lui.

vers une approche intégrative de l'hébergement des chevaux °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°...
14/06/2026

vers une approche intégrative de l'hébergement des chevaux
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la permaculture équine
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Depuis plusieurs décennies on a commencé à chercher à mieux comprendre les besoins des chevaux et à mieux les respecter 😃
=> ça a permis le développement de nouveaux modes d'hébergement : écurie active, paddock paradise, système de pâturage tournant, pensions au pré, habitat mixte, etc.
MAIS à chaque innovation il y a une déferlante de critiques...
* les défenseurs de l'hébergement traditionnel soulignent souvent les contraintes économiques, foncières ou techniques : manque de surface disponible, investissements importants, difficultés d'organisation ou de gestion quotidienne
* et même les différents modèles innovants s'opposent parfois entre eux : les écuries actives sont jugées trop mécanisées ou trop artificielles... le paddock paradise est critiqué pour le "zéro herbe", les pistes perçues comme contraignantes ou réservées aux petites surfaces... les systèmes de pâturage 24/365 sont accusés de favoriser le surpoids, les troubles métaboliques ou la dégradation des sols et de l'eau...
=> la permaculture équine adopte une position différente : son objectif n'est pas de défendre un modèle unique, mais d'observer les besoins réels des chevaux, des humains et du lieu avant de proposer des solutions adaptées ... du "sur mesure évolutif"
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Aucun système n'est parfait
=> dans la réalité, peu de propriétaires ou de gérant de structure équine disposent d'une page blanche : la plupart du temps, il faut "faire avec" :
- des bâtiments déjà existants, des clôtures en place...
- une topographie particulière, des sols, une flore en plus ou moins bonne santé...
- des contraintes réglementaires, un voisinage particulier...
- un budget limité et des compétences initiales variables...
- un effectif de chevaux parfois très faible et parfois très élevé...
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Comment va t on s'y prendre pour améliorer progressivement les conditions de vie des chevaux avec les ressources disponibles ? et bien il s'agit de faire le tour de Ce que chaque modèle peut apporter
=> car oui oui : chaque mode d'hébergement contient des éléments intéressants 🙂
* l'écurie active permet l'automatisation intelligente de certaines tâches
* le paddock paradise permet d'organiser une vie en groupe, où les chevaux vont marcher, explorer, de diversifier les sols et de multiplier les ressources dans l'espace disponible
* le pâturage tournant dynamique a fait ses preuves pour l'intérêt de préserver les prairies tout en offrant un accès raisonné à l'herbe
* et même l'hébergement traditionnel apporte parfois des infrastructures utiles, des zones de soins sécurisées ou une gestion facilitée dans certaines situations...
=> la permaculture équine va retenir le meilleur de chacun de ces systèmes : tout simplement... en les intégrants
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Des principes éthiques et des stratégies comme repères
=> ça repose sur quelques lignes directrices simples :
* le box n'est pas un lieu de vie mais il peut être utile pour des soins, pour une surveillance temporaire, lors de situations exceptionnelles.... SI on se souvient que l'enfermement ne permet pas de répondre aux besoins fondamentaux du cheval : mouvement, interactions sociales, exploration et alimentation continue...
* l'herbe est une ressource précieuse MAIS un accès illimité toute l'année n'est pas forcément compatible avec la physiologie de nombreux chevaux (particulièrement les races rustiques ou les individus sensibles aux troubles métaboliques....)
* la technologie est un outil fabuleux... les portails motorisés par exemple, les accès bien pensés pour les machines... peuvent vraiment répondre à certains besoins MAIS tout automatiser sans une réelle réflexion globale risque de créer une dépendance technique et d'éloigner l'humain de l'observation du vivant.... et des chevaux en particulier...
* faire marcher un cheval est essentiel ... mais toutes les pistes ne se valent pas il faut regarder ce constat bien en face : une simple clôture placée sur le pourtour d'un champ oblige certes le cheval à se déplacer, mais ne lui offre pas nécessairement de choix ni de stimulation.... créer un labyrinthe et compliquer la vie des chevaux n'est pas plus sensé... par contre des pistes aux tracés diversifiés peuvent encourager des comportements beaucoup plus riches : différents types de sols, variations de relief, zones ombragées, ressources réparties, points d'observation, itinéraires alternatifs, espaces sociaux et espaces de retrait... l'objectif n'est pas de contraindre le mouvement mais de rendre le mouvement naturel, intéressant et "choisi" en quelque sorte
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Observer avant de reproduire
=> une difficulté fréquente apparaît lorsque des concepts sont copiés sans être adaptés au contexte local...
* un paddock paradise conçu pour une région sèche dans le Var ne fonctionnera pas forcément dans une zone humide de Picardie
* une écurie active performante avec 10 chevaux ne sera pas nécessairement adaptée à un groupe de 30 chevaux
* ce que vivent les Mustangs du Great Basin ne pourra pas être reproduit en France... même pas dans les Causses...(et surtout on ne copie pas tout... ça va de soi 😉 )
=> la permaculture équine vous invite à observer, pour comprendre et analyser avant de reproduire : "votre" design doit émerger de votre terrain, de votre climat, de vos chevaux, de vos objectifs, des limites qui s'imposent et des ressources disponibles.
un compromis intelligent
=> la permaculture équine ne cherche pas à opposer les systèmes : elle va construire des compromis cohérents et ainsi elle va associer sur un site :
des pistes
des enclos de pâturage tournant dynamique avec des accès régulés
des espaces de repos
des haies fourragères
un box de soins, un espace de quarantaine et d'intégration
quelques équipements automatisés
des zones naturelles préservées
=> et tout ça pour créer un environnement capable de répondre simultanément aux besoins fondamentaux du cheval, aux capacités humaines de gestion et à la résilience écologique du lieu : au final ce qui compte c'est la capacité de l'écosystème équin-humain à fonctionner durablement 🙂
(Cheyenne - Val de Vie... ah oui... on peut aussi planter juste "pour faire joli")

