Dr. Bonkana MAIGA

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Dr. Bonkana MAIGA J’accompagne les gouvernements et les organisations dans la conception de politiques et programmes de santé fondés sur les données probantes.

Médecin, Épidémiologiste & Chercheur | Santé Publique, Nutrition

La prochaine   d’experts   doit être   aujourd’hui.   Les défis de  , de  , de développement et de résilience auxquels l...
30/09/2026

La prochaine d’experts doit être aujourd’hui.
Les défis de , de , de développement et de résilience auxquels l’Afrique est confrontée exigent des compétences solides, adaptées aux réalités du terrain et capables d’évoluer avec les besoins.
La question n’est donc pas seulement :
« Qui répondra aux défis de demain ? »
Mais aussi :
« Que faisons-nous aujourd’hui pour préparer ceux qui devront y répondre ? »
Former, ce n’est pas seulement transmettre des connaissances.
C’est développer la capacité à analyser un problème, interpréter les données, prendre des décisions, travailler en équipe et transformer les connaissances scientifiques en actions concrètes.
Les universités ont un rôle essentiel dans la formation scientifique et la production de connaissances.
Les professionnels doivent pouvoir actualiser régulièrement leurs compétences et développer une expertise adaptée aux évolutions de leur secteur.
Les ONG et institutions peuvent contribuer à rapprocher la formation des réalités du terrain, notamment à travers les expériences pratiques, le mentorat et les projets.
Les jeunes professionnels africains doivent également être accompagnés pour devenir des acteurs de solutions, et pas seulement des exécutants de programmes conçus ailleurs.
Pour moi, investir dans les compétences africaines, c’est investir dans la capacité du continent à concevoir, piloter, évaluer et améliorer ses propres solutions.
La prochaine génération d’experts ne se prépare pas demain.
Elle se forme aujourd’hui.
Professionnels, universités, ONG : quelles compétences devons-nous renforcer en priorité pour préparer les experts africains de demain ?

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Ce que   pour moi   des       sur la  .  Pour moi, construire des solutions africaines fondées sur la science, ce n’est ...
28/09/2026

Ce que pour moi des sur la .
Pour moi, construire des solutions africaines fondées sur la science, ce n’est pas simplement produire localement ou utiliser des ressources africaines.
C’est d’abord partir des réalités du terrain, poser les bonnes questions et chercher des réponses fondées sur des données, des connaissances scientifiques et l’expérience des acteurs locaux.
La science doit nous aider à comprendre les problèmes.
Pourquoi la malnutrition persiste-t-elle dans certains contextes ? Quels sont les facteurs qui l’influencent ? Quelles interventions fonctionnent réellement ?
Le contexte africain doit guider la conception des solutions.
Une solution pertinente doit tenir compte des ressources disponibles, des habitudes, des systèmes de santé, des réalités économiques et des capacités locales.
Les acteurs africains doivent être au cœur du processus. Chercheurs, professionnels de santé, producteurs, entrepreneurs, institutions, communautés et organisations locales détiennent chacun une partie de la connaissance nécessaire.
Et surtout, il faut mesurer.
Une bonne idée doit pouvoir être testée, évaluée, améliorée et, lorsque les résultats le permettent, reproduite à plus grande échelle.
Pour moi, l’ambition n’est donc pas de choisir entre science et savoir local.
C’est de créer des passerelles entre les deux pour construire des solutions pertinentes, mesurables et durables.
L’Afrique ne doit pas seulement être un terrain où l’on applique des solutions conçues ailleurs. Elle doit aussi être un espace où l’on produit de la connaissance et où l’on construit des solutions à partir de ses propres réalités.
C’est cette vision qui guide mon engagement professionnel.

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Pourquoi les     doivent être   avec les acteurs   ?  Les défis de santé, de nutrition et de développement auxquels l’Af...
26/09/2026

Pourquoi les doivent être avec les acteurs ?

Les défis de santé, de nutrition et de développement auxquels l’Afrique est confrontée sont complexes. Mais une chose est essentielle : les solutions durables doivent être construites avec ceux qui connaissent les réalités du terrain.

