13/03/2026
Fidélité trahie: La vérité !
Le temps de la réserve est révolu. Face à l’histoire et au peuple sénégalais, il est impératif de déconstruire le narratif d'une prétendue trahison du Président Bassirou Diomaye Faye.
L'analyse rigoureuse des faits, étayée par une chronologie indiscutable, révèle une réalité tout autre : c’est le Président qui, malgré une loyauté sans faille, a subi les assauts répétés de celui qu’il a pourtant hissé au sommet de l'appareil d'État.
Contrairement à la légende politique, Bassirou Diomaye Faye n'est pas une création de dernière minute.
En Juillet 2023, le parti Pastef est officiellement dissous. La structure est décapitée.
En Novembre 2023, alors que l’incertitude plane, la Coalition Diomaye Président est portée sur les fonts baptismaux.
Diomaye est déjà candidat, porté par des patriotes qui voient en lui l’alternative crédible.
C'est enJanvier 2024 que Ousmane Sonko ne lui apporte son soutien officiel qu’après trois mois de travail acharné sur le terrain par la coalition.
Pourtant, dès sa victoire, Diomaye fait preuve d’une générosité politique inédite : il nomme Ousmane Sonko Premier ministre et déclare publiquement son souhait de voir ce dernier lui succéder, allant jusqu'à théoriser un Premier ministre super fort.
Qui, dans l'histoire du Sénégal, a ainsi ouvert les portes du pouvoir à son allié ?
Les premières salves sont tirées par Ousmane Sonko lors de deux sorties (nationale et internationale) où il remet en question la hiérarchie institutionnelle, demandant explicitement qu'on le laisse gouverner.
Face à cette insolence protocolaire, le Président Diomaye a gardé un silence olympien, par respect pour leur passé commun.
Le point de non-retour est atteint lors du tera-meeting du 8 novembre 2025. Ousmane Sonko s'érige en rempart contre les décisions du Chef de l'État :
• Il conteste le remplacement d'Aïda Mbodj à la tête de la coalition.
• Il déclare solennellement que personne ne remplacera la locataire de la DER à la tête de la coalition.
Pour la première fois, le Président répond par l'acte administratif : il signe le communiqué désignant Aminata Touré à la tête de la Coalition Diomaye.
C'est un acte de souveraineté, pas de trahison.
S'en suit alors une campagne de dénigrement d'une violence rare.
Ousmane Sonko, dans ses lives, accuse le Président de dévier de la ligne Pastef.
Alors que les partisans (la "meute", Azoura et consorts) insultent, caricaturent et invectivent le Chef de l'État, Ousmane Sonko ne lève pas le petit doigt pour calmer ses troupes.
Le député Bara Ndiaye, proche parmi les proches de Sonko, multiplie les plateaux télé pour pilonner la figure présidentielle.
Récemment, lors d'une séance de questions d'actualité à l'Assemblée, le Premier ministre a critiqué ouvertement la ligne directrice du Président.
Pire encore, il a fustigé l'invitation au Ndogou lancée par le Président aux députés dans ses appartements privés (un geste d'ouverture et de fraternité).
Dans un live Facebook teinté d'ironie, Ousmane Sonko annoncé son désaccord avec cette invitation avant de déclarer être en cohabitation avec le Président (un non-sens institutionnel).
Il a même raillé les tournées économiques du Président, allant jusqu'à rire du prétendu manque de ferveur populaire lors des accueils.
Aujourd'hui, l’objectivité impose une réponse sans équivoque :
• Qui a ouvert les hostilités ? Ousmane Sonko, par ses sorties publiques contre l'autorité de son supérieur.
• Qui a fait le dos rond ? Bassirou Diomaye Faye, qui a supporté les quolibets et les provocations pendant des mois avant de réaffirmer son autorité.
• Qui a trahi ? Ce n'est pas celui qui exerce ses prérogatives constitutionnelles, mais celui qui tente de saboter le navire qu'il est censé aider à conduire.
Le Président Diomaye Faye reste, malgré tout, ancré dans ses valeurs et dans son appartenance à la famille Pastef. Mais il est le Président de tous les Sénégalais, et sa patience ne saurait être confondue avec de la faiblesse.