25/06/2026
Il était vendeur de dentifrice à 40 ans. Aujourd'hui, il vend 14 milliards de canettes par an.
Voici comment un commercial épuisé a inventé Red Bull.
Pendant longtemps, rien ne laissait penser que Dietrich Mateschitz allait bâtir un empire.
Il avait mis près de 10 ans à terminer ses études de marketing.
Sa carrière était stable, mais parfaitement ordinaire :
Il gagnait relativement bien sa vie en vendant du dentifrice pour une entreprise allemande.
Puis, en 1982, un voyage d'affaires en Thaïlande fait tout basculer.
Épuisé par le décalage horaire, il goûte une boisson locale appelée Krating Daeng, très populaire auprès des chauffeurs routiers.
En quelques minutes, il retrouve son énergie.
Ce jour-là, il ne voit pas seulement une boisson.
Il voit une idée que personne n'a encore exploitée en Occident.
À son retour, il prend une décision que beaucoup jugent insensée.
Il quitte son emploi et s'associe avec le créateur thaïlandais de la boisson, Chaleo Yoovidhya.
Les deux hommes investissent chacun 500 000 dollars de leurs économies.
Mais le plus difficile ne fait que commencer.
Pendant près de trois ans, ils retravaillent la recette, redessinent la canette et affinent complètement leur projet.
Et lorsque les premiers tests consommateurs arrivent, c'est la do**he froide.
Les participants n'aiment ni le goût, ni le nom, ni même le logo.
Tous les signaux semblent dire la même chose : ce projet est condamné.
Dietrich Mateschitz, lui, refuse d'abandonner.
Il est convaincu d'une chose : le problème n'est pas le produit.
Les consommateurs n'ont simplement aucun point de comparaison.
Les boissons énergisantes n'existent quasiment pas en Occident.
Alors, au lieu d'essayer de copier les sodas traditionnels, il décide d'éduquer le marché.
Le 1er avril 1987, il lance Red Bull en Autriche, son pays natal.
Contre toute logique, la canette est vendue presque deux fois plus cher qu'un Coca-Cola.
Et plutôt que de viser les supermarchés, il commence par les stations de ski, les bars et les boîtes de nuit, là où les gens recherchent justement un regain d'énergie.
Pour accélérer le bouche-à-oreille, ses équipes vont même jusqu'à remplir les poubelles devant certaines boîtes de nuit avec des canettes de Red Bull vides.
En voyant toutes ces canettes, les passants ont l'impression que tout le monde en boit déjà.
Un simple effet psychologique... qui contribue à rendre la marque désirable.
La première année, un million de canettes trouvent preneur.
Mais au lieu de partir à la conquête du monde, il avance lentement.
Il attend plusieurs années avant de s'implanter dans de nouveaux pays, pour construire une marque forte plutôt que de grandir trop vite.
C'est justement à ce moment-là qu'il se heurte à un nouvel obstacle.
Plusieurs pays, dont l'Allemagne et la France, refusent encore la commercialisation de Red Bull.
Les autorités s'inquiètent de sa forte teneur en caféine et de certains ingrédients encore peu connus en Europe.
À mesure que le succès de Red Bull se confirme en Autriche puis dans d'autres pays, elles commencent toutefois à revoir leur position.
Après plusieurs années d'évaluations et quelques adaptations pour répondre aux réglementations locales, l'Allemagne puis la France finissent elles aussi par autoriser sa commercialisation.
C'est aussi à cette période que Dietrich comprend que Red Bull ne doit pas seulement vendre une boisson.
Elle doit vendre un univers.
La marque investit dans les sports extrêmes, rachète des équipes de Formule 1, des clubs de football et finance même le célèbre saut de Felix Baumgartner depuis la stratosphère.
Petit à petit, Red Bull devient bien plus qu'une boisson énergisante.
Elle devient une machine à raconter des histoires.
Aujourd'hui, la marque est présente dans 178 pays, vend plus de 14 milliards de canettes par an et réalise plus de 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Le plus fascinant dans cette histoire, ce n'est pas la taille de Red Bull.
C'est qu'au départ, presque tout le monde pensait que cette idée était mauvaise.
Comme quoi, les plus grandes opportunités ressemblent souvent à des erreurs... jusqu'au jour où quelqu'un décide d'aller jusqu'au bout.
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