Les professionnels de santé, chercheurs, entrepreneurs, communautés, institutions publiques et organisations locales disposent d’une expertise souvent directement issue de l’expérience.

Associer ces acteurs dès la conception des programmes permet de mieux comprendre :

- les réalités sociales et culturelles ;
- les contraintes des systèmes de santé ;
- les habitudes alimentaires et les dynamiques communautaires ;
- les ressources disponibles localement ;
- les conditions nécessaires pour assurer la pérennité des interventions.

Il ne s’agit pas de rejeter les expertises internationales. Il s’agit de créer une véritable complémentarité entre expertise internationale et expertise africaine.

L’Afrique ne doit pas seulement être un espace où les solutions sont déployées. Elle doit aussi être un espace où elles sont pensées, adaptées, expérimentées, évaluées et améliorées.

Pour les partenaires et institutions, investir dans cette approche, c’est renforcer l’appropriation locale, la pertinence des interventions et leur durabilité.

Construire avec l’Afrique, c’est construire des solutions qui peuvent réellement durer en Afrique.

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Un     ne se termine pas avec le  .  Dans le secteur   et du développement, un programme peut atteindre ses objectifs, p...
23/09/2026

Un ne se termine pas avec le .

Dans le secteur et du développement, un programme peut atteindre ses objectifs, produire des résultats mesurables et pourtant rester fragile si tout repose sur la durée du financement.
La vraie question devrait être :
Que restera-t-il lorsque le financement prendra fin ?
La durabilité doit être pensée dès la conception du programme, et non quelques mois avant sa clôture.
5 questions à se poser dès le départ :
1. Qui pourra poursuivre les activités ?
Les institutions nationales, les collectivités, les organisations locales et les communautés doivent progressivement pouvoir jouer un rôle durable.
2. Les compétences ont-elles été transférées ?
Former les acteurs locaux et renforcer leurs capacités permet de réduire la dépendance à l’expertise extérieure.
3. Le modèle financier est-il viable ?
Un programme doit identifier suffisamment tôt les ressources nécessaires à la continuité des activités après le financement initial.
4. Les résultats sont-ils intégrés aux systèmes existants ?
Une intervention durable ne devrait pas fonctionner indéfiniment en parallèle des systèmes nationaux. Elle doit, lorsque cela est pertinent, contribuer à leur renforcement.
5. Existe-t-il une véritable stratégie de sortie ?
Une sortie responsable doit être préparée avec les partenaires concernés, avec des responsabilités, des échéances et des ressources clairement identifiées.
L’OMS recommande notamment, dans les programmes dépendants de financements extérieurs, de planifier la transition, de renforcer l’appropriation nationale et d’établir des feuilles de route vers la durabilité.
Organisation mondiale de la santé.
Pour les ONG et les bailleurs, financer un programme, c’est financer une intervention.
Construire sa durabilité, c’est investir dans sa capacité à continuer de produire des résultats.
La question à poser dès le premier jour devrait donc être :
« Comment ce programme pourra-t-il continuer à fonctionner demain ? »

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22/09/2026
      doivent-elles   davantage les     ?  Une politique nutritionnelle efficace ne peut pas reposer uniquement sur des ...
21/09/2026

doivent-elles davantage les ?

Une politique nutritionnelle efficace ne peut pas reposer uniquement sur des perceptions, des habitudes ou des estimations générales.
Elle doit pouvoir répondre à des questions concrètes :
Qui est touché ? Où ? Par quel problème nutritionnel ? Avec quelle ampleur ? Et quelles interventions produisent réellement des résultats ?
Les données nutritionnelles peuvent apporter une partie essentielle de ces réponses.
Mais disposer de données ne suffit pas.
Pour être utiles à la décision publique, elles doivent être :
fiables et produites selon des méthodes rigoureuses ;
actualisées, afin de refléter l'évolution de la situation ;
désagrégées, lorsque cela est pertinent, pour identifier les disparités entre populations et territoires ;
interprétées dans leur contexte, car un indicateur isolé ne raconte jamais toute l'histoire ;
transformées en informations compréhensibles et utilisables par les décideurs.
L'OMS souligne que les décisions fondées sur les données nutritionnelles nécessitent notamment des informations crédibles et valides, mais aussi une communication adaptée aux utilisateurs.
Organisation mondiale de la santé.
Pour les institutions, l'enjeu n'est donc pas simplement de collecter davantage de données.
Il est de construire des systèmes capables de collecter, analyser, interpréter et transformer les données en décisions et en actions. L'UNICEF et l'OMS considèrent notamment les systèmes nationaux d'information nutritionnelle comme un outil destiné à soutenir la prise de décision.
La question essentielle n'est peut-être donc pas seulement :
« Avons-nous suffisamment de données ? »
Mais plutôt :
« Sommes-nous capables de transformer nos données nutritionnelles en décisions publiques pertinentes, ciblées et évaluables ? »
La science doit contribuer à éclairer la décision. La décision publique, elle, doit ensuite intégrer l'ensemble des éléments pertinents : données, contexte, ressources, priorités et faisabilité.
DrBM — La nutrition doit être pensée avec les données, mais surtout avec la capacité de les transformer en action.