DIS GWENN TU EN PENSES QUOI...... de la "maltraitance que subissent les chevaux"----------------------------------------...
07/06/2026

DIS GWENN TU EN PENSES QUOI...... de la "maltraitance que subissent les chevaux"
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* il y a la maltraitance ordinaire ou ahurissante, celle qui s'affiche sans complexe
* il y a aussi une maltraitance ordinaire invisible celle là
=> les 2 bien souvent liées à l’habitude, au conditionnement (“on a toujours fait comme ça”)
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LA maltraitance pour moi c'est :
* ce qui se passe entre le cavalier et la qualité de sa relation au cheval... ET le constat qu'on peut très bien s’occuper “techniquement” d’un cheval tout en restant dans des schémas relationnels dysfonctionnels
* ET ce qui se passe dans le quotidien du cheval (et pas que monté/utilisé...) dans sa "vie de cheval"
=> il est plus que nécessaire (et temps) de lancer une mise à jour des pratiques à la lumière des connaissances actuelles (éthologie, biomécanique... physiologie, psychologie du cheval... agronomie, nutrition, soins... aussi)
=> je constate au quotidien que la maltraitance est l'affaire de tous, particuliers et pros, jeunes et vieux :
* oui je suis de celles à qui on a juste pas du tout enseigné à tenir compte du cheval : on m'a appris à monter et à faire en sorte que le cheval soit apte à tel ou tel usage ou performance... j'ai monté des chevaux vivant au box h24 et sorti des 4 ans en complet jeunes chevaux...
* oui j'ai enseigné pendant 15 ans un programme juste "loin du compte" même si clairement le cheval y a désormais plus de place : toute une génération qui "part de moins loin" ... mais on voit trop de violence ordinaire dans les école d'équitation pour croire au père Noël... j'ai du prendre mes distances tout en imposant tout de même des trucs "pas que cool" à mes chevaux et poneys
* oui je déplore l'approche "consommation" et ce fichu "lowcost" qui commandent bien trop le rapport au cheval : mais on trouve bcp bcp de ressources aujourd'hui pour "faire autrement" 🙂
Et donc ?
=> je trouve qu'on "fait encore avec" une culture équestre de tradition militaire et utilitaire... c'est encore bien trop basé sur une logique de contrôle et un rapport au corps souvent dur... très "mascu" (faut appeler un chat un chat... sans oublier pour autant que les femmes savent très bien faire aussi ça "être dans le contrôle")
on est face à un "effet d’époque" avec un "avant" (où peu de connaissances scientifiques étaient accessibles... et pour ça il faut remonter à plus de 25 ans en arrière quand même hein) et un "aujourd’hui" (là on a vraiment une explosion des savoirs… mais aussi des injonctions contradictoires et pas mal de grand n'importe quoi diffusé en vrac sur les réseaux... et ça a été parfois très néfaste d'ailleurs comme pour les débuts de l'équitation dites "éthologique")... même si "avant" le niveau de connaissances techniques à assimiler était tout de même plus approfondi à bien des égards... il y avait trop de lacunes quand même... ET va falloir rester vigilants avec l'IA en attendant que ça se régule mieux (là on a plein de "pseudo sachants" fleurissent et en racontent de "bien bonnes" (hélas)
par dessus tout ça il y a aussi des facteurs humains et ça c'est universel : des histoire d'égo, de peur, de fatigue, un besoin de reconnaissance, une sacré difficulté à se remettre en question... une tendance à la facilité aussi parfois
=> toussa toussa concerne toutes les générations, femmes (majorité des pratiquantes) et hommes (qui pèsent lourd côté racines militaires)
BREF :
je crois qu'on a tous hérité de pratiques pouvant être très violentes (parfois sans qu’on s’en rende compte "consciemment") et que nos modes de vie n'aident pas
mais qu'aujourd’hui, on a la responsabilité de les faire évoluer : tous... en gardant le meilleurs de ce que chacun peut apporter 🙂
=> dans ma pratique de la permaculture équine je suis dans une logique d’observation... de ce qui est (tel quel avec honnêteté et sans chichi, bien en face, dans toute sa complexité) afin de procéder à des transformations progressives
* de notre connaissance des besoins naturels des chevaux pour enfin les respecter
* de leur lieu de vie aussi : trop souvent le grand oublié et qui pourtant est déterminant
POURQUOI "PROGRESSIF" ?.. et bien je remarque un truc qui "cloche"... une sorte de déplacement qui s'opère parfois....
aujourd'hui on a des chevaux mieux nourris, mieux logés, mieux suivis
ET des humains qui s'épuisent, culpabilisent, en surcharge mentale et en quête de perfection.. sauf que voilà : ce qu’on s’inflige… finit toujours par toucher le cheval et ce qui me pose un vrai problème c'est que là c’est une maltraitance "propre" et socialement valorisée vraiment difficile à remettre en question...
=> la permaculture équine en se reposant sur l'observation du cheval tel qu’il est (et pas tel qu’on voudrait qu’il soit) est au fondement d'une sorte d'écologie de la relation au cheval... qui va construire un véritable écosystème équin-humain où on va prendre soin du cheval et de l’humain et du lieu ❤
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(Altair Valdevie - premier montoir)

