01/22/2025
Sea Breeze 🌊
Brise Marine
"La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les anciens jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe,
O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend,
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !"
-Stéphane Mallarmé
Translation by E.H. and A.M. Blackmore:
"The flesh is sad—and I have read all the books.
O to escape—to get away! Birds look
As though they are drunk for unknown spray and skies.
No ancient gardens mirrored in the eyes,
Nothing can hold this heart steeped in the sea —
Not my lamp’s desolate luminosity
Nor the blank paper guarded by its white
Nor the young wife feeding her child, O night!
I’m off! You steamer with your swaying helm,
Raise anchor for some more exotic realm!
Ennui, crushed down by cruel hopes still relies
On handkerchief’s definitive goodbyes!
Is this the kind of squall inviting mast
The stormwinds buckle above shipwrecks cast
Away—no mast, no islets flourishing?...
Still, O my heart, listen to the sailors’ sing!"