29/08/2026
Il y a des choses qu'on ne raconte jamais tout à fait bien avec des mots secs. Les vendanges de la Cave du Roi Dagobert en , c'en est une. Au fait, qui d'entre vous a fait des ? Partagez vos souvenirs !
On croit que ça se résume à des grappes qu'on coupe et qu'on porte. Erreur, mes amis, grossière erreur. C'est une pièce de théâtre qui se joue chaque année entre les rangs de vigne, avec son lever de rideau à l'aube, quand le ciel est encore gris de sommeil, et ses fins de journée qui s'éternisent bien après que le soleil, lui, a eu la sagesse de rentrer se coucher.
C'est le repas qu'on avale debout, ou assis sur un cageot retourné, entre deux rangs, parce que le corps réclame son dû et que personne n'a jamais vendangé le ventre vide.
C'est la pluie, cette invitée mal élevée qui s'annonce jamais et qui débarque quand ça l'arrange, obligeant tout le monde à courir protéger les bottiches comme on protégerait des enfants. C'est l'attente aussi, de longues minutes avant que la précieuse cargaison ne trouve enfin son chemin jusqu'au pressoir.
Et c'est là, entre deux remplissages de hottes et trois soupirs, que naît la vraie magie. On se retrouve autour de la cave, un café à la main, on parle de tout et de rien, on rit d'une bêtise. Parce que les vendanges, voyez-vous, ça n'a jamais été une affaire solitaire. C'est une aventure qu'on porte à plusieurs, comme on porte une hotte trop pleine.
Entre deux journées qui n'en finissent pas, nos viticultrices et viticulteurs trouvent encore le moyen de lever le nez vers le ciel. Ils ont bien raison. Le vignoble, quand il s'y met, sait offrir des spectacles à couper le souffle.
Alors oui, les vendanges, ce sont des raisins, des machines, des bottiches et des pressoirs. Mais avant tout, ce sont des femmes et des hommes, des journées intenses et une multitude de petits instants qui, mis bout à bout, composent la véritable chanson des vendanges.
Aujourd'hui, ce sont leurs photos qui nous ouvrent la porte de leur quotidien.