12/06/2026
Potions magiques ?
Il y a les discours qui s’échinent contre le gras : un poison pour notre sang, un affront pour notre silhouette… Les mêmes, souvent, se poudrent les tripes de « prot » (protéines) parce que, comme les grecs aux J.O. antiques, ils mangent du taureau pour vaincre aux combats ou de la gazelle pour vaincre en courses (ce qu’une certaine marque de boissons a bien compris)…
Il y a les discours qui s’égaillent en slogans : « le gras, c’est la vie » (jusqu’à la mort ? ), « in tartiflette we trust »… « Pour votre santé, limitez les aliments gras, salés, sucrés » (et pas les boissons ? ) répondait l’écho !
Il y a aussi des personnes minces et performantes, qui mangent beaucoup de gras (régime cétogène) ou qui mangent beaucoup de végétaux (régimes végétarien, végétalien) ou encore qui mangent de tout (même du pire ! ) en inondant les réseaux des bienfaits de leurs pratiques. En général, aucune d’elles parlent du morphisme génétique, donc de ce qu’au départ leur corps sait faire ou ne pas faire pour s’adapter à un régime restrictif ! C’est la base de la « com » marketing : dire ce qui sert une cause, jamais ce qui la dessert !
Alors parlons de ce qui dessert, le verbe, pas la gourmandise. Chez certains veggies, à fortiori vegans, au morphisme génétique inopportun, la prise de poids et les troubles de santé sont radicaux :
- trop peu de protéines pour la satiété, ou pour la synthèse des hormones du cerveau qui régulent nos humeurs, ou encore pour éviter la fonte musculaire accélérée par la sédentarité ou l’avancée dans l’âge ;
- trop peu de graisses pour l’assimilation de nutriments liposolubles indispensables au maintien de la santé (vitamines A D E K, antioxydants, épi-nutriments…), ou pour un bon taux de cholestérol, base de nos hormones (le cholestérol n’est pas bon ou mauvais : cela méritera une énigme !), ou encore pour enclencher des processus anti-inflammatoires qui aident à la perte de poids ;
- trop peu, enfin, de micro-nutriments (fer, vitamine B12, oméga 3… ) pour la protection du cerveau, la synthèse de dopamine et de sérotonine, le renouvellement des cellules, la fonctionnalité membranaire des cellules, la fonctionnalité thyroïdienne, la synthèse des globules rouges…
Chez d’autres, viandards ou « kéto », dont le morphisme génétique, je le rappelle, réagit mal, l’histoire n’est pas mieux :
- trop de graisses indigestes, si le pancréas et la vésicule biliaire sont en sous régime, entraînant fatigue, nausées, migraines et faibles assimilations nutritionnelles ;
- trop d’oxydation qui dégradent le cholestérol entraînant des risques accrus d’AVC, ou qui accentuent le vieillissement cellulaire ;
- trop d’acidification du corps qui conduisent à l’ostéoporose ou à une inflammation permanente ;
- trop peu de bactéries, pour avoir une flore intestinale de qualité, provoquant une cascade de troubles physiologiques car la santé démarre dans l’écosystème de nos bactéries intestinales…
Ce 3e tiers ce dose : trop ou trop peu et les dégâts sont là ! Mais la dose n’est pas écrite sur notre nez, elle fluctue selon nos gènes, nos besoins énergétiques ou l’état de forme du moment. C’est un peu comme pour Astérix et Obélix, certains sont tombés dedans petits, d’autres non, mais tous ont envie de donner des baffes aux romains ! Alors, pour la dose, ne vous tromper pas de druides !