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 ,   et   : pourquoi les politiques doivent enfin travailler ensemble ?  On ne peut pas traiter durablement les problème...
18/09/2026

, et : pourquoi les politiques doivent enfin travailler ensemble ?

On ne peut pas traiter durablement les problèmes de nutrition en regardant uniquement le secteur de la santé.
Ce que nous produisons, transformons, distribuons et rendons accessible influence directement ce que les populations peuvent consommer et, par conséquent, leur alimentation et leur santé.
La FAO et l’OMS soulignent justement l’importance d’une approche intégrée des systèmes alimentaires, associant notamment agriculture, nutrition, santé, environnement et autres secteurs concernés.
Trois secteurs, une même réalité.


Elle détermine en partie les aliments disponibles, les revenus des producteurs et les matières premières qui alimentent les chaînes alimentaires.


Elle permet de transformer la disponibilité alimentaire en réflexion sur la qualité, la diversité, l’accessibilité et les habitudes alimentaires.


Elle prend en charge les conséquences de la malnutrition, des régimes alimentaires inadéquats et des aliments dangereux, tout en jouant un rôle essentiel dans la prévention.
Mais ces secteurs ne devraient pas fonctionner en silos.
Une politique agricole peut augmenter la production sans nécessairement améliorer la diversité alimentaire. Une politique de santé peut promouvoir une alimentation saine sans agir suffisamment sur l’environnement alimentaire qui détermine son accessibilité.
C’est pourquoi les orientations internationales recommandent davantage de cohérence entre les politiques agricoles, alimentaires, nutritionnelles et sanitaires.
Pour les décideurs, l’enjeu est donc de construire des politiques et des investissements avec des objectifs communs, des données partagées et des mécanismes de coordination entre secteurs.
La nutrition ne devrait pas être uniquement une affaire du ministère de la Santé. Elle doit devenir une responsabilité partagée de l’ensemble du système alimentaire.
C’est aussi une condition pour construire des systèmes plus résilients, capables de répondre aux réalités nutritionnelles et sanitaires de nos populations.

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   ,    ,   de la    . Le     de nos systèmes alimentaires ne repose pas uniquement sur notre capacité à produire davant...
16/09/2026

, , de la .

Le de nos systèmes alimentaires ne repose pas uniquement sur notre capacité à produire davantage. Il dépend aussi de notre capacité à transformer, valoriser et structurer localement ce que nous produisons.

En Afrique, une grande partie de la valeur potentielle de nos matières premières peut encore être créée après la production : transformation agroalimentaire, conditionnement, contrôle qualité, recherche, innovation, distribution et développement de compétences.

✓ Produire localement, c’est renforcer nos capacités agricoles et soutenir les producteurs.

✓ Transformer localement, c’est faire passer une matière première à un produit à plus forte valeur ajoutée, adapté aux besoins de nos populations.

✓ Créer de la valeur localement, c’est générer des emplois, développer des compétences, renforcer les entreprises locales et construire des chaînes de valeur plus solides.

Mais cette ambition nécessite plus que des discours.

Elle demande des entreprises structurées, des professionnels compétents, de la recherche appliquée, des investissements adaptés et des partenariats durables entre producteurs, entreprises, professionnels de santé, chercheurs, institutions et acteurs du développement.