"plus t**d je serai..."°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Quand on me demanda...
05/06/2026

"plus t**d je serai..."
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Quand on me demandait jamais je n'ai dit institutrice "comme ça arrivait souvent de mon temps" 🙂
Moi je rêvais de devenir ... archéologue en Egypte, designer, biologiste marin, chercheuse en génie génétique... je rêvais de savoir tout de l'encyclopédie Universalis... et je rêvais de vivre avec des chevaux, dans une vallée...
Et puis j'ai fait de la biologie, de l'électronique, de la domotique, j'ai bossé sur des automates de biologie pour les réparer et apprendre aux biologistes à s'en servir, j'ai fait du droit constitutionnel et bossé à l'assemblée nationale, et j'ai aussi accompagné des cavaliers en randonnée, enseigné l'équitation, géré un établissement équestre faisant pension de chevaux et poney-club, j'ai appris l'éthologie du cheval et puis l'agronomie, l'agroécologie, la permaculture, l'hydrologie régénérative, la microbiologie des sols... je ne cesse d'apprendre passionnément avec une envie ancrée de transmettre et c'est ce que je fais ici et avec les formations en ligne, les livres, le Val de Vie 🙂
Et vous quand vous étiez enfant, ado, adulte, et aujourd'hui ?... c'était quoi vos rêves, c'est quoi vos rêves ?
Car on n'a plusieurs vies parfois qui mènent à celle qui nous correspond le mieux 🙂
(ortie et rose en fleur, qui poussent ensemble ici 🙂 )

Effet “ouh là là… tout ça !”--------------------------------------------------------------------------=> c’est quelque c...
03/06/2026