Le véritable enjeu n'est donc pas seulement de produire pour notre marché.

Il est de construire la capacité de transformer nos ressources en solutions, en emplois et en valeur au bénéfice de nos populations.

C'est aussi cela, construire des systèmes alimentaires plus résilients et une expertise africaine capable de répondre aux défis africains.

La question n'est plus seulement : « Que produisons-nous ? »
Mais aussi : « Quelle valeur sommes-nous capables de créer à partir de ce que nous produisons ? »

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  des   : pourquoi les communautés doivent devenir   des  .  Dans de nombreux     et de développement, les populations s...
14/09/2026

des : pourquoi les communautés doivent devenir des .

Dans de nombreux et de développement, les populations sont encore trop souvent considérées comme de simples « bénéficiaires ».
Pourtant, une communauté n’est pas seulement destinataire d’une intervention. Elle possède des connaissances, des expériences, des ressources et une capacité d’action qui peuvent contribuer à la réussite d’un programme.
Passer du statut de bénéficiaire à celui d’acteur implique de changer notre manière de concevoir les interventions.
1- Écouter avant de décider : comprendre les réalités, les priorités et les contraintes du terrain.
2- Associer les communautés à la conception : une solution construite avec les populations a davantage de chances de répondre à leurs besoins réels.
3- Valoriser les savoirs locaux : les communautés connaissent leur environnement et disposent souvent de solutions que les interventions extérieures peuvent renforcer.
4- Renforcer les capacités : l’objectif ne doit pas seulement être de répondre à un besoin immédiat, mais aussi de développer la capacité locale à agir.
5- Construire la redevabilité : les populations doivent pouvoir donner leur avis, participer aux décisions et contribuer à l’évaluation des programmes.

Pour les ONG et les bailleurs, cette approche représente plus qu’un changement de méthode. C’est une vision de l’efficacité et de la durabilité des interventions.
Un programme ne devrait pas seulement être fait pour une communauté. Il devrait être construit avec elle et, progressivement, porté par elle.
C’est en faisant des communautés de véritables partenaires que nous pouvons construire des interventions plus pertinentes, plus responsables et plus durables.
Le développement durable commence lorsque les populations deviennent actrices de leur propre transformation.

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    en   : passer de l’idée à la  .  L’Afrique ne manque pas d’idées pour répondre à ses défis nutritionnels.Ce qui fait...
11/09/2026

en : passer de l’idée à la .

L’Afrique ne manque pas d’idées pour répondre à ses défis nutritionnels.
Ce qui fait souvent la différence, c’est la capacité à transformer une bonne idée en solution concrète, accessible et durable.
Une innovation nutritionnelle ne se limite pas à créer un nouveau produit.
Elle consiste à partir d’un problème réel, comprendre les besoins des populations et construire une réponse adaptée au contexte local.
√° De l’idée à la solution, plusieurs étapes sont essentielles :
• Comprendre le problème : identifier précisément le besoin auquel l’innovation doit répondre.
• S’appuyer sur la science : une solution nutritionnelle doit être fondée sur des connaissances et des données fiables.
• Valoriser les ressources locales : nos matières premières, nos savoir-faire et nos compétences peuvent devenir des leviers d’innovation.
• Tester et améliorer : une idée doit être confrontée aux réalités du terrain et aux besoins des utilisateurs.
• Penser à l’échelle : une solution innovante doit pouvoir être produite, distribuée et adoptée durablement.
Pour les entrepreneurs, cela signifie créer des modèles qui répondent à un besoin tout en restant économiquement viables.
Pour les ONG, l’enjeu est de soutenir des solutions qui peuvent produire un impact durable au-delà des projets.
Pour les investisseurs, l’innovation nutritionnelle africaine représente également un potentiel à explorer : celui de financer des solutions locales capables de répondre à des besoins locaux.
L’avenir de l’innovation nutritionnelle en Afrique ne sera pas seulement dans les idées. Il sera dans notre capacité à les transformer en solutions crédibles, utiles et durables.
Une idée devient une innovation lorsqu’elle commence à résoudre concrètement un problème.

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