Effet “ouh là là… tout ça !”
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=> c’est quelque chose que l’on observe souvent chez les personnes qui découvrent la permaculture équine… et en particulier le groupe "permaculture équine et agroécologie équine en paddock paradise" 🙂
il est riche, très riche....
peut-être même un peu trop au début 😊... du coup certains se sentent submergés... d’autres veulent tout comprendre avant de commencer… et n’osent plus passer à l’action ! pourtant, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’avancer.
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Le temps que ça prend... ?
ça dépend de plein de choses : il n’existe pas de règle universelle mais autant de cas que...
de chevaux (leur histoire, leur état, leur sensibilité…)
de lieu (sol, climat, infrastructures…)
d'humains (disponibilité, énergie, objectifs…)
ça prend le temps que ça doit
quelques repères pour avancer
le groupe est une mine d’informations : mais il n’est pas nécessaire de tout lire ni de tout comprendre pour commencer.
les formations en ligne : elles permettent d’avoir une vision structurée, étape par étape, sans se perdre dans les contenus
le livre 1 Lecture du cheval en permaculture équine : il pose les bases essentielles pour les observer et les comprendre....
le Guide de lecture de l'eau dans les paysages équins est en cours de rédaction...
et surtout… vous pouvez poser vos questions : même si elles vous semblent simples ou déjà vues (pensez à fouiller avec la loupe pour commencer à trouver vos réponses)
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BREF : l’essentiel n’est pas de tout savoir....
c’est de commencer, d’observer, d'ajuster
chaque petit pas compte 🙂
=> la permaculture équine n’est pas une course : c’est un chemin... et chacun avance à son rythme 🙂

les carnets du Val de vie - JUINchroniques de gardienne de chevaux et d'intendante=> juin, c’est le mois où on passe sou...
01/06/2026

les carnets du Val de vie - JUIN
chroniques de gardienne de chevaux et d'intendante
=> juin, c’est le mois où on passe souvent sans s’en rendre compte de l’abondance printanière aux premières tensions estivales : tout a l’air encore beau… mais les équilibres peuvent déjà basculer... l'herbe change de stade de pousse, les sols qui sèchent, la présence des insectes qui explosent, les chevaux qui accusent le coup...
DONC après mai, je vous propose la check list de juin 🙂
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chevaux
peau et insectes : la pression monte franchement. DER, démangeaisons, plaques, agitation au pansage, haut de la queue et crinière ébouriffés… soyez vigilantes et régulières : on protège activement et on soigne le moindre bobo
chaleur : surveillez les chevaux qui la supportent mal ... respiration plus forte, plus rapide (connaissez vous le nombre de mouvements respiratoires "normaux"... et le rythme de vos chevaux ?) , cheval “mou”, moins d’entrain, transpiration anormale ou au contraire absence de sueur
vérifiez les pieds : des sols plus durs ça veut dire une usure différente, des seimes parfois, une sensibilité... des fourmilières qui peuvent apparaitre avec alternance humide/sec
yeux : attention à la poussière, aux UV, aux mouches… surveillez les traces d'écoulements, les clignements, les muqueuses
respiration : avec la poussière, les incendies, la pollution on peut atteindre des niveaux élevés d'aérosols... les chevaux fragiles sont à surveiller de près
hydratation : regardez si tout le monde boit bien... on n'utilise pas l'eau pour contraindre les chevaux à bouger... jamais, au contraire
attention aux chevaux qui prennent facilement de l'état : juin peut encore être riche alors on surveille la NEC (et le pouls digité)
gestion de l’herbe
le pic de pousse commence à ralentir : c'est une phase de suivi intense
réévaluez votre rotation dynamique au jour le jour : certains enclos repartent bien, d’autres non
attention à ne pas laisser surpâturer : si ça arrive prévoyez un réel temps de repos (en gros : ne rouvrez pas l'enclos tant que ces zones ne sont pas reparties... ou isolez les)
les refus changent d'aspect et de motifs : parfois moins nombreux, parfois ligneux ou en train de monter en graines... il y a toute une mosaïque : attention à ne pas laisser ressemer
inspectez les zones à de stock sur pied
si vous faites du foin : observez les stades des graminées et la météo avec sérieux... le "bon foin" on a vu ce que c'est dans toute une série d'épisodes (c'est le moment de réviser)
continuez la surveillance des toxiques
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Sols vivants et fertilité
observez : est ce que vous voyez une croûte en surface ? des fissures ? fouillez sous les paillages : il y a de la vie, de l'humidité ?
les crottins dans les enclos ça se passe comment ? ils se dégradent encore vite ou le système ralentit ?
surveillez le compost : mesurez l'humidité et la température, couvrez d'un épais paillage
fabriquez des extraits fermentés pour maintenir le compostage actif
paillez (repaillez) : surtout les jeunes arbres, et tout ce qui est très exposés (soleil et vents chauds)
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L’Eau
=> faites le point chaque semaine
inspectez le niveau des cuves, récupération de pluie, réserves annexes... pensez à placer des moustiquaires au dessus des réservoirs !
surveillez le débit des sources, mares, ruisseau...
abreuvoirs : inspectez la présence d'algues ou de biofilm... vérifiez s'il y a des larves de moustiques
température de l’eau : mesurez là et observez le comportement des chevaux... certains boivent moins si eau chaude ou sale
en cas de canicule c'est le moment de prévoir un brumisateur...
avez vous un plan B en cas de coupure d'eau / restriction ?
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Arbres et haies
les jeunes arbres sont prioritaires : la stratégie c'est des arrosages profonds espacés avec un gros paillage
regardez les feuilles pour vérifier les attaques d'insectes et les signes de stress hydrique
on ne taille que si c'est nécessaire pour pas causer de gros stress en plus
=> les haies sont précieuses : ombre, coupe-vent (oui en été aussi pour les vents chauds), biodiversité (les oiseaux insectivores...), fourrage futur : on peut placer des voiles d'ombrage, des haies sèches. "en attendant que ça pousse"
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Potager
penser au petit désherbage des jeunes pousse
c'est le moment de penser au tuteurage et au palissage... il faut aussi s'occuper du paillage et de l'irrigation "raisonnée" (goutte à goutte par exemple)
les récoltes démarrent : salades, pois, aromatiques, courgettes (ça dépend des régions forcément) donc on commence aussi les conservations (séchages, lactofermentations, bocaux...)
on fait aussi les semis pour l'été selon son climat local
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Observation globale du système
lecture des parcelles
où est ce que ça reste vert et où ça grille déjà ?
comportement des chevaux
cherchent-ils l’ombre en continu ? restent-ils près de l’eau ?
bougent-ils moins ? se grattent-ils davantage ?
ajustements
ce qui souffre doit être protégé
ce qui fonctionne doit être noté et amplifié
ce qui consomme trop faudra le réduire, le simplifier
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Le mois de juin
conditionne la résilience à la chaleur de tout ce qui pousse (donc c'est important pour le porte monnaie)
influence la repousse d’automne : attention !
impacte le confort des chevaux et leur santé
=> c’est un mois moins spectaculaire que mai : mais il est décisif... c'est la dernière ligne droite pour anticiper les fortes contraintes de l'été

au secours Pompon n'en peut plus des insectes !=> en plus du passage brutal de novembre à août en 2 jours qui demande un...
27/05/2026

au secours Pompon n'en peut plus des insectes !
=> en plus du passage brutal de novembre à août en 2 jours qui demande un gros effort d'adaptation à nos chevaux (et à nous...)...
il y a un gros risque de prolifération des insectes
petit protocole de gestion holistique
=> c'est cadeau 🙂
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préalable : comprendre les insectes pour mieux agir
Les principaux enquiquineurs sont ceux là (liste non exhaustive : vous pouvez compléter en comm 🙂 ) :
diverses mouches (irritation, stress, perte d’état)
taons (douleurs, réactions violentes)
moustiques (vecteurs de maladies)
culicoïdes (Dermite Estivale Récidivante
=> ce qu’ils recherchent le plus c'est ça :
l'humidité
la chaleur
les odeurs (crottins, urine, transpiration)
les zones sans vent
premier indice : on va rechercher tout ce qui réduit tout ça
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vent et courant d'air
Les insectes volent mal dès qu’il y a du vent.... ils aiment les coins "tranquilles"... donc on va proposer "pour l'été" :
un abri très ouvert
on place l'abri face aux vents dominants d’été
on éviter les zones enclavées (haies fermées, murs)
on va aussi créer des couloirs de circulation d’air sur les pistes
=> un simple flux d’air peut diviser par 2 la présence de mouches :
* si on ne peut pas construire plusieurs abris on peut poser un voile d'ombrage aux endroits stratégiques
* et on peut placer un ventilateur🙂--------------------------------------------------------------------------
de l'ombre (mais pas juste de l’ombre !)
ATTENTION : une ombre mal conçue c'est une zone à insectes
des haies : oui.... avec des arbres hauts et filtrants pour bien avoir une ombre "ventilée"
et on va en planter aussi dans des zones non humides (les zones humides sont le paradis des moustiques !)
=> en attendant que ça pousse ou si on ne peut pas planter on peut monter des haies Benjes
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les coins humides
Les insectes se reproduisent dans l’eau stagnante : ça veut dire qu'on va cibler les endroits où il y en a
supprimer les flaques
nettoyer régulièrement les abreuvoirs
éviter les débordements permanents
=> une flaque c'est des centaines de moustiques en quelques jours (ça vaut pour les gouttières encombrées, les tonnes à eau pas fermées....)
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les crottins
Les mouches pondent dans les crottins... ça veut dire concrètement :
ramassage régulier (idéalement tous les jours)
mise en fumière (éloignée) et compostage
=> moins de crottins c'est moins de lieu de reproduction donc c'est direct moins de mouches
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les insectivores
On a des alliés naturels : hirondelles, chauves-souris, poules, canards...
Comment les attirer ?... avec des nichoirs, des points d’eau propres, de la diversité végétale et surtout zéro insecticide
=> c’est une régulation gratuite et autonome totalement permacole 🙂
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les insecticides : attention !!!!
Beaucoup de produits contiennent des pyréthrinoïdes, de la perméthrine etc... (même les huiles essentielles...).
=> ça pose des problèmes : toxicité cutanée (surtout en usage répété), perturbation du microbiote de la peau, résistance des insectes et impact écologique majeur (insectes utiles détruits)
DONC c'est à réserver aux cas extrêmes et à un usage ponctuel
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couverture, masque...
oui : c'est une protection "mécanique" efficace et c'est indispensable pour chevaux sensibles (DER)
mais ça a des limites : chaleur, frottements, gêne, dépendance (coût aussi à force)
DONC
on va s'en servir mais pas comme solution unique
et il faut une surveillance quotidienne
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barrières physique
rideaux à l’entrée des abris, filets anti-insectes
=> ça crée des zones refuges protégées et c'est donc très utile pour offrir aux chevaux un espace de repos sans insectes
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les chevaux aussi
C'est utile de renforcer leur immunité : le mode de vie c'est top mais pensez à l'alimentation et au microbiote (même à l'herbe, même si on lit que "ça peut suffire"...)

sous les pieds de Pompon- épisode 2petite histoire de la chimie des sols vivants équins=> oui oui : nous avons de la chi...
20/05/2026

sous les pieds de Pompon- épisode 2
petite histoire de la chimie des sols vivants équins
=> oui oui : nous avons de la chimie à dispo avec nos chevaux 😃 !!!
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le pH
=> un pH équilibré c'est autour de 6,5–7 : on vise 6.5 pour les herbages
Pourquoi c’est important ?
=> le pH c'est... le “chef d’orchestre chimique”
trop acide : certains nutriments deviennent indisponibles ET trop alcalin là c'est d’autres nutriments qui se bloquent.. mais il ne joue pas seul sa partition : les micro-organismes participent à cette régulation grâce à la décomposition organique, aux échanges ioniques, à la production d’acides organiques doux et à la formation d’humus
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En pratique ça donne quoi sur un site équin ?
un sol vivant, biologiquement actif il amortit mieux les variations chimiques, ça limite certains déséquilibres et ça favorise une flore plus stable et diversifiée
à l’inverse, un sol surpâturé, compacté, nu ou encore saturé d’intrants agressifs et bien il voit souvent sa biologie diminuer, ce qui accentue les déséquilibres....

dis Gwen... tu en penses quoidu clivage “équitation classique vs équitation éthologique vs éthologie scientifique”.........
16/05/2026

dis Gwen... tu en penses quoi
du clivage “équitation classique vs équitation éthologique vs éthologie scientifique”.....................................................................................................................................
version courte : ça me désole... ça me soule... ça me déçoit de lire encore ce genre de chose... qui de suite insinue, diffuse le doute, dénigre et jette l'opprobre sur l'une ou l'autre
version plus développée.... c’est probablement l’un des angles morts les plus persistants dans notre filière et qui ne fait pas avancer la cause des chevaux 😕
la méthode serait le facteur déterminant ?
=> bof : sur le terrain, ce qui fait la différence, c’est surtout la qualité de la présence (entendre être dans le présent aussi), les capacités d’observation et de remise en question du cavalier qui changent tout (on parle d'équitation)....
on peut être violent avec une méthode “douce”... et quand c'est mal pratiqué ça arrive vite
on peut être fin avec une équitation dite “classique”... mais on voit tellement de cavaliers parmi les "meilleurs" qui sont d'une brutalité sans limite
on peut être bardé de connaissances scientifiques… et complètement déconnecté du cheval monté, capable de leur manquer de respect même en simple balade planplan
et inversement, on trouve des gens remarquables partout et ça c'est fabuleux 🙂
Le problème je trouve avec le clivage, c’est qu’il rassure :
ça simplifie (il y aurait “nous" - les bons - et "eux” - les mauvais)
ça évite de se remettre en question (“je suis dans le bon camp” donc les autres forcément sont dans le mauvais camp)
ça permet de s'identifier sans prendre plus que ça de responsabilité : du moment qu'on valide "la bonne" méthode... pouf c'est bon : pas besoin de réfléchir, se remettre en question ou se sentir responsable de ce qu'on fait....
LE vrai clivage pour le coup moi je le mets ailleurs...:
dans la capacité, ou pas, à lire un cheval (et à accepter de se tromper)
dans la cohérence entre ce qu’on dit et ce qu’on fait
dans gestion de la contrainte et des limites (plus ou moins conscientes)
et dans l'honnêteté sur ces limites
Alors on est d'accord... on valide des connaissances/compétences avec des diplômes… mais ça c’est un outil, un repère : mais certainement pas une garantie.... on a tous eu affaire à des "sachants" qui affichaient de beaux diplômes... dignes de ceux qu'on gagne à la fête foraine : sans pratique fine, "ressentie", sans feedback du vivant, ça peut faire passer totalement à côté d'un cheval... et oui il y a des gens sans diplômes qui sont d'une réelle finesse dans leur perception du cheval...
Alors oui, j'assume prendre moi même une "posture" en disant qu'il convient de sortir du dogme pour revenir à l’individu (l'humain et le cheval dans chaque contexte), et que c'est comme ça qu'on va progresser "avec" son cheval 🙂
(photo : Diabolo Valdevie)

au secours il y a un truc irisé à la surface d'une flaque dans le pré de Pompon !=> pas de panique direct...si quand on ...
10/05/2026

au secours il y a un truc irisé à la surface d'une flaque dans le pré de Pompon !
=> pas de panique direct...
si quand on le touche le film irisé casse en petits morceaux géométriques c'est probablement du "fer bactérien"
mais si quand on le touche c'est plutôt un film huileux qui se referme immédiatement =alors oui il y a une pollution huileuse possible (reste à mener l'enquête... un engin a été utilisé, a circulé par là ?...)
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c'est quoi ?
=> certaines bactéries (comme Gallionella, Leptothrix, etc.) utilisent le fer dissous (Fe²⁺) comme source d’énergie
quand l’eau remonte d'un sol pauvre en oxygène vers la surface plus oxygénée... alors elles oxydent le fer en Fe³⁺, ce qui forme une pellicule irisée (ou brun-orangé parfois)
ça arrive quand ?
=> il faut plusieurs facteurs :
un sol humide et compacté où l’oxygène pénètre mal : ce sol devient "réducteur" en profondeur, ce qui solubilise le fer...
cette eau chargée en fer va remonter et quand elle atteint la flaque de surface d'un coup il y a de l'air : c'est impec pour les bactéries du fer...
si en plus il y a des crottins, de l'herbe décomposée : tout ça nourrit les microbes et ça accentue les conditions réductrices
ça veut dire quoi ?
=> souvent ça va avec un engorgement en eau (au moins temporaire), une compaction du sol (même localisée), un drainage lent qui fait que ça stagne, une activité biologique anaérobie en profondeur ET une eau souterraine ferrugineuse
ça craint ou pas ?
=> ça dépend 😉
c'est pas un pollution toxique en soi : surtout quand c'est un truc occasionnel observé après une pluie (on est sur une simple zone hydromorphe locale)...
si on remarque une odeur d’œuf pourri là on a une anaérobie marqué et on a un problème plus net
ET cela peut révéler une stagnation chronique, un sol asphyxié, une perte de portance dans une zone à tendance "boue",... et ça peut être favorable à certains pathogènes si c'est vraiment très sale et chargé en crottins
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=> à vous : vous avez déjà remarqué ça ?

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Sainte-Foy-de-Montgommery
14140

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